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Trois jets parfaitement symétriques : ce que Hubble a observé sur la comète interstellaire 3I/Atlas intrigue les experts

Lors de son passage à l’opposition le 22 janvier 2026, l’observation change d’échelle. La comète interstellaire 3I/Atlas s’est alignée de manière quasi parfaite avec la Terre et le Soleil. Ce rendez-vous rare offre une fenêtre scientifique précieuse pour scruter sa structure. Les équipes ont cherché à capter un maximum de signaux.

Alignement de pierres néolithiques formant un rectangle sur les landes de Cornouailles, sous un ciel dramatique.
Sous la lumière dorée filtrant à travers les nuages, les pierres dressées de King Arthur’s Hall révèlent un passé oublié. Une scène à la frontière du mythe et de la science. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Janvier 2026, l’opposition de 3I/Atlas l’a placée face au Soleil depuis la Terre, améliorant nettement les observations

Les astronomes parlent d’opposition. La Terre se trouve presque sur l’axe Soleil–comète, avec un angle de phase très faible. Résultat : la comète apparaît au mieux de sa luminosité apparente depuis notre point de vue. Les mesures gagnent en précision, surtout sur la poussière et la chevelure.

La configuration est exceptionnelle pour un visiteur interstellaire. Des travaux indiquent que l’alignement a été maximal autour de la date de l’opposition et est resté favorable pendant plusieurs jours. Cette géométrie permet de collecter des données inédites sur un objet non lié au Soleil. De quoi mieux contraindre son origine et sa surface.

SPHEREx et d’autres instruments décrivent une comète qui s’active après le périhélie, avec une chimie plus riche

Le télescope SPHEREx a observé l’objet en août 2025, avant le passage au plus près du Soleil. Les premières signatures mettaient en avant une activité modeste. Une chevelure dominée par le dioxyde de carbone se détachait, avec de la glace d’eau détectée dans le noyau.

Après le périhélie fin octobre 2025, le profil évolue. L’ensoleillement réveille la matière volatile et augmente le dégazage. Les instruments relèvent de fortes émissions de composés organiques. La vapeur d’eau a, elle, été annoncée comme multipliée par vingt en quelques semaines.

Ce tableau rassure une partie des spécialistes. La sublimation des glaces suit des mécanismes bien décrits pour les comètes. Plusieurs analyses y voient la preuve que la plus grande part de la matière se comporte comme celle d’objets du Système solaire. 3I/Atlas n’échappe pas, sur ce point, aux règles connues.

Les clichés de Hubble montrent trois jets symétriques, mais la NASA maintient qu’il s’agit bien d’une comète naturelle

Le télescope Hubble ajoute pourtant une pièce au dossier. Ses images montrent trois mini-jets d’une symétrie marquée. Cette organisation met sous tension les modèles les plus simples, surtout si les jets restent stables. Pour certains chercheurs, l’anomalie demande des scénarios plus fins de rotation et d’éjection.

Cette géométrie alimente aussi des lectures plus radicales. L’astrophysicien Avi Loeb évoque une hypothèse technologique, en parlant de propulseurs artificiels en fonctionnement. À l’inverse, la NASA a présenté des données multi-missions et confirme qu’il s’agit d’une comète interstellaire. Le débat se joue donc sur l’interprétation des détails, pas sur la nature cométaire.

Une fenêtre d’observation limitée a permis de suivre l’anti-queue et l’objet avant son éloignement progressif

L’opposition observée fin janvier reste un moment clé. Le faible angle avec le Soleil rend l’anti-queue plus lisible, un effet rare. Les astronomes cherchent à préciser la nature exacte des fragments et des poussières expulsés. Cette séquence peut aider à trancher entre explications physiques concurrentes.

Pour le public, l’observation au télescope reste exigeante. Les prévisions donnent une luminosité faible, autour de magnitude +13.2 à l’opposition. Il faut un matériel conséquent pour repérer ce point lumineux dans le ciel nocturne. Les conditions locales, surtout la transparence, feront la différence.

Des alternatives existent pour suivre l’événement. Le Virtual Telescope Project a proposé une retransmission en direct lors de cette période d’observation. Il suffit de se connecter pour assister à cet événement astronomique à distance. Une dernière occasion grand public, avant que 3I/Atlas ne file vers l’espace interstellaire.

Par Eric Rafidiarimanana, le

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