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Trouble bipolaire : l’identification des gènes de la manie ouvre la voie à de nouveaux traitements

On estime qu’il touche environ 2 % de la population mondiale

bipolaire
— Photographee.eu / Shutterstock.com

Le trouble bipolaire, anciennement psychose maniaco-dépressive, se caractérise par des variations de l’humeur disproportionnées. Récemment, des chercheurs ont identifié les bases génétiques de sa composante maniaque.

18 nouvelles variantes génétiques identifiées

Maladie psychique grave, le trouble bipolaire implique une alternance d’épisodes maniaques, dépressifs et de rémission. Touchant environ 2 % de la population mondiale, il se révèle difficile à diagnostiquer et à traiter, en raison de symptômes communs à d’autres affections mentales (trouble dépressif majeur, schizophrénie…).

Afin d’identifier les gènes responsables de la manie, des chercheurs ont comparé les données génétiques de plus de 500 000 personnes souffrant de trouble dépressif majeur à celle de 27 196 patients diagnostiqués comme bipolaires.

Publiés dans la revue Biological Psychiatry, ces travaux ont permis la mise en évidence de 71 variantes génétiques étroitement liées à la manie, dont 18 n’ayant jusqu’alors jamais été associées au trouble bipolaire.

Il s’est avéré que bon nombre d’entre eux étaient également reliés à des comportements dangereux (notamment liés à la vitesse), un sommeil réduit, un chronotype vespéral (couche-tard), et une activité physique accrue contribuant à expliquer l’impulsivité observée durant les phases maniaques. De façon nettement plus inattendue, aucune corrélation significative n’a pu être établie avec des formes d’addictions répandues (alcool, cannabis, tabac, sexe).

Vers des traitements plus personnalisés

Selon Giuseppe Pierpaolo Merola, auteur principal de la nouvelle étude, ces découvertes ont d’importantes implications pour notre compréhension de la « biologie fondamentale » du trouble bipolaire. Promettant de faciliter son dépistage, elles ouvrent également à la voie à des traitements plus personnalisés.

Le fait que plusieurs des gènes identifiés affectent le fonctionnement des canaux calciques voltage-dépendants, régulant la communication neuronale, suggère que cette voie pourrait être prochainement être ciblée pour atténuer les phases maniaques.

Précédemment, des scientifiques avaient identifié un réseau cérébral commun à 6 maladies psychiatriques.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

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