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5 scientifiques de renommée internationale qui croyaient vraiment à la magie

5 scientifiques de renommée internationale qui croyaient vraiment à la magie

Tout au long de l’histoire, de célèbres scientifiques ont contribué à une meilleure compréhension de notre monde. Mais saviez-vous que certains d’entre eux étaient aussi de fervents adeptes de la magie ? En tout cas, ils croyaient en son existence. Le DGS vous présente les portraits de cinq scientifiques célèbres qui ont souvent émis des hypothèses abracadabrantes !

Au cours de l’histoire, des scientifiques renommés, de Galileo à Newton, ont souvent cru à des choses relevant du fantastique dans des domaines comme l’astrologie, l’alchimie, ou même la magie. Pourtant, certaines de leurs idées bizarres leur semblaient tout à fait valables à l’époque, et souvent pour de bonnes raisons. Nous avons aujourd’hui l’avantage d’avoir du recul. Certes, il s’agit d’un avantage injuste. Mais cela ne rend pas leurs croyances de l’époque moins bizarres. Regardons plutôt.

 

GALILÉE PENSAIT QUE L’ASTROLOGIE POUVAIT TOUT CHANGER

Aujourd’hui, Galilée est présenté comme un représentant de la rationalité. Il a notamment plaidé pour l’héliocentrisme, l’idée selon laquelle le Soleil, et non la Terre, était au centre du système solaire. Il s’est défendu longuement devant une église anti-héliocentrique. Pourtant sa théorie a constitué une avancée exceptionnelle dans l’astronomie.

IL A ÉTÉ PERÇU COMME UN DISEUR DE BONNE AVENTURE

Il a également été perçu comme une sorte de diseur de bonne aventure. Galilée croyait également en l’astrologie et il l’a pratiquée. Il travaillait notamment sur cette science pour le compte de clients fortunés, et enseignait aussi aux étudiants d’écoles de médecine. Si les étudiants de l’université de Padoue avaient dû passer le MCAT (concours de médecine), Galilée aurait probablement rajouté une question concernant la compatibilité astrologique.

Galilée n’était pas le seul à prendre ces fameux signes astrologiques en considération. Son contemporain, Johannes Kepler a conduit ses propres études astrologiques, mais un peu à contrecoeur (il qualifiait  » d’imbéciles  » les gens qui croyaient en l’astrologie).

 

ISAAC NEWTON PENSAIT QUE L’ALCHIMIE ÉTAIT LE FUTUR

L’économiste John Meynard Keynes appelait Isaak Newton (1642-1726)  » le dernier des magiciens  » pour de bonnes raisons. Newton a passé la moitié de sa vie à être obsédé par l’alchimie, la magie de la transformation souvent associée à la métamorphose de métaux en or. Pour rendre les choses encore plus compliquées, en 1696, Newton est devenu Directeur de la Monnaie, puis Maître de la Monnaie en 1700. Le Royal Mint, agence chargée de frapper les pièces du Royaume-Uni, était donc dirigé par Newton. Pour être clair : un alchimiste était en charge de fabriquer la monnaie.

IL A PASSÉ LA MOITIÉ DE SA VIE À ÊTRE OBSÉDÉ PAR L’ALCHIMIE ET À LA MAGIE

Newton n’était pas le seul esprit respecté qui rêvait de pièces d’or. Robert Boyle, considéré comme le père de la chimie, s’intéressait également à l’alchimie. En fait, il était tellement attaché à l’alchimie qu’il s’est battu pour la rendre légale, depuis que Henri IV l’avait interdite (parce que l’alchimie n’était pas bonne pour la masse monétaire). Inutile de dire que l’abrogation n’était pas nécessaire.

La pierre philosophale que Newton recherchait était non seulement capable de changer les métaux vils en métaux précieux, mais elle avait également un fabuleux pouvoir de guérison qui fascinait Newton. Malheureusement, on ne peut trouver la pierre philosophale que dans le premier tome de Harry Potter.

 

TYCHO BRAHE VOULAIT QU’ON LE PRENNE POUR UN SORCIER

Tycho Brahe (1546-1601) a créé son propre modèle de l’univers. Il développa notamment un catalogue de 1000 étoiles qui a permis de faire avancer la science de l’astronomie. Il a également convaincu tout le monde qu’il était un sorcier.

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Il fit alors de l’île de Hveen (connue aujourd’hui comme l’île Ven) son île privée pour exercer la « sorcellerie ». Richissime, Brahe y fit construire plusieurs observatoires et s’offrit les services d’une équipe d’assistants pour étudier l’astronomie. Il utilisa également des petits robots pour faire croire à la population locale qu’il disposait de pouvoirs magiques.

Mais il n’a pas seulement trompé le public sur ses prétendus pouvoirs magiques. En effet, lui-même était persuadé d’être un sorcier. Il dénonça publiquement ceux qui croyaient que l’astrologie n’était pas une science sérieuse et il pensait que l’alchimie était la science de l’avenir pour répondre aux mystères de l’époque. Brahe est même devenu une sorte de représentant de la magie puisqu’un calendrier consacré au jour magique a été fait en son honneur (son nom a été gravé dessus pour lui donner une certaine crédibilité).

L’histoire de Tycho Brahe est composée de multiples anecdotes bizarres. Il aurait perdu une partie de son nez lors d’un duel provoqué par un désaccord scientifique. Il aurait également eu un animal de compagnie. Jusque-là, rien d’anormal. Sauf que cet animal en question aurait été un élan alcoolique. Vraiment étrange.

 

CARL LINNAEUS A ÉLABORÉ UN CLASSEMENT AVEC DES ANIMAUX MAGIQUES ET CROYAIT AUX SIRÈNES

Carl Linnaeus (1707-1778) a élaboré un classement taxonomique (science qui a pour objet de regrouper les organismes vivants) des animaux et des plantes vivantes. A cette époque, les scientifiques ont découvert à un rythme effréné de nombreuses nouvelles espèces animales (Linnaeus pensait auparavant que le pélican était un mythe). Ces découvertes succinctes ont conduit Linnaeus à croire, assez raisonnablement, que les humains trouveraient bientôt une variété d’animaux mythologiques.

Linnaeus consacra la majeure partie de son ouvrage  » Systema naturae  » à ces mystérieuses espèces. Une section qu’il nomma  » Animalia Paradoxa  » et dans laquelle on retrouvait :

– L’hydre
– Le satyre (un homme-singe associé au dieu Pan dans la mythologie grecque)
– Le phoenix (oiseau qui renait de ses cendres)

IL PENSAIT QUE LES HUMAINS TROUVERAIENT DES ANIMAUX MYTHOLOGIQUES

Est-ce que Linnaeus croit vraiment en ces animaux ? Il est difficile de le savoir, et plusieurs défenseurs de Linnaeus affirment qu’il incluait ces animaux pour pointer du doigt l’absurdité de leur existence. Dans les années 1730, il est devenu le plus célèbre destructeur du mythe de l’hydre à Hambourg. Cependant, on peut affirmer que Linnaeus a cru qu’il avait trouvé un troglodyte, qu’il se vantait d’avoir vu une corne de licorne, et qu’il disait avoir eu la chance de trouver une sirène.

Quelles que soient ses motivations, Linnaeus n’était pas le seul à croire en des animaux étranges, parfois magiques. Gottfried Leibniz, qui a pourtant inventé des calculs sophistiqués pour l’époque et donc que l’on pourrait croire vraiment rationnel, voulait remplir les musées d’animaux imaginaires tels que le mermécolion (sorte de fourmi-lion).

 

PARACELSE AIMAIT LA MAGIE NATURELLE ET… LUI-MÊME

paracelse

Paracelse (1493-1541) a beaucoup fait pour la science au cours de sa vie. Il fut notamment un précurseur de la toxicologie et inventa le mot  » zinc  » pour qualifier l’élément chimique en question. Mais avant qu’il ne révolutionne certaines méthodes scientifiques et qu’il ne nomme des métaux, Paracelse croyait aux choses magiques.

Phlippus Aureolus Theophrastus Bombastus von Hohenheim, il se donna lui-même le nom de Paracelse. En effet, cela était plus court mais Paracelse (Paracelsus en latin) signifie également  » meilleur que Celsus « , l’un des premiers chercheurs romains en médecine (selon les défenseurs de Paracelse, ce dernier aurait en fait été renommé par ceux qui l’idolâtraient).

e L’Archidoxe Magique de Paracelse

Paracelse a écrit que dès son plus jeune âge, la transmutation des métaux était une obsession ; obsession qui continua à le guider vigoureusement à l’âge adulte.

Lorsqu’il n’était pas en voyage à travers le monde pour approfondir ses théories, il tentait d’utiliser la  » magie naturelle  » pour aider ses patients. Il disait :  » la magie est l’un des grands secrets du savoir « . Sa compréhension de la magie naturelle lui conférait occasionnellement une enquête scientifique à résoudre. Dans le même temps, il croyait aussi que le soufre correspondait à l’âme chez l’Homme. Mais soyons compréhensifs, Paracelse était temporellement le scientifique de cette liste le plus proche d’Aristote. Il est donc normal qu’il tenta de se livrer à la magie et à l’occultisme.

Pour sa défense, la magie était pour lui davantage une source d’interrogation qu’une croyance profonde. Il pensait en fait qu’il s’agissait d’une science pas encore comprise. En fait, ce qui unit tous les scientifiques de cette liste, c’est qu’il ont chacun poursuivi leurs recherches même si celles-ci s’effectuaient dans des domaines peu habituels.

Ces scientifiques que l’on pensait être les maîtres de la rationalité avaient eux aussi des hypothèses sur des domaines comme la magie. Ne soyons pas de mauvaise foi, on ne savait encore rien à ce propos à leur époque, il était donc normal de s’y pencher de plus près.