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Entre sexe et violence, retour sur les plus grosses polémiques provoquées par des jeux vidéo

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Hélas, les jeux vidéo ont beau être nos loisirs préférés, ils sont souvent remis en cause ou attaqués. De nombreux jeux vidéo ont déjà fait l’objet de polémiques, justifiées ou non, et certaines d’entre elles ont marqué l’histoire du média. Pour parfaire vos connaissances ou pour vous rafraichir la mémoire, nous vous offrons une compilation des plus grosses polémiques du jeu vidéo.

La fin de Mass Effect 3

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L’une des plus récentes et des plus désolantes : la fin de Mass Effect 3. Alors que la licence a toujours beaucoup misé sur les choix du joueur et ses conséquences, et que la mission de fin de Mass Effect 2 fut dantesque, les joueurs ont accueilli favorablement les promesses du studio BioWare qui promet une fin développée et tenant compte des choix du joueur. Quoi de plus normal pour une des séries les plus immersives des dernières années ? Beaucoup ont joué des centaines d’heures à la série, et espéraient une fin qui viendrait conclure en beauté leurs aventures.

Hélas, la fin s’avère, dans son gameplay, extrêmement banale, sans rien de la saveur de celle de l’opus précédent. Mais le pire tient à la mise en scène et au scénario : Outre des incohérences grosses comme un astéroïde, elle propose trois choix pour trois fins différentes, que seule la couleur d’une onde de choc vient différencier. Terrible choc pour les joueurs, d’autant que les réactions du studio, déjà fragilisé par un Dragon Age II franchement décevant, sont souvent méprisantes. Les joueurs vont donc se lancer dans une vaste campagne de dénigrement du studio, sur fond de sombres rumeurs et de critiques des joueurs par la presse, mais qui aboutira à la sortie d’un DLC modifiant la fin, l’Extended Cut, et sur une image de marque profondément écornée pour BioWare.

 

PedoPriest

PedoPriest

Énorme polémique en Italie, mais n’ayant pas vraiment franchi les frontières du pays, qui est née à la sortie du jeu Operation : PedoPriest, où l’on incarne un eunuque chargé de protéger des prêtres pédophiles en les évacuant des lieux du crime, et en intimidant les parents et la police, dans le but que le Vatican ne soit pas éclaboussé par ces histoires sordides. Si le pitch de départ est assez osé, le tout prend une tout autre dimension dans un pays aussi catholique et attaché aux institutions religieuses que l’Italie, et le jeu provoque un scandale vidéoludique sans précédent dans le pays.

Une cabale de députés fera pression sur le gouvernement pour interdire le jeu, et des associations de lutte contre la pédophilie porteront plainte contre l’éditeur du jeu, qui se verra contraint de retirer son jeu de la vente.

 

Rapelay

Rapelay

Restons dans le scabreux avec Rapelay, un jeu nippon sorti en 2006 qui nous propose ni plus ni moins d’incarner un violeur en quête de proies. Hyper malsain et glauque, le jeu est très complet et nous offre un large éventail de possibilités pour accomplir nos forfaits sordides. Hélas, on se rendit compte en 2010 que le jeu était disponible sur Amazon et qu’on pouvait se le procurer facilement en Occident, où nos tabous les plus profonds entrent directement en contradiction avec le jeu.

Une énorme polémique se crée et s’envenime par le traitement que certains médias en font, donnant l’impression à certains Japonais que leur pays est présenté comme une terre de détraqués sexuels et de maniaques sadiques, occasionnant un choc des cultures important tant le fossé culturel est difficile à appréhender. Le jeu finira par être banni des États-Unis, de l’Australie et de l’Argentine, ainsi que de divers autres pays.

 

Doom

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Le très culte shooter Doom, nous permettant d’incarner un space-marine cassant joyeusement du démon, est très connu, tant par son côté innovant que par son côté gore assumé. A sa sortie, certaines associations et politiques américains ont émis de forts doutes sur un jeu aussi violent. On place d’ailleurs cette polémique à l’origine de l’idée de classification pour les jeux vidéo outre-Atlantique.

Mais hélas, il s’avère que malheureusement, le responsable de la tristement célèbre tuerie de Columbine était fan de ce jeu. Il n’en fallut pas plus pour que s’enflamment les esprits et que les jeux vidéo deviennent les responsables du massacre, indépendamment du fait que ce type de massacre n’existe pratiquement qu’aux États-Unis. Des familles porteront d’ailleurs plainte, estimant que le jeu avait poussé le tueur au meurtre.

 

Mass Effect 1

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Mass Effect revient dans notre classement, mais cette fois, si ironiquement le jeu est considéré par beaucoup comme le meilleur de la série, c’est une polémique beaucoup plus médiatique : un blogueur évangéliste commença par accuser le jeu d’encourager le viol et la sodomie. Fox News, la très célèbre chaîne poubelle américaine, la même qui qualifiait Paris de ville aussi dangereuse que Bagdad avec ses quartiers dirigés par des islamistes, parlera de pornographie et d’incitation à l’homosexualité, à cause de la scène lesbienne possible entre Shepard (féminine) et Liara. On parlera même de « full graphic sex » pour un misérable décolleté et un gentil French kiss.

 

GTA : San Andreas 

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Si l’on passe outre les banales polémiques sur les valeurs morales et la violence du jeu, c’est un scandale d’une tout autre nature qui a frappé ce jeu : le tristement célèbre mode Hot Coffee. Mini-jeu normalement indisponible pour le joueur, il s’est retrouvé on ne sait trop comment dans les codes du jeu sur PS2, Xbox et PC. Or, il propose d’incarner CJ, le héros, en plein coït avec sa partenaire du moment, ce qui implique plusieurs commandes pour faire augmenter l’excitation de sa partenaire, des variations de mouvements et de positions.

Si au final, le résultat s’avère plus drôle qu’autre chose, la polémique enflera beaucoup, et des politiques aussi sérieux que Hillary Clinton prendront position contre Rockstar, qui dira plus tard que ce fut un moment particulièrement difficile pour l’entreprise. Le mode Hot Coffee sera ensuite retiré des versions suivantes du jeu.

 

Il est regrettable que tant de polémiques aient vu le jour au sujet de certains jeux vidéo, mais ces polémiques sont communes à tous les médias. Sans compter les scandales ayant trait à la violence, comme nous vous en parlions dans cet article. Ceci dit, si le jeu vidéo tend à devenir un véritable art à part entière, il ne peut donc pas échapper à ces polémiques communes au cinéma et même à la littérature. Et vous, pensez-vous que le jeu vidéo devrait chercher à éviter ces polémiques, ou qu’au contraire il doit les assumer et faire avec ?

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— Henry Ford