En 2025, certaines photos ont bouleversé les perceptions, invitant à mieux observer ce que la science tente de transmettre. À travers catastrophes, découvertes et beauté brute, voici les clichés les plus marquants de l’année.

Quand un ours s’amuse, et qu’un homme semble tomber sur le Soleil : ce que les images disent de nous
Pour ouvrir cette sélection, deux clichés ont instantanément bousculé les certitudes. Ils font vaciller entre intuition et réalité, émotion et vérité scientifique. La première montre un ours polaire affalé, que l’on pourrait croire mourant. Mais non, il jouait. Le contraste souligne combien l’imagination déforme parfois le réel.

Deuxième choc : un homme qui semble tomber droit vers le Soleil. L’image est bluffante, presque absurde, mais totalement réelle. Une illusion photographique parfaite qui démontre à quel point l’angle et le timing peuvent créer un monde parallèle.

Tempêtes, incendies, pollution : quand la planète crie à l’aide en photo
L’ouragan Melissa a transformé la Jamaïque en champ de ruines. Les images de voitures ensevelies dans la boue sont glaçantes. C’est brutal, concret, et cela ne se passe plus « ailleurs », mais bien sous les yeux de chacun. Le climat devient le quotidien.

En Argentine, des capybaras recouverts de cyanobactéries vertes incarnent un déséquilibre profond. Une scène presque comique à première vue, mais qui révèle l’impact invisible du réchauffement climatique. Des photos comme des alertes visuelles : la nature change, et rarement dans le bon sens.

Dans l’ombre des clichés spectaculaires, ceux qui rendent la science possible
Derrière chaque image marquante, un patient travail. Comme ces chercheurs de l’Antarctique qui affrontent des températures extrêmes pour maintenir un télescope opérationnel. Une routine héroïque, invisible, mais essentielle à la compréhension de l’Univers.

En Sibérie, des géologues cartographient des gisements aurifères et des veines de tungstène, souvent isolés du monde pendant des mois. Ils alternent mesures de terrain et survie en milieu sauvage. Leurs photos, rares, documentent l’extrême de la recherche scientifique.

Et puis, il y a les sauvetages. Des girafes guidées à travers la savane pour retrouver leur voie migratoire. Ou ce rhinocéros blanc, fruit d’une FIV expérimentale, même s’il n’a pas survécu. Ces images racontent un effort collectif pour réparer ce que d’autres ont détruit.

Beauté inattendue et merveilles minuscules : la poésie scientifique en trois images
Un quoll oriental photographié de nuit émet une lueur bleue irréelle. Ce phénomène de bioluminescence, capté pour la première fois dans la nature, offre une vision magique de la faune sauvage. Une beauté inattendue révélée par l’objectif patient d’un chercheur passionné.

Un crabe bonbon juvénile, minuscule et translucide, se camoufle sur un corail rose éclatant. L’image est féerique, presque irréelle. Pourtant, elle souligne la richesse fragile des récifs coralliens, aujourd’hui gravement menacés par l’acidification des océans.

Et puis, cette photo qui semble anodine, mais qui émerveille : de simples gouttelettes d’eau, condensées sous un couvercle de poêle. Photographiées par Felice Frankel, chercheuse au MIT, avec un smartphone. La science est aussi dans les cuisines, à portée d’œil.

Par Eric Rafidiarimanana, le
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