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12 romans de science-fiction qui ont marqué l’histoire de la littérature

12 romans de science-fiction qui ont marqué l’histoire de la littérature

La science-fiction est un genre littéraire vraiment à part qui s’est souvent vu relégué au second plan de la culture en général. Or il existe des romans de science-fiction qui ont non seulement touché un très large public, mais qui en plus ont marqué par leurs propos très en avance sur leur temps. LE DGS vous fait découvrir 12 de ces romans. 

 

20 000 LIEUES SOUS LES MERS DE JULES VERNE, 1869-1870

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Toute l’œuvre de Jules Verne a marqué durablement les esprits, mais s’il y a bien un roman qui sort du lot, c’est 20 000 lieues sous les mers. Les aventures du capitaine Nemo et de son Nautilus n’ont en effet jamais cessé de fasciner, d’autant plus que c’est avant tout le monde que Jules Verne a pensé à l’exploration sous-marine par le biais d’un engin capable d’aller sous l’eau. De nombreux auteurs et explorateurs ont dit par la suite avoir été influencés par 20 000 lieues sous les mers, ce qui n’est pas très étonnant de la part d’un homme qui avait également imaginé le voyage sur la Lune.

 

LA GUERRE DES MONDES DE H.G. WELLS, 1898

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Il n’existe sans doute pas de roman qui mérite plus l’appellation d’œuvre fondatrice dans le domaine de la science-fiction que La Guerre des mondes de H.G. Wells. Présentant pour la première fois le récit de l’invasion de la Terre par des Martiens particulièrement belliqueux et avancés d’un point de vue technologique, La Guerre des mondes a été un énorme succès d’édition à sa sortie en 1898 (tout de même !) et a inspiré d’innombrables autres romans d’invasions extraterrestres, sans même parler de la quantité astronomique d’adaptions qui ont été tirées de l’œuvre elle-même. Définitivement, s’il y a bien une œuvre qui tient sa place ici, c’est bien la création de H.G. Wells.

 

LES CHRONIQUES MARTIENNES DE RAY BRADBURY, 1950

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A l’opposé de La Guerre des mondes, il y a Les Chroniques martiennes de Ray Bradbury, publié en 1950. Ici ce ne sont pas les Martiens qui tentent d’envahir la Terre mais les Terriens qui conquièrent Mars, et ils y arrivent très bien… On suit donc, d’histoire courte en histoire courte, sur un ton à la fois mélancolique et merveilleux, la lente disparition des Martiens et l’installation des humains sur la planète. Avec leur ton résolument différent de ce qui se faisait à l’époque, Les Chroniques martiennes a marqué les esprits, et encore aujourd’hui ces textes, qui se lisent comme un roman, ne cessent d’envoûter.

 

FONDATION D’ISAAC ASIMOV, 1951-1953

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Publiée entre 1951 et 1953, la trilogie originale de Fondation, écrite bien sûr par Isaac Asimov, a durablement marqué les esprits. On y suit le mathématicien Hari Seldon qui, grâce à un modèle de calcul particulièrement complexe, parvient à prédire la chute de l’empire galactique, mais aussi sa renaissance. C’est donc grâce à la science et à sa connaissance de la nature humaine que le héros parviendra à lutter pour la survie de la civilisation et de ses idéaux. Ayant inspiré de nombreux auteurs de science-fiction mais aussi des scientifiques de tous bords (des économistes aux sociologues en passant par les mathématiciens), Fondation est à ce jour la seule œuvre à avoir reçu le Prix Hugo de la meilleure œuvre de tous les temps, en 1966.

 

LES ENFANTS D’ICARE D’ARTHUR C. CLARKE, 1953

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Remarquable par sa portée philosophique, Les Enfants d’Icare, d’Arthur C. Clarke, se situe à contre-courant de tout ce qui se fait à l’époque. En effet, en pleine guerre froide et alors que les extraterrestres sont presque exclusivement représentés en fiction comme des êtres menaçants, son roman raconte comment des extraterrestres supérieurs et bienveillants, les suzerains, viennent sur Terre pour empêcher l’humanité de provoquer sa propre destruction et l’aider à s’élever vers un état supérieur. Emouvant et malgré tout foncièrement optimiste, Les Enfants d’Icare permit à la fois d’aborder la science-fiction d’une manière nouvelle mais également de croire en l’humanité.

 

EN TERRE ÉTRANGÈRE DE ROBERT A. HEINLEIN, 1961

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Publié en 1961 après plus de dix ans d’écriture, En terre étrangère de Robert A. Heinlein est un genre de fable qui mêle science-fiction et fantaisie et a su marquer les esprits à sa sortie, à une époque où la société était sur le point de grandement changer. On y suit les expériences faites par un Martien qui découvre la Terre, ce qui est l’occasion pour l’auteur d’aborder d’un point de vue philosophique la vie, le monde, la société, l’argent, l’art, l’amour, le sexe… le tout de manière joyeuse et décomplexée. En fait, plus qu’une réflexion sur la civilisation humaine, En terre étrangère est un véritablement questionnement du sens de l’être humain dans l’univers, et c’est aussi en cela qu’il est intemporel et inoubliable.

