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Les filles sont plus nombreuses à naître en temps de crise. Découvrez les études étonnantes autour des naissances

une-procreation-enfant La procréation chez l'être humain via Shutterstock

Qu’il s’agisse d’évolution de la natalité, de moyens de contraception ou de tendance concernant le sexe de l’enfant, de nombreuses études tentent de mieux comprendre la procréation et les naissances chez les êtres humains. Les études rapportent ainsi qu’il y a plus de naissances de garçons que de filles, que les moyens de contraception se sont diffusés progressivement ou encore que le sexe de l’enfant peut dépendre de la période de conception ! SooCurious vous fait découvrir toutes ces informations surprenantes.

C’est probablement l’une des études les plus approfondies jamais réalisées sur le sujet. Un professeur de Cambridge a en effet cherché à étudier divers éléments concernant la procréation. La fertilité diminue-t-elle vraiment une fois 35 ans passés ? Quelle est la probabilité pour que la contraception échoue ? Ou encore, pourquoi y a-t-il plus de garçons que de filles qui naissent ?

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Les évolutions de la procréation via Shutterstock

 

Les chiffres de la fertilité

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La fertilité diminue avec l’âge via Shutterstock

De nombreuses études admettent qu’une fois que la femme atteint 35 ans, la fertilité diminue et il est donc plus difficile de tomber enceinte. Mais est-ce réellement exact ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette hypothèse prend en compte des chiffres vieux de 300 ans. Ainsi, certaines données qui nous informent sur la fertilité d’aujourd’hui datent de la pré-révolution française. Cela s’explique par le fait que l’historien Louis Henry, décédé en 1991, a recueilli des informations du XVIIIe et du XIXe siècle auprès des paroisses françaises et ces chiffres ont été utilisés pour calculer les taux de fertilité. Par conséquent, le taux de fertilité d’une femme âgée de 35 à 39 ans et n’utilisant pas la contraception est de 34 %, contre 48 % pour celles âgées de 20 à 24 ans. De 40 à 44 ans, il tombe à 17 % puis à 5 % au-dessus de 45 ans.

Mais dans les années 1700, beaucoup de femmes allaitaient leur premier enfant, ce qui leur donnait moins de chances de tomber enceinte. En outre, les femmes de plus de 35 ans pouvaient avoir déjà eu six ou sept enfants et être devenues stériles suites à des complications. Et, surtout, si les femmes ne voulaient pas d’enfants, elles devaient complètement éviter les rapports sexuels. De toute évidence, les femmes au XVIIIe siècle ont peu de choses en commun avec les femmes modernes. Des chiffres plus réalistes, basés sur une étude portant sur 782 couples, montre que la probabilité de tomber enceinte des femmes ayant au moins deux rapports par semaine et ayant arrêté de prendre la pilule est de 82 % chez les 35-39 ans la première année, contre 90 % la deuxième année. Chez les 19-26 ans, ce taux est de 92 % la première année contre 98 % la deuxième.

 

L’efficacité des moyens de contraception

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Aujourd’hui, les moyens de contraception sont extrêmement fiables via Shutterstock

Aujourd’hui, 99,9 % des rapports sexuels ne mènent pas à une grossesse. Il est donc évident qu’il existe de nombreux moyens de contraception extrêmement fiables. Un sondage britannique révèle que 82 % des femmes âgées entre 16 et 54 ans sont sexuellement actives et 83 % d’entre elles disent utiliser un moyen de contraception, les moyens les plus populaires étant le préservatif et la pilule. En effet, la pilule est utilisée chez 22 % des femmes sexuellement actives mais demeure populaire notamment auprès des jeunes. Les implants, les injections et autres moyens de contraception sont le choix de 7 % des femmes seulement. Si l’abstinence était la principale option dans les siècles derniers, elle n’est le choix que de 0,6 % des femmes aujourd’hui.

Si 80 % des femmes utilisent un moyen de contraception, la moitié des grossesses au Royaume-Uni sont non planifiées. Alors quelle est la probabilité pour qu’un moyen de contraception fasse défaut ? Le taux d’inefficacité d’un préservatif serait, selon les fabricants, de 2 % lorsque celui-ci est bien utilisé. Une étude de 2002 réalisée aux Etats-Unis affirme quant à elle que le taux d’inefficacité du préservatif lorsqu’il est mal utilisé serait de 14 %. Certains facteurs accentuent le taux « d’échec » : être âgée de moins de 30 ans, avoir déjà un enfant ou encore la pauvreté. Concernant les contraceptifs oraux, les risques de grossesse s’élèvent à 0,3 %.

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La pilule contraceptive a révolutionné les comportements via Shutterstock

La pilule a sans aucun doute révolutionné les comportements sexuels. De plus en plus de femmes comptent sur son efficacité aujourd’hui. Parmi les femmes nées en 1946, 20 % d’entre elles utilisaient la pilule contre 70 % pour les femmes nées en 1966. Néanmoins, en 1995, le Comité britannique de sécurité en médecine a alerté les médecins concernant les pilules de troisième génération qui doubleraient le risque d’avoir des caillots de sang dans les jambes. Une étude rapporte que 12 % des femmes auraient arrêté de prendre ce type de pilule le jour de l’annonce. L’impact fut énorme. Alors que les naissances diminuaient auparavant, elles ont augmenté de 12 500 en Angleterre et au Pays de Galles en 1996. De la même manière, on dénombrait 13 500 avortements supplémentaires.

