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Une étoile plus vieille que le Soleil abrite une planète brûlante et massive : une découverte qui remet en question l’histoire des systèmes planétaires

Et si l’histoire des systèmes planétaires n’était pas aussi linéaire qu’on le pensait ? En observant des étoiles très proches de notre Soleil, les astronomes viennent de mettre au jour des mondes brûlants, massifs et inattendus. Ainsi, cette découverte force à revoir certains réflexes bien ancrés sur la naissance des planètes.

Illustration d’une planète massive et incandescente orbitant très près d’une étoile ancienne, plus vieille que le Soleil, dans un système planétaire inattendu.
Vue artistique d’une planète géante brûlante en orbite rapprochée autour d’une étoile plus ancienne que le Soleil, une configuration qui défie les théories classiques de formation planétaire – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Une étoile plus âgée que le Soleil révèle que des planètes peuvent naître même quand les éléments lourds sont rares dans l’Univers

Quand on observe une étoile presque jumelle du Soleil, l’esprit imagine un système rassurant, presque familier. Même masse, même lumière, mêmes types de planètes. Pourtant, l’étoile TOI-2141 casse ce schéma. En effet, âgée d’environ 7,5 milliards d’années, elle est nettement plus ancienne et bien plus pauvre en éléments lourds.

Dans les modèles classiques, cette pauvreté chimique change tout. En effet, les éléments lourds servent de fondations aux noyaux planétaires. Par conséquent, moins il y en a, moins les planètes massives devraient exister. Logiquement, ces étoiles anciennes auraient donc dû produire peu de mondes complexes, encore moins des planètes volumineuses et denses proches de leur étoile.

Et pourtant, la réalité observée est tout autre. TOI-2141 héberge bel et bien une planète massive, compacte et extrêmement chaude. Ainsi, cette simple présence suffit à ébranler nos certitudes. Plus largement, elle suggère que la formation planétaire est plus robuste, plus adaptable et sans doute plus chaotique que ce que nos scénarios théoriques laissaient penser.

Une mini-Neptune brûlante, dense et massive qui brouille la frontière entre planètes rocheuses et géantes gazeuses

La planète TOI-2141 b appartient à une catégorie intrigante : les mini-Neptunes. Autrement dit, ni planète rocheuse comme la Terre, ni géante gazeuse comme Jupiter. Elle est environ trois fois plus large que la Terre, mais vingt-quatre fois plus massive. Dès lors, on comprend vite qu’il ne s’agit pas d’un simple caillou.

Son orbite est extrêmement rapprochée : à peine 19 millions de kilomètres de son étoile. Résultat ? Une température estimée à 450 °C. Dans ces conditions, son atmosphère – probablement riche en vapeur d’eau – subit un rayonnement intense. Par conséquent, ce type de planète remet en question la frontière que l’on croyait nette entre mondes rocheux et géantes gazeuses.

Un système stellaire double où cohabitent une mini-Neptune classique et un super-Jupiter aux proportions extrêmes

Changement de décor avec le système TOI-1736. Cette fois, une étoile proche du Soleil partage son environnement avec une compagne plus petite. Ainsi, ce système binaire ajoute de la complexité gravitationnelle, modifie les orbites possibles et complique fortement les modèles théoriques utilisés par les astronomes pour comprendre la formation planétaire actuelle.

Autour de l’étoile principale gravitent deux planètes. D’abord, une mini-Neptune classique. Ensuite, une planète bien plus impressionnante : un super-Jupiter. Imaginez une planète 99 fois plus large que la Terre et 2 800 fois plus massive. Dès lors, on dépasse largement Jupiter. Plus surprenant encore, elle se situe dans la zone habitable, non pas pour elle-même, mais potentiellement pour ses lunes, si elles existent.

Pourquoi ces systèmes atypiques forcent les astronomes à revoir les scénarios classiques de formation et d’évolution des planètes

Ce que ces systèmes nous disent, c’est simple. D’une part, l’Univers ne suit pas toujours les règles qu’on lui prête. D’autre part, des étoiles anciennes peuvent former des planètes massives, tandis que des mondes brûlants survivent très près de leur étoile. De plus, des géantes gazeuses peuvent apparaître dans des configurations complexes.

Pour moi, c’est précisément ce qui rend l’astronomie passionnante. En effet, chaque nouvelle observation n’est pas juste un point de plus sur une carte, mais un contre-exemple qui force à ajuster nos théories. Ainsi, avec des instruments toujours plus précis, ce genre de surprise n’est clairement pas terminé.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: Sciencepost

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