 

DUNE DE FRANK HERBERT, 1965

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Roman de science-fiction le plus vendu au monde, Dune est un véritable monument de la littérature mondiale. Ecrit par Frank Herbert et sorti en 1965, Dune est une immense fresque épique dans laquelle de grandes maisons nobles se battent pour contrôler différentes planètes et surtout Arakis, le monde désertique sur lequel est produit l’Epice permettant l’immortalité. Si Dune est un ouvrage qui inspira de nombreux romans de science-fiction de grande envergure et des space opera, il n’en demeure pas moins un roman totalement hors norme au sein de la science-fiction, et il n’y a pas de doute possible quant au fait que le roman continuera longtemps d’inspirer et d’influencer.

 

LA MAIN GAUCHE DE LA NUIT D’URSULA K. LE GUIN, 1969

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Dans La Main gauche de la nuit, Ursula K. Le Guin décrit à la fois une société interplanétaire future dans laquelle les valeurs ne sont plus les mêmes mais surtout un monde où les êtres humains sont asexués la majorité du temps, à l’exception de rares moments où ils prennent aléatoirement un sexe masculin ou féminin. De fait, cette population ne repose pas sur les mêmes structures familiales et sociales. Pionnière du féminisme en science-fiction, Ursula K. Le Guin s’est attachée à imaginer un monde où les normes genrées ne seraient pas les mêmes à une époque où, plus encore que de nos jours, le sexisme était très présent.

 

L’ANNEAU-MONDE DE LARRY NIVEN, 1970

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Publié en 1970, L’Anneau-Monde de Larry Niven a fondé un grand courant de science-fiction se consacrant à l’histoire de planètes entières ou d’objets d’une taille démesurée. C’est justement le cas de son Anneau-Monde, un objet annulaire dont le gigantisme dépasse toute proportion et qui ceinture son étoile. Exploré en partie par les personnages du roman, ce gigantesque anneau est posé à la fois comme « possible » par Niven (rien, physiquement du moins, n’interdit son existence) mais également comme d’une complexité exceptionnelle (en raison de la quantité de matériaux nécessaires à sa création et de la seule mise en place de cette dernière). Un grand moment de science-fiction dans ce qu’elle peut offrir à la fois de plus technique et de plus incroyable.

 

DHALGREN DE SAMUEL R. DELANY, 1975

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Autant adorée du grand public que détestée par les amateurs de science-fiction, Dhalgren est une œuvre à part qui ne laissa personne indifférent. Ecrit par Samuel R. Delany, ce roman étrange et intrigant nous plonge dans la ville de Belona, qui semble tomber en déliquescence après qu’un cataclysme inconnu a frappé le monde, à suivre un personnage sans nom qui découvre ce monde étrange et dévasté en même temps que sa sexualité aussi bien avec des hommes que des femmes. Non linéaire, volontiers abscons et ouvert à des orientations sexuelles alors pratiquement pas représentées dans la littérature de science-fiction, Dhalgren a su marquer les esprits.

 

LE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE DE DOUGLAS ADAMS, 1979

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Première (et sans doute seule) comédie de science-fiction multimédia, Le Guide du voyageur galactique, publiée sous forme de roman en 1979 à partir de la série radiophonique également écrite par son auteur Douglas Adams, a été un énorme succès de librairie dans son pays d’origine, l’Angleterre. Et à y regarder de plus près, on comprend pourquoi. Enchaînant les moments loufoques, Le Guide du voyageur galactique raconte avec force humour les tribulations de l’Anglais Arthur Dent à travers la galaxie après la destruction de la Terre. Prenant le contre-pied de la science-fiction « sérieuse », ce livre n’en oublie pas moins, toujours avec décalage, d’explorer les thèmes philosophiques qui obsèdent le genre, comme l’origine de la vie ou de l’univers… 

 

NEUROMENCIEN DE WILLIAM GIBSON, 1984

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Fondant à lui seul un sous-genre entier de science-fiction, le cyberpunk, Neuromancien est un roman qui a marqué toute une génération. Pour la première fois un auteur, William Gibson, utilisait pleinement toutes les possibilités offertes par les perspectives de développement de la technologie informatique pour créer un roman absolument révolutionnaire. Révolutionnaire, Neuromancien a apporté un souffle nouveau à la science-fiction, et aujourd’hui encore il est à considérer comme une œuvre incontournable du genre.

 

Chacune dans leur genre, ces œuvres ont su marquer l’histoire de la littérature et les esprits plus globalement. Que ce soit par leurs idées originales ou leurs histoires tour à tour intrigantes et touchantes, ces romans sont inoubliables. Certains d’entre eux rejoindraient bien d’ailleurs notre liste des romans de science-fiction qu’on aimerait voir adaptés en films.

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— @DailyGeekShow

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