Concernant la pilule du lendemain, celle-ci est en vente en pharmacie depuis 1999. Elle est notamment utilisée par les jeunes. Ainsi, en 2010, plus de deux femmes âgées de 15 à 24 ans sur cinq affirmaient avoir déjà pris la pilule du lendemain au moins une fois.

 

Fille ou garçon ?

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Fille ou garçon ? via Shutterstock

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il y a plus de naissances de garçons que de filles. En France, en 2013, on dénombrait 400 149 naissances de garçons contre 381 472 naissances de filles, soit 104,9 garçons pour 100 filles. Pourtant, il y a plus de femmes que d’hommes en France, et même dans le monde. Ce déséquilibre s’explique par le fait qu’un homme, quel que soit son âge, a 50 % de chances de plus de mourir avant son prochain anniversaire qu’une femme au même âge. Au final, on observe que les hommes vivent en moyenne quatre années de moins que les femmes. Le taux de natalité inégal n’est pas un phénomène moderne. Au XVIIe siècle, un chercheur du nom de John Graunt a observé qu’entre 1629 et 1661, 139 782 garçons ont été baptisés à Londres, contre 130 866 filles.

En examinant le ratio des naissances de 1838 à nos jours, on aperçoit d’étonnantes fluctuations. Par exemple, les pics de 1919 et 1944 ont montré que plus de garçons étaient nés avec la fin de la guerre. Cette tendance fut constatée dans de nombreux pays. Certains scientifiques se sont penchés sur ce phénomène étrange et sont parvenus à ressortir quelques explications. La première est que l’évolution a permis aux femmes d’avoir inconsciemment plus de garçons lors de périodes pendant lesquelles de nombreux hommes sont morts. L’autre explication, plus cohérente, dit que le sexe du foetus est influencé par le niveau d’hormones des parents à la conception, plus de garçons étant conçus tôt dans le cycle. La période « idéale » de fertilité chez une femme est environ deux jours avant l’ovulation mais si les couples ont beaucoup de rapports, ils sont susceptibles de concevoir un enfant plus tôt dans le cycle. Or, pendant les périodes de guerre, les rapports sexuels avaient lieu pendant de brèves périodes de congés. Ainsi, un couple va maximiser son nombre de rapports sans prendre en compte à quel moment du cycle cela correspond. Plus de conceptions sont donc susceptibles de se produire tôt dans la période de fertilité et il y a donc plus de chances de faire un garçon.

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Il y a plus de chances d’avoir un garçon via Shutterstock

Mais alors que les garçons naissent davantage après la guerre, les filles naissent plutôt dans les moments de stress parental prolongé. Par exemple, c’est ce qu’il s’est produit après le séisme japonais en 1995 et à la suite de l’effondrement du World Trade Center en 2001. Les difficultés financières prolongées vérifieraient également cette tendance. Des chercheurs californiens ont montré qu’il y avait eu davantage de fausses couches de garçons au cours de la période de chômage élevé entre 1989 et 2001. En fait, il s’agirait plutôt de dire que les périodes de stress sont propices à la conception de moins de garçons que de filles plutôt que de plus de filles que de garçons.

 

Les premiers moyens de contraception

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Le préservatif fut inventé en 1584 via Shutterstock

Avant l’évolution de la contraception moderne, les femmes utilisaient des moyens plus naturels pour réduire leurs chances de tomber enceinte tels que l’allaitement prolongé ou l’utilisation de moyens à base d’herbes ou de laine trempée dans du miel. A la période romaine, beaucoup pensaient qu’éternuer après un rapport sexuel permettait d’éviter la grossesse. D’autres nombreuses pratiques étranges étaient employées. Le préservatif a été inventé en 1564 par le chirurgien italien Gabriel Fallope qui évoquait ce moyen dans ses textes. Initialement, il a été conçu comme un moyen de protection contre la syphilis. Dans les années 1700, les préservatifs étaient fabriqués à partir des intestins d’animaux avant d’être faits en caoutchouc à partir des années 1890.

 

La chute du taux de fécondité après les années 1870

En regardant l’évolution du taux de fécondité après les années 1870, on s’aperçoit que ce dernier a chuté de manière significative. En effet, il est passé de cinq enfants par femme en 1870 à deux enfants en 1930, les pics d’après-guerre mis à part. Cela s’explique d’une part par le progrès de la médecine et, d’autre part, par le fait qu’il n’était plus économiquement viable d’avoir un grand nombre d’enfants dans une société industrielle.

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Le taux de fécondité commence à chuter dans les années 1870 via Shutterstock

Le plus surprenant est de voir que cette chute s’est amorcée alors que les moyens de contraception n’étaient pas encore fiables et répandus comme c’est le cas aujourd’hui. Mais cela peut notamment s’expliquer en partie par le fait que les gens commençaient à se marier de plus en plus tard à cette période. De fait, les gens avaient moins de relations sexuelles.

Ces informations sont étonnantes ! A travers de nombreuses statistiques, nous pouvons nous rendre compte de l’évolution de la natalité dans le monde, des comportements, des moeurs mais également des progrès en matière de contraception. Parmi ces informations, laquelle vous a le plus étonné ?

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