Quatre Français, sans laboratoire ni budget astronomique, ont découvert une nouvelle comète. Une passion dévorante, un flair hors pair et un logiciel maison leur ont permis de coiffer la NASA au poteau. Une aventure improbable, aussi modeste que brillante, qui redonne tout son lustre à la science amateur.

Comment quatre passionnés français ont repéré une comète depuis un télescope amateur au Chili
C’est une soirée banale de janvier, un de ces moments où le ciel semble muet, endormi. Pourtant, dans l’obscurité, quatre passionnés scrutent les étoiles. Le 13 janvier 2026, leur logiciel artisanal détecte un minuscule halo flou sur une image astronomique. C’est une comète. Une vraie. Inconnue. Jamais vue.
Le plus incroyable ? Cette trouvaille vient d’un quatuor d’amateurs français, loin des grands laboratoires : Alain Maury, Georges Attard, Daniel Parrott et Jean-François Signoret. Ensemble, ils forment le groupe MAPS (initiales de leurs noms). Le télescope ? Installé au Chili, chez Maury, qui réside sur place. Les outils ? Des logiciels conçus maison, dans leur coin, entre deux lignes de code. Ainsi, ils ont pu observer ce que personne d’autre n’avait vu.
Un exploit technologique sans moyens : comment ils ont devancé les agences spatiales avec un simple logiciel
Face aux monstres que sont la NASA ou l’ESA, difficile d’imaginer rivaliser. Et pourtant, c’est exactement ce qu’ils ont fait. Sans budget colossal, sans supercalculateur, sans staff de 200 personnes. Ils ont misé sur l’ingéniosité, la rigueur… et beaucoup d’heures passées à trier les pixels célestes. En somme, une victoire du bon sens artisanal.
Ils ont capté la comète à près de 300 millions de kilomètres du Soleil, un exploit en soi. En effet, jamais une comète du groupe Kreutz (des fragments d’une ancienne comète géante) n’avait été repérée aussi tôt. 82 jours avant son passage au plus près du Soleil ! De quoi faire pâlir bien des agences spatiales, même les plus expérimentées.
Algorithmes maison et validation officielle : les coulisses d’une découverte 100 % amateur
Comment ont-ils fait ? Pas de magie, mais une méthode imparable : des algorithmes conçus par les membres eux-mêmes, informaticiens pour la plupart. Grâce à ces scripts, ils analysent les images prises par le télescope et traquent les anomalies lumineuses. Ainsi, chaque pixel suspect devient une piste potentielle.
Un soir, le logiciel détecte un point suspect. Celui-ci ne figure dans aucune base de données connue. Le groupe fait alors valider l’objet par des institutions officielles, notamment le Central Bureau for Astronomical Telegrams. Verdict : comète confirmée. Elle portera leur nom : C/2026 A1 MAPS. Et ce n’est pas leur première. Depuis 2020, c’est leur huitième découverte, preuve que leur méthode fonctionne.
Sera-t-elle visible à l’œil nu ? Ce que l’on sait sur la trajectoire et la luminosité attendue
Bon, la grande question : verrait-on cette comète depuis la Terre ? Pour l’instant, rien n’est certain. En réalité, cela dépendra de son activité et de la manière dont elle interagira avec le vent solaire. En effet, les comètes sont imprévisibles, et même les meilleures simulations n’arrivent pas à les dompter totalement.
Les premières estimations indiquent qu’elle pourrait devenir visible à l’œil nu fin mars 2026. Ce serait un événement rare, et sans doute spectaculaire, si la comète survit à son passage rapproché du Soleil. C’est pourquoi les passionnés d’astronomie croisent les doigts, et les appareils photo sont déjà prêts à immortaliser le moment.
Ce que l’on sait, en revanche, c’est qu’elle appartient au groupe Kreutz, connu pour ses trajectoires vertigineuses. Certaines de ces comètes finissent désintégrées dans l’atmosphère solaire, tandis que d’autres frôlent l’étoile et poursuivent leur route en laissant une traînée éblouissante. En somme, tout est encore possible.
Par Gabrielle Andriamanjatoson, le
Source: CNEWS
Étiquettes: comète, astronomes amateurs
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