Ces études le prouvent : l’homoparentalité n’a pas d’impact néfaste sur la psychologie des enfants

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Un couple homoparental via Shutterstock

Admise, tolérée, méprisée ou même condamnée, l’homosexualité existe depuis la nuit des temps. A travers les époques et les cultures, lcommunauté homosexuelle a dû se battre pour ses droits. Depuis les années 1970, le grand débat est celui des répercussions sur l’état psychologique des enfants élevés par des couples gays ou lesbiens. Après plus de 700 études scientifiques sur le sujet, il semblerait que le débat soit enfin clos. 

Les premières études scientifiques sur l’homoparentalité ont été faites dans les années 1970 par des chercheuses lesbiennes. L’objectif : permettre à la communauté homosexuelle ainsi qu’aux politiciens de mieux comprendre et soutenir les enfants élevés par des couples lesbiens. A mesure que le débat fleurissait, les universitaires lesbiennes ont été obligées de défendre leurs droits pour garder leurs enfants ou pour construire de nouvelles familles. La droite religieuse a déployé une énergie incroyable pour montrer que les enfants de couples homosexuels « n’allaient pas bien ». Depuis, un nombre conséquent d’études ont été publiées. Et la recherche s’est révélée extrêmement utile pour démontrer que les parents homosexuels ne présentaient pas une menace pour leurs enfants.

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Un couple homoparental via Shutterstock

Il y a eu l’étude de l’Américain Mark Regnerus, publiée en 2012. Le sociologue a utilisé sa position d’universitaire pour éviter la légalisation du mariage homosexuel dans l’Etat du Michigan. En déclarant s’appuyer sur des études sérieuses, il certifiait que les adultes éduqués par des parents homosexuels avaient plus de chance d’avoir été abusés sexuellement, d’avoir des pensées suicidaires ainsi que des maladies sexuellement transmissibles.

Une étude a démontré que Mark Regnerus avait commis plusieurs erreurs dans son analyse. Il est notamment prouvé que ses chiffres sont biaisés par la formulation de la question posée aux personnes interrogées : « Est-ce que l’un de vos parents biologiques a eu, entre votre naissance et l’âge de vos 18 ans, une relation amoureuse avec quelqu’un de son propre sexe ? » Non seulement la question ne se focalise pas sur un foyer homoparental fixe, mais en plus, seules 248 personnes interrogées seraient issues de l’homoparentalité, et non 3000 comme il l’a laissé entendre.

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Un couple homoparental via Shutterstock

Le reproche que l’on fait aux études sur les enfants élevés par des couples homosexuels est que le nombre de personnes étudiées n’est pas assez important pour être représentatif. La faculté de droit de Colombie a décidé de passer au crible 78 études afin de proposer une vision plus large et plus claire sur la question. L’analyse a été publiée sur son portail de recherches internet What we know. Elle porte sur des études dont les publications s’étendent des années 1980 à 2015. 74 d’entre elles ont conclu que les enfants ne présentaient aucune différence d’état psychologique selon la sexualité de leurs parents. Quatre d’entre elles ont conclu que l’homosexualité des parents avait des conséquences néfastes sur l’enfant.

Les études qui ont détecté des problèmes psychologiques chez les enfants représentent une proportion infime, et leur contenu est contestable. Il est en effet question d’enfants qui ont vécu une rupture de parents hétérosexuels et qui ont ensuite été élevés par un ou des parent(s) homosexuel(s).

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Un couple homoparental via Shutterstock

Les 74 autres études ont démontré que les enfants élevés par des parents homosexuels ne présentaient pas plus de problèmes psychologiques que ceux élevés par des parents hétérosexuels. Certaines de ces études s’appuient sur un nombre de données très vaste. Une étude de 2010, notamment, a été menée sur 3500 enfants issus de couples homosexuels, et n’a trouvé aucune différence sur l’état psychologique des enfants. Une autre étude portait sur 20 000 enfants, dont 158 vivaient dans la maison de parents homosexuels. Encore une fois, aucune différence significative n’a été détectée.

Plus récemment, en avril 2016, le Journal de pédiatrie développementale et comportementale a publié une étude comparant 95 enfants de parents lesbiens et 95 de parents hétérosexuels. Une fois de plus, les auteurs n’ont trouvé aucune différence sur la santé psychologique des enfants.

Un couple homoparental via Shutterstock

Il n’y a aujourd’hui aucune étude scientifiquement approuvée qui démontre que les parents gays ou lesbiens représentent un risque pour leurs enfants. A l’inverse, le nombre d’études prouvant le contraire est significatif. Ce constat n’a toujours pas convaincu la droite religieuse et conservatrice, qui continue de stigmatiser les couples gays et lesbiens. Si les études sur l’homosexualité vous intéressent, découvrez cette étude sur les liens entre la génétique et l’homosexualité.


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