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C’est beau, c’est fort, c’est grave : les photos de science les plus intenses et dérangeantes de l’année 2025

En 2025, certaines photos ont bouleversé les perceptions, invitant à mieux observer ce que la science tente de transmettre. À travers catastrophes, découvertes et beauté brute, voici les clichés les plus marquants de l’année.

Trois scènes en collage : un ours polaire joue dans la neige, un homme semble tomber vers un soleil incandescent, et des voitures ensevelies dans la boue après un ouragan en Jamaïque.
Un ours polaire joueur, une illusion d’optique spectaculaire avec un homme tombant vers le Soleil, et les ravages de l’ouragan Melissa en Jamaïque : trois images qui bouleversent notre regard sur la science et la réalité. – DailyGeekShow.com / Image Illustration

Quand un ours s’amuse, et qu’un homme semble tomber sur le Soleil : ce que les images disent de nous

Pour ouvrir cette sélection, deux clichés ont instantanément bousculé les certitudes. Ils font vaciller entre intuition et réalité, émotion et vérité scientifique. La première montre un ours polaire affalé, que l’on pourrait croire mourant. Mais non, il jouait. Le contraste souligne combien l’imagination déforme parfois le réel.

Un ours polaire plonge dans l’eau, gueule ouverte, éclaboussant la surface avec énergie.
Un ours polaire bondit dans l’eau, pris dans un moment d’euphorie. Une image puissante qui rappelle l’enfance… et la fragilité de son habitat.© Tom Nickels, World Nature Photography Awards

Deuxième choc : un homme qui semble tomber droit vers le Soleil. L’image est bluffante, presque absurde, mais totalement réelle. Une illusion photographique parfaite qui démontre à quel point l’angle et le timing peuvent créer un monde parallèle.

Silhouette d’un homme semblant tomber devant un gigantesque Soleil en gros plan.
Un homme suspendu dans le vide semble tomber vers le Soleil. Ce montage parfaitement cadré mêle photographie solaire détaillée et silhouette humaine, jouant sur les échelles pour défier la perception.© Andrew McCarthy, X

Tempêtes, incendies, pollution : quand la planète crie à l’aide en photo

L’ouragan Melissa a transformé la Jamaïque en champ de ruines. Les images de voitures ensevelies dans la boue sont glaçantes. C’est brutal, concret, et cela ne se passe plus « ailleurs », mais bien sous les yeux de chacun. Le climat devient le quotidien.

Des voitures partiellement ensevelies dans une épaisse couche de boue après un glissement de terrain provoqué par l’ouragan Melissa en Haïti.
En Haïti, plusieurs véhicules ont été presque entièrement engloutis par la boue, conséquence directe des pluies torrentielles et coulées de terrain liées à l’ouragan Melissa, qui a frappé les Caraïbes en octobre 2025.© Clarens Siffroy, AFP, Getty Images, Times top 100 images of 2025

En Argentine, des capybaras recouverts de cyanobactéries vertes incarnent un déséquilibre profond. Une scène presque comique à première vue, mais qui révèle l’impact invisible du réchauffement climatique. Des photos comme des alertes visuelles : la nature change, et rarement dans le bon sens.

Des capybaras recouverts d’une épaisse couche de cyanobactéries vertes flottent à la surface d’un lac en Argentine, vus depuis les airs.
Sur le lac Salto Grande, en Argentine, des capybaras émergent d’une eau entièrement recouverte d’algues toxiques. Ce phénomène spectaculaire est le symptôme d’un déséquilibre écologique amplifié par le réchauffement climatique. © Juan Mabromata, AFP, Getty, Nature image of the month

Dans l’ombre des clichés spectaculaires, ceux qui rendent la science possible

Derrière chaque image marquante, un patient travail. Comme ces chercheurs de l’Antarctique qui affrontent des températures extrêmes pour maintenir un télescope opérationnel. Une routine héroïque, invisible, mais essentielle à la compréhension de l’Univers.

Un télescope géant pointé vers le ciel antarctique sous une aurore boréale multicolore, avec une silhouette humaine à sa base.
En Antarctique, un scientifique se tient devant un radiotélescope illuminé par une aurore polaire. Une scène à la fois cosmique et humaine, où la recherche sur le fond diffus cosmologique s’allie à la beauté céleste.© Aman Chokshi, South Pole Telescope, Station Amundsen-Scott

En Sibérie, des géologues cartographient des gisements aurifères et des veines de tungstène, souvent isolés du monde pendant des mois. Ils alternent mesures de terrain et survie en milieu sauvage. Leurs photos, rares, documentent l’extrême de la recherche scientifique.

Une silhouette humaine se tient dans l’encadrement lumineux d’une porte ouverte, sous un ciel nocturne densément étoilé.
Parfois, la science commence par un regard vers le ciel. Ici, un astrophysicien sort d’un abri d’observation pour scruter la Voie lactée. Une scène modeste, presque intime, qui résume toute la quête de compréhension de l’Univers.© Jiayi Wang, Université des géosciences de Chine

Et puis, il y a les sauvetages. Des girafes guidées à travers la savane pour retrouver leur voie migratoire. Ou ce rhinocéros blanc, fruit d’une FIV expérimentale, même s’il n’a pas survécu. Ces images racontent un effort collectif pour réparer ce que d’autres ont détruit.

Une jeune girafe avec les yeux bandés est transportée dans un camion par une équipe de rangers dans une réserve naturelle du Kenya.
Au Kenya, une girafe est guidée avec soin par une équipe de conservationnistes pour rejoindre un habitat mieux adapté. Un effort crucial pour maintenir les corridors de migration perturbés par l’activité humaine.© Tony Karumba, AFP, Getty Images, Times 100 pictures of the year 2025

Beauté inattendue et merveilles minuscules : la poésie scientifique en trois images

Un quoll oriental photographié de nuit émet une lueur bleue irréelle. Ce phénomène de bioluminescence, capté pour la première fois dans la nature, offre une vision magique de la faune sauvage. Une beauté inattendue révélée par l’objectif patient d’un chercheur passionné.

Un quoll oriental photographié de nuit émet une lueur bleue fluorescente sous lumière UV, dans un environnement rocheux de Tasmanie.
Ce quoll oriental, observé dans son habitat naturel en Tasmanie, révèle une étonnante bioluminescence sous lumière ultraviolette. Un phénomène rare chez les mammifères, mis en lumière par un projet de recherche sur la pollution lumineuse.© Ben Alldridge, Beaker Street Science Photography Prize

Un crabe bonbon juvénile, minuscule et translucide, se camoufle sur un corail rose éclatant. L’image est féerique, presque irréelle. Pourtant, elle souligne la richesse fragile des récifs coralliens, aujourd’hui gravement menacés par l’acidification des océans.

Un minuscule crabe bonbon translucide se fond parfaitement dans un corail rose vif.
Presque invisible à l’œil nu, ce crabe bonbon juvénile utilise le camouflage parfait pour se dissimuler dans un corail éclatant. Une stratégie de survie qui illustre l’ingéniosité du vivant et la fragilité des récifs menacés.© Jade Hoksbergen, Ocean Photographer of the Year

Et puis, cette photo qui semble anodine, mais qui émerveille : de simples gouttelettes d’eau, condensées sous un couvercle de poêle. Photographiées par Felice Frankel, chercheuse au MIT, avec un smartphone. La science est aussi dans les cuisines, à portée d’œil.

Des gouttelettes d’eau multicolores forment un motif fascinant sous un couvercle, évoquant une cellule ou une œuvre d’art.
Une simple condensation d’eau photographiée sous un couvercle de poêle révèle un monde miniature. Ces motifs hypnotiques ont été saisis par la scientifique Felice Frankel avec un smartphone, rappelant que la science peut aussi naître dans une cuisine, à portée de regard et d’émerveillement.© Felice Frankel, Phenomenal Moments

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