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Ils marchent des centaines de kilomètres sans s’épuiser : le secret japonais qui intrigue désormais les randonneurs européens

Et si la clé de l’endurance ne résidait pas dans la force mais dans la régularité ? Certains marcheurs japonais parcourent des distances impressionnantes sans lutter contre la fatigue. Leur secret repose sur une mécanique corporelle précise qui permet de durer, là où beaucoup s’épuisent vite au fil des kilomètres.

Randonneur en tenue de marche avec sac à dos avançant sur un sentier de montagne verdoyant au coucher du soleil
Un marcheur en pleine randonnée sur un sentier forestier, symbole d’une approche fondée sur la régularité du pas et la maîtrise du souffle pour durer sans s’épuiser – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Maintenir une cadence constante et synchroniser sa respiration pour stabiliser l’effort et retarder la fatigue sur la durée

Lorsqu’on marche “à l’instinct”, la tentation est grande d’accélérer en descente, de ralentir en montée ou encore de forcer pour rattraper un retard. Or, ce fonctionnement irrégulier a un coût. Très vite, le cœur s’emballe, le souffle devient instable et, progressivement, la fatigue s’installe. C’est précisément là que la méthode japonaise se distingue, puisqu’elle repose avant tout sur la stabilité du rythme.

Concrètement, l’objectif consiste à maintenir une cadence constante, autour de 100 à 120 pas par minute, comme un métronome intérieur. Ainsi, les pics d’intensité sont limités et l’effort reste maîtrisé. De plus, le véritable levier réside dans la synchronisation respiration-pas : par exemple, inspirer sur trois pas puis expirer sur deux. Grâce à ce cycle régulier, une harmonie s’installe entre mouvement et oxygénation.

En conséquence, une respiration maîtrisée réduit l’hyperventilation, régule le rythme cardiaque et atténue la sensation d’essoufflement. Par ailleurs, le corps fonctionne de manière plus fluide et plus économique. Certes, l’effort ne disparaît pas ; néanmoins, il devient constant, prévisible et, surtout, plus supportable sur la durée.

Adopter une posture et une foulée plus courtes pour réduire les impacts articulaires et préserver le corps sur plusieurs dizaines de kilomètres

Au-delà du souffle, la posture joue également un rôle déterminant. En effet, les adeptes de cette technique privilégient une foulée courte et régulière, associée à un léger penchement du buste vers l’avant. Dans le même temps, les bras accompagnent naturellement le mouvement, sans crispation inutile.

Cette organisation corporelle change profondément la dynamique globale. D’une part, en réduisant l’amplitude du pas et en gardant les pieds proches du sol, les chocs répétés sont nettement limités. D’autre part, les genoux, les hanches et le bas du dos subissent moins de variations brutales de charge. Ainsi, sur quelques kilomètres, l’effet peut sembler discret ; en revanche, sur une longue randonnée, il devient décisif.

De la même manière, en terrain vallonné, la logique reste identique : il s’agit de conserver la cadence et, simplement, de raccourcir le pas en montée. Par conséquent, les à-coups musculaires diminuent et la sensation de contrôle demeure, même lorsque le dénivelé augmente progressivement.

Intégrer des micro-pauses régulières et une gestion progressive de l’énergie pour éviter l’épuisement brutal en randonnée

Contrairement aux idées reçues, l’endurance ne consiste pas à repousser sans cesse la limite. Au contraire, elle repose sur une gestion intelligente de l’énergie. C’est pourquoi les marcheurs japonais intègrent des micro-pauses planifiées dans leur progression. En pratique, toutes les 30 à 45 minutes, un arrêt bref de 30 à 60 secondes suffit.

Pendant ce court moment, les tensions musculaires se relâchent, l’hydratation est facilitée et la respiration retrouve de l’ampleur. Dès lors, il ne s’agit pas d’interrompre l’effort, mais bien de l’optimiser. En effet, cette stratégie limite l’accumulation progressive de fatigue qui, autrement, conduit à des arrêts prolongés et à une perte de rythme difficile à rattraper.

Ainsi, la méthode privilégie une économie d’énergie continue plutôt qu’une alternance d’accélérations et d’épuisement. Certes, la progression paraît plus modérée ; toutefois, elle s’inscrit dans la durée et permet d’aller plus loin sans rupture brutale.

Pourquoi cette méthode accessible peut transformer durablement votre endurance et votre confort de marche

En définitive, ce qui séduit dans cette approche, c’est sa simplicité. D’une part, aucun équipement sophistiqué n’est nécessaire. D’autre part, une attention portée à la cadence, une respiration maîtrisée et une écoute attentive des sensations suffisent pour amorcer un changement réel.

Progressivement, la technique devient naturelle. Alors, les douleurs diminuent, l’essoufflement se fait plus rare et la marche gagne en fluidité. Par conséquent, l’activité cesse d’être perçue comme un effort ponctuel pour devenir un mouvement fluide et durable.

Par Gabrielle Andriamanjatoson, le

Source: Sciencepost

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