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En France, des sépultures inhabituelles de « guerriers » celtiques suggèrent des morts violentes

L’inhumation assise ou accroupie était notoirement rare en Europe

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Image d’illustration — Massimo Todaro / Shutterstock.com

À Dijon, les fouilles d’un ancien cimetière celte ont révélé des sépultures inhabituelles, avec une douzaine d’hommes inhumés en position assise, et présentant dans plusieurs cas de graves lésions osseuses.

Des squelettes d’hommes celtes

La découverte est intervenue près d’une école primaire. Utilisé comme lieu d’inhumation à l’époque celte et romaine, le site a été transformé en vignoble au début du Moyen Âge, avant que le couvent des Cordeliers n’y soit fondé par des frères franciscains en 1243. Comme le précise le communiqué de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, les 18 sépultures fouillées remontent à environ 2 400 ans, correspondant à l’âge du Fer (environ 450 à 25 avant notre ère), lorsque les Gaulois occupaient la région.

Alignées et formant deux colonnes, il s’agissait de fosses circulaires d’environ un mètre de diamètre. Douze d’entre elles renfermaient des squelettes d’individus adultes, tournés vers l’ouest, inhumés assis, les bras le long du corps et les jambes écartées.

Si les analyses initiales de ces ossements ont révélé qu’il s’agissait d’hommes en bonne santé et physiquement actifs, âgés d’environ quarante à soixante ans au moment de leur mort, des lésions sévères ont également été mises en évidence.

Le crâne de l’un d’entre eux, enterré avec un brassard en pierre noire, permettant de situer son décès entre 300 et 200 avant notre ère, présentait les stigmates de coups portés par un objet tranchant, probablement une épée. La présence d’entailles profondes au niveau des bras de cinq autres squelettes suggère une mort violente, possiblement dans un contexte de conflit.

Une forme d’inhumation rare

Selon l’Inrap, l’inhumation assise ou accroupie était notoirement rare en Europe. Jusqu’à présent, une cinquantaine seulement de sépultures similaires ont été mises au jour sur une douzaine de sites archéologiques en France et en Suisse, datant tous de la fin de l’âge du Fer.

Le fait qu’il s’agisse presque systématiquement d’individus masculins suggère un possible lien avec leur statut (guerriers, membres d’une lignée importante ou élites politiques et religieuses).

À proximité du cimetière celte, les archéologues ont découvert un site funéraire datant de la période romaine. Au total, ce sont 22 sépultures d’enfants, datées du Ier siècle de notre ère, qui ont été identifiées. Couchés sur le dos ou sur le côté, les défunts avaient été placés dans des cercueils en pierre ou en bois. Les artefacts les accompagnant comprenaient des pièces de monnaie et des céramiques.

Précédemment, d’intrigantes sépultures de chevaux vieilles de 2 000 ans avaient été découvertes dans le centre de la France.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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