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Ce robot hypnotisant tisse des toiles aussi bien que les araignées

Un robot capable de tisser de la toile d’araignée : l’idée parait saugrenue, mais c’est pourtant ce que vient de créer une équipe d’étudiants chinois. Elaborée à partir d’un robot-bras utilisé sur les chaînes de montage des usines et d’une imprimante 3D, leur création, qui s’inspire des arachnides, est capable d’imprimer d’élégants filaments de plastique. SooCurious vous explique comment fonctionne cette invention.

Lei Yu est un doctorant candidat à l’Université Tsinghua de Beijing qui a eu une idée pour le moins originale avec son groupe de travail : créer un robot qui pourrait imprimer en 3D une coquille de protection, à la manière d’un ver à soie tissant son propre cocon. Lei Yu et des étudiants de l’Université Tongji ont donc passé trois semaines à donner vie à cette vision robotique poétique. Pourtant, leur rêverie s’est vite heurtée aux dures lois de la physique : en l’état actuel des technologies d’impression 3D, il était impossible pour un robot de se fabriquer une telle superficie de fil de manière efficace.

 

Le robot créé par Lei Yu : 

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Le projet a alors légèrement changé d’objectif pour parvenir à créer du fil solide. En cherchant du côté de ce qui se fait dans la nature, l’équipe a trouvé de l’inspiration du côté de la soie d’araignée. Les scientifiques savent déjà que la soie d’araignée est particulièrement solide, et ce parce que, au lieu d’être constituée d’un fil uniforme, elle constitue une structure dynamique avec un filament d’épaisseur variable parcouru de nodules augmentant sa solidité.

 

La tête d’impression : 

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Utilisant du plastique durcissant à l’air, la solution adoptée par Lei Yu imite élégamment les méthodes de tissage des araignées en fusionnant de manière dynamique et complexe quatre fils de plastique. Pour l’instant la « soie plastique » imprimée de cette manière est très peu solide et peut à peine supporter son propre poids, mais Lei Yu et son équipe espèrent qu’en utilisant des matériaux d’impression plus solides comme l’acier ou la fibre de carbone, cette méthode pourra être appliquée à la construction de bâtiments.

 

La « soie » imprimée par le robot : 

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Vraiment impressionnant ! À la rédac’, on est tous étonnés par la capacité des scientifiques et des chercheurs à s’inspirer des solutions imaginées par la nature. Cela nous a d’ailleurs rappelé que la soie d’araignée pourrait nous apporter des avancées remarquables en termes d’ingénierie et qu’une entreprise allemande essaie déjà d’en produire en imitant ses capacités de résistance et de flexibilité. Et vous, pensez-vous que l’on devrait continuer à chercher de l’inspiration dans la nature pour créer de nouvelles technologies ?

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