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Les dernières données de Juno révèlent des surprises de taille concernant la géante gazeuse Jupiter

Jupiter est légèrement plus petite et aplatie qu’on ne le pensait

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— Dotted Yeti / Shutterstock.com

Jupiter est légèrement plus petite et aplatie qu’on ne le pensait, avec des implications pour nos modèles de la géante gazeuse et la compréhension des mondes similaires au-delà de notre astre.

Des mesures plus régulières et précises

Comme l’explique Eli Galanti, de l’Institut Weizmann des sciences, nos précédentes estimations de la taille et de la forme de la plus grande planète du Système solaire reposaient sur les données collectées par les sondes Voyager et Pioneer dans les années 1970, grâce à la « radio-occultation » (RO).

Lorsque les engins, se trouvant derrière Jupiter, communiquaient avec la Terre, l’atmosphère épaisse de la première courbait sensiblement leurs signaux radio, et l’ampleur de ces variations a ensuite été utilisée pour déduire la taille de la planète.

En 2021, la NASA a placé la sonde Juno sur une nouvelle orbite qui, pour la première fois, l’a amenée dans le « dos » de la géante gazeuse (telle qu’observée depuis la Terre). Cela a permis aux scientifiques d’effectuer des mesures RO à la fois plus régulières et précises, grâce à de nouveaux algorithmes de traitement.

L’équipe a également expliqué avoir inclus les dernières données gravitationnelles et atmosphériques disponibles, qui lui ont permis de créer des cartes détaillées de la température et de la densité de Jupiter, offrant l’aperçu le plus fidèle à ce jour de la taille et de la forme de la planète géante.

Une Jupiter un peu plus petite et aplatie

Jupiter présente un rayon équatorial de 71 488 kilomètres, tandis que la distance de son centre à ses pôles s’élève à 66 842 kilomètres. Concrètement, ses flancs sont donc environ 4 kilomètres plus étroits et des sections polaires 12 kilomètres plus aplaties que ne le prévoyaient les estimations antérieures.

Si ces ajustements peuvent sembler insignifiants à l’échelle d’une telle géante, comme le rappellent les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Astronomy, ils ont de vastes implications pour nos modèles de ses couches internes, ainsi que notre compréhension de la dynamique des géantes gazeuses, y compris celles situées autour d’autres étoiles.

Il y a quelques mois, une étude intrigante avait révélé une autre surprise de taille au sujet de Jupiter, qui s’avérait deux fois plus grosse il y a 4,5 milliards d’années.

Par Yann Contegat, le

Source: Science Alert

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