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Cette puce révolutionnaire pourrait mettre un terme à l’expérimentation sur les animaux

Bien que l’Union européenne ait interdit les tests sur les animaux dans le cadre de la production des cosmétiques, l’expérimentation animale tue en moyenne 11,5 millions d’animaux dans les laboratoires européens et 2 millions dans les laboratoires français chaque année. Pourtant, la société Emulate, spécialisée dans la création  » d’organes sur puces  » a convaincu l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux d’accepter un partenariat en vue de substituer les fameuses puces aux animaux dans les tests pour les médicaments.

La procédure de test classique

En France, la moitié des cobayes animaux sont utilisés pour la mise au point des médicaments, les autres servent principalement à la recherche fondamentale et à la recherche médicale. De nombreux élevages spécialisés se sont implantés en Europe avec pour seul objectif de produire des animaux à la chaîne pour l’expérimentation. En plus d’être voués à une mort certaine, ces animaux vivent dans d’atroces souffrances.

Aux États-Unis, aucun médicament ne peut être commercialisé avant d’avoir fait l’objet de tests sur les animaux, surtout si la substance a des effets toxiques. L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux refuse que le médicament soit testé sur l’Homme avant que les agents potentiellement nocifs aient été écartés via l’expérimentation animale. Ce n’est qu’après avoir étudié les données des tests sur les animaux que l’agence valide les essais sur les hommes.

Credit : National Cancer Institute, Wikimedia Commons

 

Une alternative pour sauver les animaux

Les puces dEmulate pourraient constituer une alternative à l’expérimentation animale. Révolutionnaires, elles s’apparentent à des organes miniatures. Chaque puce se compose de canaux minuscules remplis de cellules humaines vivantes capables d’imiter les fonctions des organes.

Avec ses puces, Emulate a réussi à recréer artificiellement l’interaction entre l’organe et le médicament, il devient alors possible de mesurer les effets du médicament directement sur l’organe sans pour autant procéder à une série de tests sur un être vivant.

La société vient d’ouvrir une nouvelle ère de recherche au sein de laquelle il devient envisageable de se passer d’êtres vivants et sensibles pour l’expérimentation médicale. Si la nouvelle technologie d’Emulate ne parvenait pas à mettre un terme à l’expérimentation animale, elle pourrait en revanche réduire drastiquement le nombre d’animaux sacrifiés en laboratoire.

Credit : National Nuclear Security Administration, Wikimedia Commons

 

Une technologie performante

Il faut savoir que les tests sur les puces seraient beaucoup plus précis que ceux menés sur les organes des animaux ou les cultures cellulaires.

A l’heure actuelle, les tests sur les animaux ne sont pas 100 % efficaces, ainsi le persil tue le perroquet, le paracétamol intoxique le chat, le petit rat n’est pas toujours représentatif pour un homme de 70 kg… Les différences entre les organismes conduisent souvent à sacrifier inutilement des animaux mais aussi parfois à tuer des hommes. Ainsi, les effets secondaires des médicaments constituent la quatrième cause de mort en France…

La collaboration entre Emulate et l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux se concentrera dans un premier temps sur les puces qui reproduisent le foie ; les médicaments se désagrégeant particulièrement dans ce dernier avant de quitter le corps.

Espérons qu’avec les puces d‘Emulate, nous arrêterons un jour de sacrifier les animaux pour la science.

Credit : Janet Stephens

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