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Une œuvre de Banksy arrachée d’un mur puis vendue aux enchères provoque la grogne du voisinage

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Pour la deuxième fois en 6 mois, une œuvre graphique de l’artiste de rue Banksy est arrachée de son lieu d’origine pour être vendue aux enchères. Un phénomène inquiétant qui soulève une question majeure : à qui appartiennent ces œuvres dans la rue ? DGS vous raconte cette étrange affaire.

Après « Slave Labour » retiré de son mur et vendu aux enchères pour 1 100 000 $ (environ 835 000 euros), c’est maintenant au tour de « No Ball Games », une autre œuvre qui embellissait le quartier de Tottenham depuis septembre 2009, de disparaître pour connaître le même sort.

« No Ball Games », une œuvre emblématique du célèbre artiste de rue (ou street-artist) Banksy doit être vendue aux enchères pour une soirée caritative dans le but de récolter des fonds pour l’association Step by Step qui vient en aide aux enfants handicapés. C’est Sincura Group qui est à l’origine de cette initiative plutôt douteuse selon les riverains et les défenseurs du Street Art, puisque le groupe explique avoir retiré le pochoir pour des rénovations en justifiant que celle-ci avait subi de nombreuses tentatives de dégradations, dont la principale serait celle de King Robbo, le grand rival de Banksy.

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« Slave Labour » la première œuvre à avoir été retirée d’un mur puis vendue.

De plus pour se disculper de tout acte illégal, la compagnie a déclaré « Le Sincura Group ne tolère aucun acte de vandalisme gratuit ou toute autre activité illégale. Cependant, après avoir examiné avec application la provenance de l’œuvre et sa propriété, nous sommes entièrement satisfait de n’avoir commis aucun méfait et sommes heureux de représenter l’œuvre « No Ball Games ».

Les habitants de Tottenham sont quant à eux indignés d’une telle action et le font savoir par un message : « Bring back our Banksy » (Rapportez-nous notre Banksy), comme pour revendiquer l’appartenance de l’œuvre aux habitants du quartier.

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Encore une fois, Banksy n’a pas souhaité s’exprimer sur la disparition de son oeuvre mais personne ne pense qu’il puisse approuver un tel acte quand on connaît son engagement et sa démarche d’artiste. Le gros problème est que les œuvres dans la rue n’ont pas de statuts juridiques, autrement dit, rien n’interdit les agences de ventes aux enchères de se les approprier pour faire le bonheur des collectionneurs.

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Ce nouvel enlèvement d’une oeuvre de rue soulève un débat bien compliqué : à qui appartient le Street Art ? Est-ce que ces compagnies peuvent arracher ces œuvres de leur lieu d’origine (la rue) en toute impunité ? Chez DGS, on est triste d’apprendre que ces œuvres ne seront plus visibles de tous, gratuitement. Mais connaissant Banksy, on est sûr que ça ne l’empêchera pas de recommencer à décorer les murs avec de nouvelles oeuvres. Selon vous, les oeuvres de rues doivent-elles être totalement effacées des murs ou plutôt préservées pour éviter des situations comme celle-ci ?

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