Le réchauffement climatique ne se limite pas à la chaleur. Il bouleverse totalement le cycle de l’eau sur notre planète. Une étude récente révèle ainsi que certaines zones vont bientôt affronter des pluies torrentielles inédites. Regardons ensemble qui se trouve en première ligne face à ce déluge annoncé.

Pourquoi la hausse des températures provoque mécaniquement une évaporation intense et des orages violents
La chaleur agit directement sur nos océans. En effet, elle booste l’évaporation des eaux de surface de manière spectaculaire. Cette humidité grimpe ensuite rapidement vers l’atmosphère. L’air chaud se gorge de vapeur prête à retomber brutalement sur nos sols.
C’est une simple question de physique ! Ces nuages surchargés alimentent alors des dépressions particulièrement nerveuses. Par conséquent, les orages deviennent des bombes à eau au-dessus de nos têtes. Le cycle de l’eau s’emballe donc dangereusement pour notre avenir.
Une simulation scientifique de haute précision prévoit une augmentation massive des précipitations quotidiennes sur Terre
Des chercheurs américains ont modélisé ce futur inquiétant. Ils utilisent pour cela des simulations climatiques d’une précision redoutable. Leur objectif consiste à mieux anticiper le comportement des phénomènes météo. Nous comprenons ainsi mieux la mécanique fine de ces pluies dévastatrices.
Le verdict de cette étude reste sans appel. Dans un scénario de fortes émissions de carbone, tout s’accélère. D’ici 2100, les pluies extrêmes bondiront de quarante pour cent. Le risque d’inondations majeures va donc quasiment doubler sur les terres.
L’Hémisphère Sud et les zones tropicales se trouvent malheureusement en première ligne face aux déluges
Cette moyenne cache toutefois de grandes disparités géographiques. Hélas, l’Hémisphère Sud paiera le plus lourd tribut climatique. Les modèles désignent clairement l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est comme des zones rouges. Le danger y deviendra critique dans les décennies futures.
L’Afrique centrale ne sera pas épargnée non plus. De plus, l’Inde et l’Indonésie subiront aussi ces trombes d’eau. Tous les modèles scientifiques s’accordent aujourd’hui sur ce point précis. Le risque de précipitations extrêmes va exploser dans ces régions tropicales peuplées.
Les États-Unis connaîtront également des changements notables. La côte est et le sud-est subiront des pluies plus intenses. Cependant, l’intensité variera selon la localisation exacte sur le continent. La vigilance reste donc de mise pour ces populations exposées aux intempéries.
L’Europe et les régions polaires devraient paradoxalement connaître une évolution beaucoup plus modérée des pluies
Rassurez-vous, le scénario diffère pour le vieux continent. L’Europe échappera probablement à cette hausse brutale des précipitations. La France profite d’une situation où l’augmentation des pluies restera très faible. Nous devrions donc éviter le pire scénario catastrophe chez nous.
Une petite exception concerne néanmoins le pourtour méditerranéen. Le sud-est de la France pourrait subir des épisodes plus marqués. Mais globalement, les modèles prévoient une situation plutôt stable pour nos latitudes. C’est une relative bonne nouvelle pour nos infrastructures et nos fleuves.
Enfin, le grand Nord gardera aussi son calme. Le Canada, la Russie et la Scandinavie bougeront peu. L’Arctique ne connaîtra pas non plus de bouleversement majeur. Ainsi, les pays scandinaves connaîtront également peu d’évolution concernant ces pluies torrentielles.
Par Eric Rafidiarimanana, le