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Des chercheurs japonais conçoivent un vaccin anti-vieillissement particulièrement prometteur

Il déclenche une réponse immunitaire permettant l’élimination des cellules « zombies »

— F8 studio / Shutterstock.com

Une équipe d’experts de l’université Juntendo de Tokyo développe actuellement un vaccin capable d’éradiquer les cellules zombies. Les premiers essais sur des souris se sont révélés prometteurs.

Un vaccin peptidique

Publiée dans la revue Nature Aging, l’étude s’est intéressée aux cellules sénescentes, ayant perdu leur capacité à se diviser et s’accumulant dans l’organisme, ce qui accélère le processus de vieillissement. En raison de leur propension inquiétante à « infecter » les cellules saines environnantes, en libérant des substances chimiques à même de provoquer leur inflammation, celles-ci ont été surnommées « zombies ».

Les scientifiques japonais se sont appuyés sur des recherches antérieures ayant montré que l’élimination des cellules sénescentes semblait retarder l’apparition de maladies associées à la vieillesse. Les analyses menées ont révélé que la protéine B de la glycoprotéine du mélanome non métastatique (GPNMB) possédait un domaine transmembranaire enrichi dans les cellules zombies, aussi bien chez la souris que chez l’Homme.

L’équipe a ensuite conçu un vaccin peptidique basé sur un acide aminé de la protéine, déclenchant une réponse immunitaire adaptée : celui-ci pousse l’organisme à produire des anticorps particuliers se fixant aux cellules zombies, dont l’élimination est assurée par les globules blancs adhérant aux anticorps.

— Kateryna Kon / Shutterstock.com

Des résultats préliminaires impressionnants

Lors d’essais précliniques, les chercheurs japonais ont administré le vaccin expérimental à des souris dont les artères s’épaississaient d’une manière similaire à celle des humains avec l’âge. Il s’est avéré que le composé permettait non seulement de réduire ce raidissement, mais également de prolonger significativement la durée de vie des rongeurs.

« À l’avenir, des composés similaires pourraient non seulement être utilisés pour traiter la rigidité artérielle, mais également le diabète et d’autres affections liées au vieillissement », estime Toru Minamino, auteur principal de l’étude.

Bien que ces résultats prometteurs soient préliminaires, ils offrent un aperçu passionnant des traitements qui pourront à l’avenir être envisagés pour prévenir et soigner les maladies liées à l’âge, et également ralentir le processus de vieillissement.

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