Aller au contenu principal

Inédit : grâce à l’ADN, des braconniers condamnés à la prison pour la mort et le trafic d’un lion

Une nouvelle arme pour lutter contre le braconnage

lion
— Stu Porter / Shutterstock.com

Pour la première fois, des analyses génétiques réalisées au Zimbabwe ont permis de relier des échantillons d’ADN d’un lion tué illégalement à plusieurs individus, aboutissant à leur condamnation à plusieurs années de prison.

Les analyses médico-légales au service de la faune africaine

Les lions (Panthera leo) font partie des grands félins les plus ciblés par le braconnage : leurs griffes, leurs dents et leur peau sont particulièrement recherchés sur le marché noir. Selon une étude récente, si la tendance actuelle se poursuit, on craint que ces activités ne conduisent à un effondrement dramatique de leurs populations.

Dans ce contexte, les témoignages biologiques de grands félins saisis chez des suspects ont été séquencés génétiquement. Grâce à une nouvelle technique de pointe, les équipes du Victoria Falls Wildlife Trust ont pu obtenir le profil ADN complet du spécimen, qui a ensuite été comparé à ceux des animaux précédemment ajoutés aux bases de données du laboratoire.

Une correspondance étroite a finalement pu être établie avec un spécimen tué illégalement près des célèbres chutes africaines.

Bien que la simple possession de produits issus du trafic animal ne constitue pas en soi un délit au Zimbabwe, l’identification génétique formelle a permis pour la première fois d’obtenir une condamnation à la prison pour ce type d’acte, avec 24 mois de détention pour les personnes impliquées.

Une victoire importante

Se félicitant de cette décision historique, l’ONG internationale TRAFFIC, spécialisée dans la traque du commerce illégal d’espèces sauvages, l’a décrite comme un changement profond dans le traitement des crimes liés au braconnage.

« Grâce au soutien continu des joueurs de la People’s Postcode Lottery [au Royaume-Uni], les pays disposent désormais des capacités médico-légales nécessaires pour présenter des preuves solides et scientifiques devant les tribunaux, renforçant ainsi la protection des lions et l’application des lois relatives aux espèces sauvages dans toute l’Afrique », a déclaré son directeur exécutif Richard Scobey.

De son côté, le Victoria Falls Wildlife Trust a évoqué une avancée scientifique et juridique, promettant d’améliorer la conservation de la biodiversité unique du continent.

Il y a quelques mois, des chercheurs avaient documenté l’inattendue technique de chasse développée par un lion mutilé par un piège de braconnier.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *