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Rétrospective sur les étranges combinaisons qui nous permettent de visiter les profondeurs

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Le scaphandre n’est pas une tenue sexy mais elle a fait son temps dans l’Histoire des découvertes sous-marines. Dans l’absolu, si vous êtes tentés par une baignade en eaux profondes, cet article est fait pour vous…

À la télévision, dans les films, dans les jeux vidéo et même dans la vraie vie, le scaphandre a toujours eu l’originalité d’être… très étrange. Depuis sa création par Pierre Remy de Beauve en 1715, il a souvent ressemblé à un cadenas géant, où l’homme devenait une boîte de conserve pendant un temps de plongée indéterminé. 

Plusieurs références lui sont adressées…

On peut le retrouver dans le film 20 000 lieues sous les Mers (1952) :

 

La bande dessinée Tintin en 1929 :

 

 

Le jeu vidéo BioShock…

 

 

Et il a même inspiré Salvator Dali lors de l’exposition du surréalisme en 1938, qui a décidé de ne pas s’habiller comme les autres lors de cet événement. 
 

 

Faite de laiton, de bronze ou de cuivre, cette tenue se portait avec un casque métallique, des bottes légères et une veste en cuir pour rendre la combinaison étanche. Le corset de fer protégeait la poitrine du scaphandrier contre une pression d’eau trop excessive. Capable d’aller jusqu’à 700 mètres de profondeur aujourd’hui, le scaphandre propose aux hommes d’être tout-équipé pour être paré à une aventure aussi grande que tous les océans réunis.

À moins que le plongeur ait la frousse de se confronter à la nature des profondeurs, il fut un temps où il était impératif de descendre dans les profondeurs des océans avec un couteau ou autre gros objet tranchant « juste au cas où », car le monde qu’il visitait restait encore à découvrir…

Voici l’évolution des scaphandres par an, de 1715 jusqu’aux années 1960 :

 

 1715

Le scaphandrier était relié à deux tuyaux pour qu’on puisse lui pomper de l’air depuis la surface à l’aide d’un soufflet.

 

1797

Ici, l’air aurait été pompé par le bas, à travers des tubes provenant d’une tourelle à la surface. Mais attention, il est pieds nus !

 

1870

Les premiers dessins étaient sensationnels… On distingue clairement l’évolution de la tenue de plongée, qui était sûrement à la mode, car les individus en haut à droite n’y prêtent pas attention.

 

1873

Sur la couverture de « The Illustrated London News » de 1873, on découvre des marins prêts à sauter dans l’eau pour survivre à un naufrage. Celui du Northfleet pour être plus précise.

 

1906

Pluvy créa l’un des premiers scaphandres atmosphériques, ayant pour attraits ceux d’un robot tout droit sorti de science-fiction. L’homme à droite est William Walker, sauveteur de la cathédrale Winchester,  durant son effondrement en 1905.

 

1923

 Le scaphandre ci-dessus pouvait résister à la pression de l’eau à une profondeur de 160 mètres ! Fait étonnant : le plongeur avait un téléphone avec lui pour garder contact avec la surface. Après, on ne sait pas comment il a fait pour répondre aux appels…

 

1935 – 1940

Ci-dessus une photographie de l’exploration de l’épave de Lusitania coulé par un U-boat allemand au large de la côte de l’Irlande en 1905.

 

Les plongeurs de la Navy américaine portaient les costumes de Mark V, et ce, à de plus profondes destinations, dans de hautes mers et pour des missions de sauvetage en plongée… 

 

Le plongeur de la Marine, George W. McCullough, bénéficie de vêtements de laines sous son costume pour être tenu au chaud… Le portant avec style.

 

1980

Les costumes de plongée atmosphérique (appelés aussi JIM par le concepteur Jim Jarett) ont d’abord été utilisés dans l’industrie pétrolière, puis développés par la Marine pour des missions de sauvetage sous-marine. Ils étaient assez étanches pour supporter l’eau glacée et plus adaptés au confort du plongeur. Ceux-ci pouvaient donc respirer normalement et retourner à la surface plus rapidement. En 1979, Sylvia Earle établit un record du monde de JIM, en descendant jusqu’à 381 mètres de profondeur pendant 2 heures et demie. 

 

Ici, le scaphandre WAPS dépassa les capacités du JIM pour pouvoir aller jusqu’à 700 mètres, tout est calculé de sorte à ce que le plongeur puisse inspecter et réparer les installations des profondeurs maritimes. Celui de droite est celui qui est destiné à vos futures expéditions sous l’eau…

 

Cet effrayant accoutrement n’est malheureusement plus utilisé de nos jours, il était donc intéressant de nous approcher des ses spécificités qui auraient pu vous paraître familières. On ne sait pas si l’Atlantide a été découvert. Eux se sentent comme des poissons dans l’eau… Et vous, vous voyez-vous explorer, ou même vivre, dans les profondeurs de l’océan ?

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— William Arthur Ward

C’est impossible, dit la fierté. C’est risqué, dit l’expérience. C’est sans issue, dit la raison. Essayons, murmure le cœur.