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1,7 million d’enfants meurent chaque année à cause de la pollution

Dans deux études parues le 6 mars 2017, l’OMS alerte sur les conséquences humaines dramatiques de la pollution avancée de la planète, mais aussi de nos foyers, de la consommation d’eau non-potable et des installations sanitaires lacunaires à l’échelle mondiale.

Des chiffres accablants

Les deux études sont nommées « Un monde durable en héritage : Atlas de la santé infantile et de l’environnement » et « Ne polluez pas mon avenir ! : l’impact environnemental sur la santé infantile » et mettent en évidence que 10 % de la population mondiale n’a pas accès à l’eau potable et un tiers manque d’infrastructures sanitaires. Résultat : 5,9 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts en 2015, et selon ces rapports, 26 % d’entre eux auraient pu être sauvés.

Des dangers nouveaux

L’activité industrielle exponentielle a conduit à la production en grande quantité de déchets électroniques et électriques, qui exposent à de nouveaux polluants, dont la dangerosité n’est pas toujours bien saisie. Dans certains pays, leur usage est parfois très mal restreint.

L’alimentation est elle-même devenue dangereuse : pesticides, plastiques, métaux lourds et autres polluants (arsenic, fluor, plomb, mercure, PBDE, PCB…) finissent nécessairement dans nos assiettes. Les emballages contiennent des perturbateurs endocriniens, auxquels les enfants sont particulièrement sensibles et qui provoquent des troubles hépatiques, thyroïdiens et neuro-développementaux.

Couronnant ces faits, le changement climatique apporte lui aussi son lot de perturbations et de décès…

La pollution environnementale

Parce qu’ils sont jeunes, que leurs organes ne sont pas encore parfaitement formés et n’ont pas acquis de résistance, les enfants de moins de 5 ans souffrent particulièrement de la pollution de l’eau et de l’atmosphère, comme l’explique le Docteur Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. Selon les rapports, 570 000 jeunes enfants meurent ainsi à cause de la mauvaise qualité de l’air et du tabagisme passif, 361 000 sont victimes de diarrhées aiguës dues au manque d’hygiène, d’installation sanitaire et d’eau potable, et 270 000 sont prématurés ou décèdent de maladies liées aux mauvaises conditions de vie. En outre, 200 000 enfants perdent la vie suite à une intoxication, une chute ou une noyade, et encore 200 000 meurent du paludisme (306 000 en 2015). La pollution des foyers entraîne la mort ou des maladies respiratoires chroniques chez 531 000 enfants de moins de 5 ans par an.

Dix-sept « objectifs pour le développement durable » ont été mis au point en janvier 2016 par le Programme des nations unies pour le développement, que l’OMS propose de reprendre pour limiter ces dangers. Citoyens, entreprises, gouvernements : nous sommes tous invités à œuvrer pour l’égalité des conditions de vie et l’éradication de la pauvreté.

Éviter ces morts, c’est possible

Un accès plus équitable à l’eau potable, des structures sanitaires mieux réparties, des combustibles propres pour tous, une meilleure qualité de l’air, la fin du tabagisme passif des enfants et femmes enceintes : telles sont les solutions pour diminuer radicalement cette mortalité infantile. Dans les études de l’OMS, l’horizon 2030 est mentionné pour parvenir à éviter tous les décès dus aux mauvaises conditions de vie, et l’OMS compte sur la force de l’éducation pour atteindre ses objectifs autant que sur la mobilisation citoyenne.

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