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Plongez dans l’histoire des porte-avions à travers l’épopée du plus emblématique d’entre eux : le Charles de Gaulle

Lorsqu’un État entre en guerre, il se doit de déployer les outils à sa disposition afin de prendre l’avantage sur son ennemi. Ainsi, certaines nations bénéficient d’un avantage considérable à l’heure d’aborder un conflit : le porte-avions. Véritables bases de commandement, ces navires de guerre constituent un atout stratégique, militaire et logistique indéniable. SooCurious vous présente l’histoire de ces incroyables vaisseaux et de l’un de ses plus impressionnants représentants, le Charles de Gaulle.

Henry Kissinger était jadis secrétaire d’État américain. De 1973 à 1977, il a ainsi été amené à devoir gérer un certain nombre de crises internationales. Et s’il est désormais célèbre pour son action dans la résolution de la guerre du Viêt Nam, l’Histoire se souviendra aussi des petites phrases tranchantes dont il avait le secret. Aussi, à l’heure d’aborder un conflit délicat, Kissinger ouvrait les réunions du Conseil national de sécurité par une interrogation révélatrice : « Où sont les porte-avions ? ». Caustique, la citation est surtout révélatrice de la puissance de ces redoutables vaisseaux de guerre.

Le concept de porte-avions intervient au début du siècle dernier : en 1910, l’US Navy mène les premier essais de création d’une plateforme flottante destinée au décollage d’aéronefs. Pour ce faire, la marine américaine modifie un navire déjà existant : l’USS Birmingham. Mais le véritable premier porte-avions, capable de faire décoller et atterrir des engins volants munis d’un train à roues, verra le jour en 1917. Cette année-là, la marine britannique met l’Argus en service et amorce plus d’un siècle d’innovations navales.

 

L’Argus, premier porte-avions du monde : 

Argus

La France, pays phare des relations diplomatiques internationales ne mettra cependant pas longtemps à rattraper son retard technologique. En 1928, elle met en service le Béarn, son premier porte-avions. Et si l’engin est finalement démantelé en 1967, l’Hexagone conservera sa volonté d’être présent dans les mers du globe. Un désir, et une nécessité, qui amèneront le pays à concevoir des bâtiments de plus en plus évolués. La France construit ainsi, au cours du XXe siècle, le Joffre, le Painlevé, le Foch et le Clemenceau. Mais la véritable avancée technologique aura lieu en 1987, lorsque débute le chantier du Charles de Gaulle.

Mis à part les navires de guerre américains, le Charles de Gaulle est le seul porte-avions du monde à propulsion nucléaire. Ainsi, et contrairement aux bâtiments qui fonctionnent aux carburants fossiles, le navire français bénéficie d’une bien plus grande autonomie, mais aussi d’une indépendance presque totale vis-à-vis des coûts ou de la disponibilité des combustibles classiques. Egalement, le bâtiment peut déployer une incroyable force aérienne de 40 appareils et transporter 800 militaires qui viennent s’ajouter aux 1950 marins embarqués à son bord. D’impressionnantes caractéristiques qui expliquent largement le bilan flatteur du Charles de Gaulle : en 2011, soit 10 ans après sa mise en service, le navire a déjà parcouru 342 000 nautiques, soit 16 tours du monde.

 

Le Foch, l’un des prédécesseurs du Charles de Gaulle : 

Foch

Outre sa propulsion nucléaire, le Charles de Gaulle est doté d’équipements impressionnants : un pont d’envol, des ascenseurs et un système complexe de catapulte qui donnent l’élan et la vitesse nécessaires aux avions pour décoller du pont. Très résistant, le navire est également censé pouvoir fonctionner après de lourdes avaries, par exemple causées par des attaques de torpilles ou de missiles.

Pour la France, comme pour les quelques nations qui en possèdent, les porte-avions sont d’incontestables atouts et n’ont aucun égal dans le domaine militaire. Ils sont tout simplement les plus gros navires de guerre existants. Et parce qu’ils sont de vrais centres de commandement et regroupent énormément d’hommes et de technologies en un même endroit, les portes-avions ne se déplacent jamais sans une large escorte. Celle-ci est composée de navires qui assurent au bâtiment phare une protection de surface, mais aussi aérienne et sous-marine.

 

Le Charles de Gaulle : 

CDG-1

Grâce à un porte-avions, une puissance militaire peut déplacer une importante part de son arsenal. Surtout, en stationnant dans les eaux internationales, elle s’épargne bien souvent la nécessité de demander une permission pour survoler les espaces aériens d’autres États. Ce sont ces caractéristiques qui ont notamment poussé les autorités françaises, en 2001, à déployer le Charles de Gaulle au nord de l’océan Indien pour bombarder l’Afghanistan. Plus récemment, c’est en Méditerranée orientale que s’est placé le navire de guerre. De là, le bâtiment permet à ses avions de bombarder l’Etat islamique avec une accessibilité et des moyens accrus.

 

Le Charles de Gaulle : 

CDG-2

CDG-3

Les porte-avions permettent une incroyable mobilité et un massif déploiement de force. A ce titre, ils constituent d’extraordinaires instruments de guerre. Mais le Charles de Gaulle se différencie de ses semblables par des avantages technologiques qui en font une arme à part entière autour de laquelle la France peut centrer ses interventions armées. Si ce type de sujet vous intéresse, découvrez également 6 technologies parmi les plus époustouflantes du monde militaire. Estimez-vous que la France doit continuer à disposer d’impressionnantes armes comme le Charles de Gaulle, ou pensez-vous au contraire que l’Hexagone devrait entamer un prochain désarmement ?

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