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Découvrez les origines de la Santeria, cette religion afro-caribéenne fascinante

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Si l’Homme cultive depuis longtemps de très nombreuses croyances, beaucoup d’entre elles sont parentes et résultent de mouvements de populations, volontaires ou non. L’une de ces religions, la Santeria, fascine autant qu’elle effraie. SooCurious vous présente cet étrange culte.

Pratiquée dans plusieurs pays d’Amérique centrale ou du Sud, tels que Cuba, la Colombie ou le Venezuela, la Santeria s’immisce de plus en plus au nord du nouveau continent. Désormais, à Mexico ou encore à New York, les « santeros », tels qu’on appelle les croyants de ce culte, se multiplient.

Un autel dédié à la Santeria
Un autel dédié à la Santeria

Aussi nommé Regla Lucumi, ou Regla de Ocha, la Santeria est le résultat d’un syncrétisme, soit un mélange d’influences. Plus précisément, ses origines remontent à plusieurs centaines d’années, sur le continent africain. Là, vit notamment le peuple Yoruba, une ethnie répartie sur le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et, surtout, le Nigéria.

Or, bien avant la colonisation et les conversions forcées, ces populations disposaient déjà de leurs propres croyances. Celles-ci étaient notamment basées sur l’adoration de divinités en tous genres, chacune correspondant à une force ou à un élément naturel : les orishas. Mais dès le XVIe siècle, beaucoup de Yorubas furent déportés en masse vers les Caraïbes dans le cadre des « traites négrières ». Dès lors, ces populations durent adapter leur mode de vie, et notamment leur religion.

Un orisha africain
Un orisha africain

Exploités comme esclaves dans un pays dont ils ignoraient tout, les Africains asservis furent aussi convertis de force au catholicisme, religion qui prévalait alors en Amérique. Mais, refusant d’abandonner complètement leurs traditions, les Yorubas concilièrent leurs anciennes croyances avec celles qu’on leur imposait.

Ils attribuèrent alors aux saints catholiques une double identité, chacun correspond désormais à un orisha, avec ses pouvoirs et ses caractéristiques propres. Les noms des saints, comme leur apparence, furent eux conservés, mais les cultes évoluèrent peu à peu.

Un magasin d'objets de culte à la Havane via Shutterstock
Un magasin d’objets de culte à La Havane

Au fil du temps, et au contact de la culture latino qui se développa progressivement en Amérique centrale et du Sud, la religion yoruba muta en d’autres formes de culte. Et alors qu’au Brésil naquit le Candomblé, le Vaudou vit le jour à Haïti et la Santeria à Cuba.

Dans le même temps, chaque croyance cultiva ses propres usages, conditionnée par les coutumes locales. La Santeria, pour sa part, se pratique par la musique, la divination des prêtres, des autels édifiés dans les maisons ou encore des sacrifices d’animaux lors de grands évènements, tels que les naissances, les mariages ou les enterrements.

Des objets de cultes de la Santeria via Shutterstock
Des objets de culte de la Santeria via Shutterstock

L’apparition d’un culte comme la Santeria, véritable mélange culturel et religieux, est le symbole des évolutions successives qu’ont connues les populations humaines au fil des siècles. Si la découvertes de nouvelles cultures vous intéresse, partez à la rencontre des dernières femmes de la tribu Apatani qui arborent fièrement leurs traditions ancestrales.

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