Le climat mondial s’apprête à franchir un nouveau cap dès 2026. Après une courte parenthèse plus fraîche, les signaux venus du Pacifique confirment le retour d’un phénomène réchauffant bien identifié. Voici comment ce basculement va peser sur votre météo et sur les températures mondiales dans les mois à venir.

Dans le Pacifique, la fin rapide de La Niña ouvre la voie à un changement climatique global aux effets immédiats
Le répit thermique aura été bref pour la planète. Les spécialistes constatent aujourd’hui la fin accélérée de l’épisode La Niña, amorcé fin 2025. Ce phénomène refroidissant décline déjà et devrait disparaître complètement avant le mois de mars prochain.
Cette transition ouvre la voie à une nouvelle configuration océanique. Les observations montrent une hausse progressive des températures dans le Pacifique équatorial. Ce signal marque clairement le début d’un changement de cycle aux effets planétaires rapides.
La chaleur record de 2024 éclaire ce qui attend le climat mondial dans les prochains mois
Difficile d’oublier les records de chaleur enregistrés tout au long de l’année 2024. Cet épisode hors norme résultait de la combinaison des gaz à effet de serre et d’un épisode El Niño particulièrement intense. Ensemble, ils ont fait grimper la température moyenne mondiale à des niveaux inédits.

Le scénario naturel est en passe de se reproduire à court terme. Les eaux de surface du Pacifique accumulent de nouveau une chaleur anormale et marquée. Cette énergie supplémentaire viendra renforcer le réchauffement climatique d’origine humaine déjà installé.
Les modèles de prévision situent ce basculement entre l’été et l’automne. Les vents évoluent et favorisent l’installation durable de cette anomalie chaude. L’image est claire : une immense réserve de chaleur commence à se diffuser dans l’atmosphère.
Sécheresses, pluies extrêmes, feux : les régions du monde déjà exposées aux effets climatiques les plus marqués
Les conséquences dépassent largement le bassin pacifique. L’Amazonie pourrait faire face à un assèchement sévère mettant en danger sa biodiversité. À l’inverse, l’ouest des États-Unis et l’Argentine pourraient connaître des pluies abondantes susceptibles de rompre les sécheresses.
L’Australie, de son côté, devra composer avec des conditions favorables aux méga-feux. Point plus positif, ce cycle s’accompagne généralement d’une baisse du nombre d’ouragans dans l’Atlantique Nord. Chaque région subira ces effets climatiques de façon très contrastée.
En France et en Europe, un impact plus indirect mais un risque accru de blocages météo persistants
Sur l’Europe, l’influence reste souvent indirecte mais bien tangible. Les chercheurs observent des perturbations marquées du jet stream en altitude. Ce courant atmosphérique modifié peut favoriser des situations bloquées, entre vagues de chaleur prolongées et épisodes pluvieux durables.
L’été 2026 ne devrait pas connaître de bouleversement immédiat. L’inertie du système climatique retarde généralement les effets les plus visibles de plusieurs mois. C’est donc surtout l’hiver suivant qui pourrait se révéler instable.
L’hiver 2026-2027 pourrait ainsi être plus humide et plus tempétueux. Les statistiques indiquent souvent un début de saison doux, dominé par les flux d’ouest. La fin de l’hiver pourrait ensuite évoluer vers un temps plus froid et plus sec.
Par Eric Rafidiarimanana, le
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