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En imitant les vaisseaux sanguins des poumons, ce dispositif pourrait remplacer certaines machines respiratoires

Des ingénieurs travaillant pour le laboratoire américain Draper ont réussi à développer une technologie novatrice, qui pourrait s’avérer utile pour aider les personnes souffrant d’insuffisance pulmonaire. La rédaction de SooCurious, toujours ravie de partager avec vous de telles avancées scientifiques, vous présente les recherches incroyables de ces ingénieurs biomédicaux.

En créant une puce imitant avec une extrême précision les vaisseaux sanguins présents dans les poumons, les ingénieurs du laboratoire Draper – présent aux quatre coins des Etats-Unis – pourrait aider les patients atteints d’insuffisance pulmonaire. En effet, la technologie qu’ils ont développée recrée à la perfection les caractéristiques biologiques des structures du poumon, permettant ainsi d’y placer une puce qui ne gênera pas son environnement d’accueil. Ladite puce représente alors une alternative plus sûre à certaines machines respiratoires utilisées pour traiter les personnes aux poumons malades.

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La puce développée par le laboratoire Draper a été conçue en s’inspirant des puces informatiques. Elle est en effet dotée de multiples données aux précisions remarquables pour permettre de ne pas nuire aux conditions physiques et chimiques complexes d’un poumon. Traitement novateur, la puce est composée de minuscules canaux moulés dans un polymère biocompatible, capable de supporter des débits élevés de sang. Déjà bien avancée, leur technologie – à force de recherches et d’essais – pourrait devenir de plus en plus sûre pour les futurs patients qui en bénéficieront.

Les personnes gravement malades, comme celles atteintes du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), pourront voir en cette puce un nouvel espoir. Elle est en effet programmée pour faciliter l’échange naturel entre oxygène et dioxyde de carbone. Ventilation que les personnes malades ne peuvent pour l’instant pas exercer correctement, sans endommager leur tissu respiratoire (pouvant mener jusqu’à une pneumonie). La puce, en tant que membrane extracorporelle, facilitera le mécanisme de ventilation en éliminant le dioxyde de carbone et en ajoutant de l’oxygène.

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Ce nouveau dispositif permettra aux patients, et notamment aux enfants, de se libérer des machines actuelles, au rendement peu optimal. En effet, ces machines sont complexes et nécessitent des experts pour les faire fonctionner. De plus, elles ont tendance à faire coaguler le sang qu’elles pompent, rendant leur fonctionnement extrêmement dangereux. Et entraînant une prise à (trop) grandes doses de médicaments anti-coagulation de la part des patients. Cela peut également conduire à d’autres complications dangereuses telles que des saignements dans le cerveau ou dans le système gastro-intestinal.

Plus simple dans sa conception et plus sain dans son utilisation, le dispositif microfluidique de la puce permettra de remplacer petit à petit ces machines pouvant s’avérer dangereuses pour l’Homme. David O’Dowd, directeur des programmes pour les systèmes biomédicaux du laboratoire Draper, espère pouvoir tester pleinement cette puce sur les animaux d’ici deux ans. Si les tests s’avèrent concluants, l’essai pourrait être prolongé sur les humains dès 2018.

Cette vidéo (en anglais) explique avec précision le procédé de cet assistant du poumon :

Cette technologie unique, qui a permis à l’équipe de David O’Dowd d’atteindre des débits de sang 10 fois plus rapides que les anciennes technologies microfluidiques, est absolument révolutionnaire ! Encore au stade de la recherche, la puce pourrait, dans un futur proche, remplacer les machines actuelles et ainsi sauver la vie de nombreuses personnes atteintes de maladies pulmonaires. Ne reste plus qu’à espérer que le travail du laboratoire Draper sera soutenu financièrement pour permettre d’optimiser un maximum cette technologie. Pensez-vous que les scientifiques devraient continuer à inventer des technologies pour nous permettre de vivre plus longtemps ou faut-il laisser la nature décider de notre propre sort ?

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