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Après l’astéroïde tueur de dinosaures, la vie a repris ses droits en un éclair, révèle une étude

Il avait sonné le glas d’environ trois quarts de la vie sur Terre

Asteroide Dinosaures
— Hamara / Shutterstock.com

De nouvelles analysent indiquent l’apparition de nouvelles espèces de plancton moins de 2 000 ans après l’impact de Chicxulub, qui a mis un terme abrupt au règne des dinosaures il y a 66 millions d’années.

Catastrophes en chaîne

L’astéroïde d’environ 12 kilomètres de large s’étant écrasé sur ce qui est aujourd’hui la péninsule du Yucatan, au Mexique, a déclenché une cascade de catastrophes environnementales à l’échelle mondiale (tremblements de terre, tsunamis, incendies de forêt) et contribué à l’intensification de l’activité volcanique.

Les océans sont devenus trop acides pour de nombreux organismes, tandis que les énormes quantités de suie et de roche projetées dans l’atmosphère ont bloqué une part significative de la lumière solaire pendant des années.

Ce phénomène a perturbé la photosynthèse, décimant les plantes et provoquant l’effondrement de la chaîne alimentaire. En fin de compte, cet événement a sonné le glas d’environ trois quarts de la vie sur Terre.

Sur la base de la vitesse d’accumulation des sédiments océaniques renfermant des fossiles de plancton préhistoriques, tel que Parvularugoglobigerina eugubina, on estimait jusqu’à présent qu’environ 30 000 ans s’étaient écoulés avant que de nouvelles espèces n’apparaissent.

Parvularugoglobigerina eugubina — © Chris Lowrey

Un rebond fulgurant

Récemment, Chris Lowery, de l’université du Texas, et ses collègues ont utilisé un marqueur plus précis : l’hélium 3, un isotope rare transporté par la poussière interplanétaire. En mesurant ses concentrations dans les sédiments marins, ils ont pu estimer plus précisément la chronologie de ce rebond de la vie.

Détaillée dans la revue Geology, l’analyse d’échantillons provenant de six sites indique un renouvellement nettement plus rapide que prévu, avec une apparition de P. eugubina survenue en moyenne 6 400 ans seulement après l’impact, et jusqu’à 2 000 ans sur certains sites. Au total, 10 à 20 espèces de plancton foraminifères auraient émergé en l’espace de 11 000 ans seulement.

« Le rétablissement d’une vie complexe en un clin d’œil géologique est vraiment stupéfiant », estime Timothy Bralower, de l’université Penn State. Selon lui, cette résilience remarquable face à des événements extrêmes suggère une trajectoire similaire pour certaines espèces modernes lourdement impactées par le changement climatique et la perte d’habitat.

Par Yann Contegat, le

Source: Live Science

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