Aller au contenu principal

Il y a 27 000 ans, ce « prince » préhistorique a connu une mort absolument atroce

Son agonie aurait duré des jours

Le squelette d’Il Principe — © Lorenzo Donzelli / Wikimedia Commons

En étudiant les restes d’un adolescent de l’ère glaciaire trouvés dans une grotte du nord de l’Italie, des archéologues ont pu reconstituer sa fin particulièrement peu enviable.

« Il Principe » révèle ses secrets

Mise au jour en 1942, la sépulture préhistorique renfermait le squelette d’un individu masculin qui vivait il y a entre 27 900 et 27 300 ans, ainsi qu’une ensemble remarquable d’artefacts funéraires, comprenant des centaines de coquillages, des pendentifs en ivoire de mammouth et une lame en silex.

Sur la base de ces découvertes, les chercheurs pensaient avoir affaire à un individu de haut rang, rapidement surnommé « Il Principe » (« Le Prince »). Toutefois, d’importantes lésions osseuses, incluant une clavicule brisée et une mâchoire perforée, suggéraient également une mort consécutive à l’attaque d’un grand prédateur.

Afin d’en savoir plus, les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans le Journal of Anthropological Sciences, ont procédé à une analyse approfondie des ossements.

Si celle-ci a révélé que le malheureux avait eu le visage et la poitrine lacérés, vraisemblablement par un ours, de discrets signes de guérison indiquaient que l’animal n’avait pas réussi à atteindre sa jugulaire ou sa carotide. Ainsi, « Il Principe » a probablement agonisé plusieurs jours, avant de succomber à une hémorragie interne, une défaillance généralisée des organes, ou de graves lésions cérébrales.

ours-siberie
— Okyela / Shutterstock.com

Un événement traumatisant

La vue de ce triste « spectacle » aurait durablement marqué sa communauté, avec des funérailles opulentes dans la grotte des Arene Candide (« sables blancs ») plus probablement liées à la nature particulièrement violente de sa fin qu’à son statut social.

Selon l’équipe, cette piste est appuyée par le fait que les sépultures gravettiennes (culture préhistorique qui prospérait alors dans cette partie de l’Italie) les plus riches renfermaient systématiquement des restes présentant des signes de graves traumatismes. Notamment des défigurations inhabituelles.

Il y a quelques semaines, des chercheurs avaient révélé un véritable miracle préhistorique : la survie d’un homme gravement blessé par un lion il y a environ six millénaires.

Par Yann Contegat, le

Source: IFL Science

Étiquettes: , ,

Catégories: ,

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *