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Ce réfugié vendait des stylos pour nourrir ses enfants mais le soutien des internautes lui a permis de s’en sortir

Abdul Halim al-Attar est un réfugié syrien père de famille qui a récemment connu une certaine notoriété. En effet, un cliché le montrant avec sa fille dans les bras en train de vendre des stylos pour subvenir aux besoins de sa famille a fait le tour de la toile en quelques jours. Une campagne de financement participatif a alors été lancée en son nom pour l’aider à sortir de la misère. SooCurious vous présente cette histoire qui fait chaud au coeur.

Abdul Halim al-Attar a été pris en photographie il y a quelque temps, tentant tant bien que mal de vendre des stylos pour subvenir aux besoins de sa famille. Ce cliché est devenu viral sur la toile notamment grâce au journaliste norvégien Gissur Simonarson qui, à la suite de cela, a lancé un compte twitter @buy_pens (acheter_stylos) et une campagne de financement participatif ayant pour but d’obtenir 5 000 $ pour Abdul et sa famille. Le phénomène a dépassé tout ce qui était prévu et a atteint la somme de 191 000 $.

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Avec cet argent, Abdul a pu rendre son mode de vie et celui de ses enfants meilleurs. De plus, il en a envoyé une partie à sa famille et à des amis restés en Syrie. Il a pu offrir à ses enfants un lieu de vie plus agréable, notamment en s’installant dans un appartement avec deux pièces dans le sud de Beyrouth au Liban, leur permettant de ne pas tous dormir dans une salle unique. Le jeune Abdullelah, 9 ans, est enfin retourné à l’école après 3 ans d’absence. La petite Reem qui se trouve sur la photographie, alors âgée de 4 ans, est très fière de son nouveau logement.

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Lorsqu’Abdul était dans un camp de réfugiés au sud de Damas, il était employé dans une usine de chocolat, mais le camp a été détruit par les attaques. Il fut alors contraint de survivre tant bien que mal avec ses jeunes enfants à charge. Mais tout cela est derrière lui.

Aujourd’hui, Abdul Halim al-Attar a ouvert un restaurant à Beyrouth grâce à cet argent qui arrive petit à petit compte tenu des difficultés des banques à traiter les comptes des réfugiés. L’homme espère pouvoir investir ce qu’il lui reste afin de ne pas le perdre et pouvoir permettre à ses enfants de continuer à vivre dans ces conditions. Abdul a engagé 16 employés également réfugiés afin de leur permettre de gagner leur vie. En effet, en 2014, seulement un tiers des réfugiés ont un petit travail selon l’Organisation internationale du travail.

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Cette histoire est réellement touchante et prouve par son existence que le monde internet n’est pas en reste en ce qui concerne l’humanité. A la rédaction, nous espérons sincèrement que d’autres personnes puissent bénéficier d’une aide telle que celle reçue par Abdul. Pensez-vous que cette histoire est encourageante ou au contraire qu’elle reflète l’inaction de certains gouvernements ?

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