
L’examen des restes de plusieurs jeunes individus, découverts il y a des décennies dans les Andes, a notamment révélé le premier cas de momification intentionnelle d’un enfant inca sacrifié.
Des victimes du capacocha
Impliquant le sacrifice d’enfants et de très jeunes femmes, le capacocha fait partie des rituels incas les plus tristement célèbres. Bien que cette pratique ait été largement relatée par les conquistadors, ses preuves archéologiques concrètes son plutôt rares.
Parmi elles : les dépouilles momifiées de quatre enfants, trouvées au sommets des volcans péruviens Ampato et Sara Sara au début des années 1990.
Grâce à la tomodensitométrie (technique d’imagerie non invasive), Dagmara Socha, de l’université de Varsovie, et ses collègues ont récemment obtenu un aperçu sans précédent de ces témoignages macabres, dont la conservation remarquable était étroitement lié à l’environnement extrême où ces sacrifices étaient réalisés (températures basses, humidité réduite et faibles populations microbiennes).
Zespół badaczy pod kierownictwem dr Dagmary Sochy z #UW po raz pierwszy zastosował tomografię komputerową, by nieinwazyjnie zbadać ofiary inkaskiego rytuału capacocha. Wyniki badań opublikowano w „Journal of Archaeological Science: Reports”.
— Uniwersytet Warszawski (@UniWarszawski) February 2, 2026
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L’équipe a notamment découvert que plusieurs momies avaient été frappées par la foudre, phénomène assez fréquent sur les sommets andins exposés. S’il s’est avéré que toutes les victimes avaient été mortellement frappée à la tête, avec notamment un fillette de 8 ans présentant un impressionnant hématome intracérébral, des lésions au niveau de la poitrine et du bassin ont également été mises en évidence.
Momification intentionnelle et pathologies bien installées
L’une des dépouilles trouvées au sommet de l’Ampato réservait plusieurs surprises de taille. Outre des os déplacés ou manquants, les scanners ont révélé la présence de pierres et des fragments de textile à l’intérieur de sa cavité abdominale, signes clairs de manipulations post-mortem et de momification intentionnelle.
Autres découvertes inattendues : un élargissement anormal de certains organes, des calcifications à l’intérieur des voies respiratoires et les signes d’infections parasitaires (notamment la maladie de Chagas).
Selon Socha, ces preuves de pathologies bien installées remettent largement en question l’idée que les enfants destinés à être sacrifiés aux divinités incas étaient tous en excellente santé.
Il y a quelques années, des archéologues avaient découvert les témoignages du plus grand sacrifice rituel d’enfants connu, intervenu il y a plus de cinq siècles.
Par Yann Contegat, le
Source: Heritage Daily
Étiquettes: inca, momie, sacrifice
Catégories: Actualités, Histoire