Mao Sugiyama, le Japonais qui a fait déguster ses parties génitales à 5 convives

Mao Sugiyama, le Japonais qui a fait déguster ses parties génitales à 5 convives

En 2012, l’artiste japonais Mao Sugiyama créait la polémique après avoir préparé et servi ses parties génitales à cinq convives lors d’un banquet. Un dîner dégustation franchement insolite qui n’a évidemment pas été du goût des autorités japonaises.

UN BIEN ÉTRANGE BANQUET

Après avoir subi une ablation du pénis et des testicules en mars 2012, Mao Sugiyama défrayait la chronique en affirmant les avoir conservés au congélateur durant deux mois pour pouvoir les servir lors d’un banquet organisé deux mois plus tard à Tokyo :

« S’il vous plaît, retweetez ce message. Je vous propose de déguster mes parties génitales (pénis complet, testicules et scrotum) pour la modique somme de 20 000 yens. Celles-ci seront préparées et cuisinées selon vos souhaits. »

Se considérant comme « asexué », Sugiyama avait subi cette opération le jour de ses 22 ans et envisageait à l’origine de les déguster lui-même. Mais prenant conscience de la médiatisation qu’un tel évènement pourrait susciter, il s’était ensuite résolu à les proposer à de riches japonais adeptes de « découvertes culinaires exotiques » à l’occasion d’une performance artistique.

Selon les dires de cet artiste, un tel évènement lui offrait une opportunité unique d’attirer l’attention des médias japonais sur les « minorités sexuelles, les travestis et les personnes asexuées », tout en lui permettant, surtout, de régler une partie de ses frais de chirurgie.

Le 13 mai 2012, la soirée organisée dans une salle de Tokyo rassemblait 71 convives et comprenait un récital de piano ainsi qu’un discours de son organisateur.

LE BANQUET ORGANISÉ À TOKYO RASSEMBLAIT PAS MOINS DE 71 CONVIVES

Tous âgés de 22 à 32 ans, les cinq chanceux sur le point de déguster les parties génitales de Sugiyama agrémentées de persil et de champignons de Paris (250 € l’assiette) avaient dû signer une attestation dans laquelle ils reconnaissaient avoir consommé de la chair humaine en toute connaissance de cause. Le reste des invités se contentaient quant à eux d’un menu plus sobre composé de viande de bœuf et de crocodile.

Pour l’occasion, Mao Sugiyama avait revêtu un tablier de chef et se chargeait lui-même de l’assaisonnement et de la cuisson de ses parties génitales (pénis tranché et testicules farcies accompagnés de leur peau scrotale avec trois millimètres de poils pubiens) sur un modeste réchaud à gaz.

Malheureusement, le repas se révélait globalement décevant pour les cinq convives. Certains d’entre eux évoquant même un pénis au goût fade et à la texture caoutchouteuse.

Selon un célèbre chef japonais, cela était entièrement la faute de Sugiyama qui n’avait pas correctement cuisiné son organe : « Quel gaspillage ! Le pénis est un membre assez dur qui doit être cuit très lentement ».

« QUEL GASPILLAGE ! LE PÉNIS EST UN MEMBRE ASSEZ DUR QUI DOIT ÊTRE CUIT TRÈS LENTEMENT »

Si l’artiste japonais avait à l’époque affirmé sur le ton de la plaisanterie que le fait de subir une ablation de ses parties génitales réduisait grandement ses chances d’être poursuivi pour « attentat à la pudeur », c’est pourtant précisément ce qui s’est passé.

À la suite de plaintes déposées par de nombreux habitants du quartier de Suginami, où était organisé l’évènement, Sugiyama et trois des personnes impliquées dans l’organisation du banquet étaient poursuivies.

Bien que le cannibalisme ne soit pas considéré comme illégal au Japon, l’artiste a été poursuivi pour attentat à la pudeur et accusé « d’avoir ouvertement exposé ses parties génitales aux yeux des 71 invités présents lors de l’évènement ». Un acte passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement assortie de 2,5 millions de yens d’amende, soit environ 32 000 euros.

Tout s’est finalement bien terminé pour Mao Sugiyama, qui est ressorti blanchi de l’affaire après avoir plaidé le fait que « l’attentat à la pudeur » ne s’appliquait pas dans ce cas, puisque l’ensemble des convives invités étaient venus en connaissance de cause, et prouvé qu’il ne violait aucune loi en vigueur (trafic d’organes, traitement des déchets médicaux et hygiène alimentaire). L’ensemble des charges qui pesaient sur lui ont été abandonnées en février 2013.

Chaque seconde dans le monde, plus de 1 million de kilos de CO2 sont émis dans l’atmosphère.

— @DailyGeekShow