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Entre horreur sanguinaire et science-fiction, le comics Vampirella vous conte l’histoire d’un vampire très kitch

Dans la longue histoire des comics, peu sont arrivés jusqu’en France ou du moins n’ont pas eu le même succès qu’outre-Atlantique. Parmi ceux-ci, on peut citer Vampirella, comics de 1969 édité par Warren Publishing (qui ne publiait que des comics d’horreur) et créé par Forrest J. Ackerman. L’histoire suit les aventures de Vampirella, un vampire venant d’une planète lointaine et se retrouvant sur Terre. Véritable buffet à volonté pour elle, elle ne vas pas hésiter à se nourrir copieusement. C’est dans ce contexte d’horreur et de science-fiction kitch que le lecteur va naviguer. SooGeek vous en dit plus !

Vampirella est originaire de la planète Drakulon (le nom sonne kitch en lui-même) un monde où les gens se nourrissent de sang, celui-ci coule dans les rivières. Drakulon possède deux soleils, un peu comme Tatooine, Satyr et Circe, ce qui provoqua une première éruption qui détruisit toute vie sur la planète. Quand les effets de l’explosion se réduisirent, une nouvelle civilisation apparut : les Vampiris dont Vampirella fait partie, ces êtres sont capables de se transformer en chauve-souris à volonté, quand il le faut, pour boire du sang. L’histoire commence lorsque la planète Drakulon se meurt lentement à cause de l’éruption de Satyr, alors qu’une navette spatiale venue de la Terre s’écrase sur Drakulon. Vampirella découvre avec surprise que les astronautes ont du sang dans leurs veines. Sur l’ordre de ses semblables, elle ramène la navette sur Terre et part à la découverte de notre planète. L’héroïne est donc un vampire, car elle est la fille de Lilith et a besoin de sang pour survivre. En outre elle possède beaucoup de pouvoirs vampiriques typiques, y compris des capacités surhumaines physiques, l’immortalité, et un regard hypnotique. Elle n’est pas sujette à des faiblesses traditionnelles comme dans les mythes du vampire, comme la lumière du jour, l’eau bénite, l’ail ou les croix.

Première couverture par Frazetta

Vampirella

Ses pouvoirs plus en détail

Vampirella possède plusieurs des pouvoirs typiques des vampires mythologiques. Elle a une super-force face à ses adversaires et peut se déplacer si vite qu’elle apparaît comme un flou de mouvement. Ses sens sont de loin plus performants que ceux des hommes, lui permettant ainsi de dire les états ??émotionnels grâce aux odeurs, entendre des choses imperceptibles pour l’homme, et voir clairement dans l’obscurité totale. Elle est très athlétique, possède une grande endurance et une agilité au-delà de l’imaginable. Son facteur de guérison lui accorde une grande résistance et lui permet de guérir rapidement de ses blessures et la met à l’abri des maladies terrestres et des toxines. Son regard et même sa voix sont hypnotiques et séduisent tous les êtres humains, en particulier les hommes. Elle a aussi des pouvoirs de télépathie et peut entendre les démons. En plus de ses capacités surnaturelles, Vampirella est une combattante redoutable et se révèle être habile avec les armes à feu modernes.

Warren Publishing

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En 1969 la société Warren Publishing connaît de sérieuses difficultés financières. Le propriétaire qui ne se décourage pas décide de lancer un nouveau magazine de bande dessinée nommé Vampirella. Il demande à Forrest J. Ackerman d’écrire le scénario mettant en scène le personnage que Warren a imaginé. Le dessin est confié à Tom Sutton et la couverture est réalisée par Frank Frazetta. Le succès est immédiat. Jusqu’en 1983, Warren Publishing publie 113 numéros en noir et blanc de Vampirella. Parmi les artistes qui se sont succédé sur cette série, Steve Englehart (qui travailla pour Marvel et DC, notamment sur Captain America) et Archie Goodwin (qui a travaillé sur Batman).

Couverture moderne

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C’est vraiment une ambiance particulière et on ressent réellement au fil des textes et dessins toute la vision des années 60 et 70 sur la science-fiction. En fait, que cela soit la thématique de l’horreur (influencée par les films Dracula avec Christopher Lee) ou la science-fiction (dans la lignée des Flash Gordon), tout dans ce comics a un côté kitch que certains détestent et que d’autres adorent. C’est certain, ce n’est pas le genre de BD qui va plaire à tout le monde et le lecteur contemporain habitué aux Marvel ou DC des années 2000 va peut-être grimacer. Ce comics s’adresse avant tout aux amateurs des comics originels et de l’horreur à l’ancienne, qui se feront alors une joie de se plonger dans cette histoire remplie de femmes dénudées (Vampirella est toujours plus ou moins nue) et d’hémoglobine. Aimez-vous les œuvres un peu kitch ou préférez-vous les comics résolument très modernes ?

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