La Thaïlande est le premier pays asiatique à éliminer la transmission du VIH de la mère à l’enfant

En Thaïlande, le nombre de cas de transmission du VIH et de la syphilis de la mère à l’enfant est passé sous la barre des 2 %, le seuil au-dessous duquel elle est considérée comme “éliminée” selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce pays est ainsi devenu le tout premier d’Asie à éliminer le risque de transmission.

L’ONU estime qu’environ 500 000 personnes vivent avec le VIH en Thaïlande pour une population totale de 68 millions d’habitants. Ce pays fortement touché par les maladies sexuellement transmissibles vient de faire un pas de géant : selon le ministère de la Santé publique le taux de transmission mère-enfant du VIH en Thaïlande a baissé de 10,3 % en 2003 à 1,91 % en 2015.

Une maman avec son bébé via Shutterstock
Une maman avec son bébé via Shutterstock

La Thaïlande est le premier pays d’Asie, et parmi l’un des premiers dans le monde, où le taux de transmission mère-enfant du VIH est tombé en dessous de 2 %. L’OMS considère que lorsque le nombre de cas de transmission du virus de la mère au bébé se trouve sous la barre des 2 %, cette transmission est comme “éliminée”.

En 2000, la Thaïlande est devenue l’un des premiers pays au monde à fournir gratuitement des traitements à toutes les femmes enceintes séropositives, ces médicaments permettent de réduire considérablement les chances de transmission. Le dépistage pendant la grossesse est ainsi pratiqué de façon automatique, même dans les régions les plus éloignées du pays. Ainsi, selon les chiffres du gouvernement thaïlandais, le nombre de bébés nés avec le VIH est passé de 1 000 en l’an 2000 à seulement 85 en 2015.

Petite fille en Thaïlande via Shutterstock
Petite fille en Thaïlande via Shutterstock

Sans traitement avec des antirétroviraux, les femmes enceintes atteintes du virus ont de 15 à 45 % de risques de transmettre le VIH à leur enfant pendant la grossesse, durant l’accouchement ou encore en donnant le sein. Heureusement ce risque peut être quasiment éliminé et tombe à un peu plus de 1 % si la mère prend des antirétroviraux pendant la grossesse, ainsi que l’enfant juste après sa naissance.

Thomas Davin, représentant de l’UNICEF du pays, espère que la Thaïlande va devenir « un véritable exemple qui inspirera bien d’autres pays asiatiques dans leurs efforts pour assurer une génération prochaine sans sida et sans syphilis ». Découvrez cet espoir phénoménal : une enzyme capable de détruire définitivement les cellules contaminées par le SIDA.


Au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi, mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami

— Georges Brassens