Désespérée, l’Australie lance un ultime appel à l’aide pour sauver sa barrière de corail

Le plus grand écosystème du monde est en danger, et l’Australie souhaite agir pour le sauver. Le pays a lancé un appel à destination de tous les scientifiques du monde entier en vue de trouver des solutions pour préserver le site. 

 

QU’EST CE QUI CAUSE LA DESTRUCTION DE CE SITE NATUREL ?

La Grande Barrière de Corail est victime depuis près de 20 ans d’un phénomène inquiétant contre lequel aucune solution n’a été trouvée jusqu’alors : le blanchissement des coraux. À cause de la hausse de la température de l’eau, les coraux expulsent les algues symbiotiques, des éléments qui donnent au corail les nutriments dont il a besoin pour vivre mais aussi sa couleur. Et une eau trop chaude entraîne le dépérissement du site voire la mort du corail…

À quatre reprises (respectivement en 1998, en 2002, en 2016 et en 2017), la Grande Barrière de Corail a été frappée par d’importants épisodes de blanchissement. Si ces épisodes ont affecté le site, il est également menacé par d’autres fléaux. L’Homme par les activités industrielles et agricoles menace le site mais aussi par l’un des prédateurs les plus redoutés par les coraux : l’acanthaster pourpre, une étoile de mer.

 

TROUVER DES SOLUTIONS À TOUT PRIX ?

Le 16 janvier dernier, l’Australie a officiellement lancé son appel en promettant 2 millions de dollars australiens, soit 1,2 million d’euros, aux chercheurs qui trouveront les meilleures idées pour sauver la Grande Barrière de Corail.

Dans un premier temps, les idées les plus convaincantes pourront recevoir une aide de 250 000 dollars australiens afin que les chercheurs expérimentent pendant 6 mois leur viabilité. Le meilleur projet recevra un million de dollars australiens, mais plusieurs propositions seront acceptées par le pays tant le travail est grand pour préserver le site de la destruction.

 

UN COMBAT MAJEUR POUR L’AUSTRALIE

Le ministre australien de l’Environnement, Josh Frydenberg, souhaite trouver dans les plus brefs délais une solution pour sauver le plus grand écosystème de notre planète mais aussi ce site incontournable pour le pays. « Il faut une réflexion à la hauteur de l’importance du problème. Il faut se rappeler du fait que les solutions peuvent provenir de partout. »

« Elles peuvent être diverses, de la réduction de l’exposition des coraux aux facteurs de perturbation physique en passant par le renforcement des taux de régénération des coraux grâce à une culture de larves attirant d’autres espèces marines importantes ». Toutes les idées sont donc les bienvenues et l’Australie espère que les chercheurs, quels que soient leurs domaines de compétences ou leurs solutions, répondront à l’appel.


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