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50 ans après Apollo, la NASA prête à retourner sur la Lune… mais bloquée par de l’eau polluée dans la capsule

Pour la première fois depuis la mission Apollo, la NASA se prépare à envoyer une nouvelle équipe en orbite autour de la Lune. Entre prouesses technologiques, tests complexes et imprévus de dernière minute, cette mission marque un tournant majeur pour l’exploration spatiale humaine. Rien n’est encore gagné.

Fusée SLS de la NASA sur son pas de tir au Centre spatial Kennedy avant la mission Artemis vers la Lune
La fusée SLS de la NASA, prête pour la mission Artemis, symbolise le retour des vols habités vers la Lune plus de 50 ans après Apollo – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Une fusée colossale, des tests millimétrés : comment la NASA vérifie chaque détail avant le lancement

Ce week-end, la fusée SLS, fierté de l’ingénierie aérospatiale américaine, s’apprête à vivre son moment de vérité. Haute comme un immeuble de 30 étages, elle trône déjà sur son pas de tir au Centre spatial Kennedy, prête pour une « répétition générale à l’eau ». Ce test crucial consiste à remplir ses réservoirs de carburant cryogénique et à simuler un compte à rebours complet, jusqu’à la dernière seconde avant allumage.

Ce type d’exercice s’avère vital : au moindre faux pas, l’équipe devra revoir l’ensemble de la chronologie de la mission Artemis II. Pourtant, les signaux semblent positifs. En effet, les responsables se montrent confiants : « nous sommes en avance sur le planning« , affirme l’un des chefs de mission. Néanmoins, quelques grains de sable s’infiltrent dans cette mécanique bien huilée.

Eau polluée dans la capsule Orion : un obstacle inattendu pour la survie de l’équipage

C’est l’un de ces détails techniques qu’il ne faut surtout pas négliger : l’eau embarquée à bord d’Orion contient des traces anormales de pollution. Ainsi, les tests de routine ont révélé des niveaux trop élevés de carbone organique, ce qui compromet la potabilité du système d’hydratation. Cela devient un risque pour une mission de 10 jours où chaque ressource compte.

Face à cela, l’équipe technique travaille jour et nuit pour identifier la source du problème et apporter une solution, sans retarder le planning. La capsule, véritable cocon high-tech des astronautes, doit offrir un environnement sûr et fiable, quelles que soient les conditions. En effet, l’objectif n’est pas seulement d’atteindre l’orbite lunaire, mais bien de revenir en bonne santé.

Froid polaire en Floride : une contrainte climatique imprévue qui met à l’épreuve les systèmes de bord

La Floride sous le gel ? Cela paraît surréaliste, et pourtant : une vague de froid arctique s’est abattue sur la côte est américaine. Dès lors, les ingénieurs doivent redoubler d’attention. Les systèmes de contrôle thermique de la fusée et de la capsule doivent continuer à fonctionner sans faille, même sous des températures exceptionnellement basses.

Ce genre d’imprévu climatique nous rappelle une évidence : malgré la puissance technologique, l’espace dépend encore fortement de notre planète. Ainsi, on ne lance pas une fusée comme on partirait en week-end. Chaque paramètre doit être validé avec précision, dans une chorégraphie où la moindre erreur peut coûter très cher.

Un équipage symbolique, prêt à faire de l’orbite lunaire un nouveau terrain d’expérience humaine

Pendant que les ingénieurs finalisent leurs essais à Cap Canaveral, les quatre astronautes d’Artemis II suivent une quarantaine stricte à Houston. Cette étape vise à préserver leur santé avant le grand départ. Aucun détail n’est laissé au hasard. Ainsi, leur isolement est calculé au jour près.

Ce vol annonce un tournant. Reid Wiseman, Christina Koch, Victor Glover et Jeremy Hansen forment un équipage expérimenté et symbolique. Pour la première fois, une femme et un Canadien participent à une mission lunaire. Cette configuration envoie un signal fort : celui de l’inclusion et de la coopération internationale.

Même si Artemis II ne prévoit pas d’atterrissage, cette mission ouvre la voie aux prochaines grandes étapes. En dix jours, l’équipage testera les systèmes de survie et les communications spatiales dans un contexte extrême. Par conséquent, chaque donnée récoltée permettra de sécuriser Artemis III. L’orbite lunaire devient un laboratoire grandeur nature pour les futurs voyages interplanétaires.

Une nouvelle page de l’exploration spatiale est sur le point de s’ouvrir

Si tout se déroule comme prévu, Artemis II décollera le 6 février. Ce sera l’occasion d’observer pendant dix jours comment un équipage humain évolue au-delà de la Terre. Ainsi, ce vol servira de galop d’essai avant Mars. Et moi, je ne peux pas m’empêcher d’avoir le frisson.

Car derrière les chiffres et les acronymes, les fusées gigantesques, il y a une chose qui ne change pas : ce besoin viscéral de se tourner vers le ciel. Cette impulsion, presque enfantine, nous pousse à rêver plus loin, à défier les limites de notre monde pour explorer l’inconnu.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: Sciencepost

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