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Pokémon Go : retour sur les premiers jours du phénomène mondial, entre événements et censure

La fièvre Pokémon Go fait des ravages à travers le monde depuis sa sortie en juillet 2016. Repoussée en France et au Japon, les petits monstres de Satoshi Tajiri se sont fait attendre par les fans qui ont très vite décidé de contourner les contraintes de la firme japonaise pour se procurer ledit jeu en avant-première. Dans la rue, les apprentis dresseurs traquent les personnages et se retrouvent, en groupes, pour vivre ensemble l’aventure Pokémon. Lumière sur les premiers évènements du genre qui ont marqué les débuts réussis du jeu phénomène de Nintendo.

 

Japon
Le Japon, mère patrie des Pokémon, fut bien évidemment l’un des pays les plus aptes à voir apparaitre des évènements fascinants. Malheureusement pour les joueurs ne voulant pas pirater le jeu avant sa sortie, l’utilisation du jeu ne fut possible qu’à partir du jeudi 21 juillet.

Des milliers de gamers se sont lancés à la recherche de pokémons, ce qui a eu pour conséquence d’offrir d’énormes bénéfices à la firme. De fait, Pokémon Go étant un free to play, Nintendo se rémunère en partie grâce à des sponsors qui investissent pour voir apparaître des Pokémon dans des lieux précis tels que des magasins ou des restaurants. De cette façon, les joueurs se précipitent en masse pour capturer les petites bêtes, non sans, dans un premier temps, consommer sur place.

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Pour profiter du phénomène, McDonald’s Japon s’est entendu sur un accord plutôt juteux avec Nintendo : sponsor officiel du jeu, la firme américaine a obtenu que plus 3 000 de ses magasins puissent héberger des Gym pour attirer en masse les utilisateurs de l’application. Une idée intelligente qui permettra à la chaine de restauration rapide de voir la fréquentation de ses restaurants augmenter considérablement.

Loin de vouloir mettre des bâtons dans les roues de Nintendo, le gouvernement japonais s’est, avant la sortie du jeu, lancé dans une grande campagne de sensibilisation de ses citoyens à l’utilisation prudente de Pokémon Go : une brochure fut distribuée comportant des conseils pour éviter les comportements dangereux. Il y est inscrit qu’il ne faut pas jouer près d’une gare ou d’un train et qu’il est grandement déconseillé de télécharger des applications non officielles. Une communauté du gouvernement fut aussi relayée, soulignant l’importance d’une telle entreprise face aux comportements remarqués des joueurs dans le reste du monde.

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Etats-Unis
Aux USA, l’un des premiers pays dans lesquels l’application free to play a été révélée, les joueurs se sont regroupés en masse pour partager leur traque des Pokémon. Pour l’occasion, une chaîne spéciale a même été créée sur l’application SnapChat, dans laquelle on pouvait voir quelques-uns des 9 000 participants de l’événement de San Francisco tenter de capturer les petits monstres.

Il s’agit du plus grand événement organisé juste après la mise en ligne de Pokémon Go, puisqu’il aura duré près de 7 heures et ce, sur un peu plus de 5 kilomètres. Les organisateurs ne se sont pas arrêtés là puisque des stands avaient été mis en place, vendant de la nourriture et des boissons, ainsi que des concours d’art et de danse. L’occasion pour les fans de ressortir leurs meilleurs costumes !


Avec autant de joueurs connectés au même moment dans la même zone, les serveurs n’ont pas tardé à connaître des difficultés, faisant crasher l’application de temps à autre, figeant les écrans et faisant apparaître des messages d’erreur. Sur Twitter, certains hackers ont même revendiqué les problèmes de serveurs laissant entendre à une possible attaque.

 

France
Surfant sur le phénomène et au même titre que les entreprises américaines ou japonaises, les sociétés françaises se placent du côté du joueur en lançant des opérations marketing autour du jeu : par exemple, la marque BUT a invité les joueurs à venir chasser les Pokémon dans ses magasins et offrait des bons d’achat de 200 euros aux premiers dresseurs.

D’autres enseignes comme Monoprix en jouent puisque la chaîne de magasins a elle-même organisé une opération Pokéstop, offrant aux gamers se présentant avec l’application un kit de survie pour chasser des Pokémon ; pansements anti-ampoules et batteries externes pour téléphones sont accompagnés de barres de céréales et d’eau.

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Malgré le retard de sortie du jeu et tout comme dans le reste du monde, de nombreux évènements ont été organisés aux quatre coins du pays : détournant le téléchargement pour obtenir l’application, les joueurs ont commencé à se regrouper à travers la France, tentant même de créer une chasse géante dans les grandes villes.

Une initiative saluée par les apprentis dresseurs mais repoussée par l’Etat, interdisant les regroupements au nom de l’état d’urgence. Une nouvelle décevante qui n’aura pas empêché les rendez-vous sauvages de faire les gros titres, comme dans le jardin du Luxembourg, où aucun accident n’a été à déplorer.

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Chine
En Chine, c’est un tout autre problème qui est survenu : alors que le pays représente une mine d’or pour Nintendo, la firme japonaise a fait le choix de retarder le lancement par peur d’un crash des serveurs pouvant survenir face à une trop grande influence.

Autre obstacle et l’un des plus importants, Pokémon Go s’appuie sur les données et les cartes de Google Maps. Hors, la censure de Google par la Chine étant l’une des plus violentes au monde, lesdites cartes ne sont pas autorisées par l’Etat.

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La situation politique étant ce qu’elle est, beaucoup craignent que le jeu soit une application espionne du gouvernement américain qui servirait à situer les bases militaires : si Nintendo dépose ses petites créatures dans des zones désertes, on pourrait en convenir qu’il s’agit de bâtiments à l’accès restreint et donc d’importance gouvernementale.

Une théorie du complot et une censure qui jouent clairement en défaveur de la firme japonaise qui s’est vu voler la vedette sur le tertiaire par une application en partie copiée. City Spirit Go reprend le principe de Pokémon Go allant jusqu’à s’inspirer de ses créatures, était l’application la plus téléchargée du pays alors que sa consœur s’installait rapidement sur les téléphones des joueurs du reste du monde.

 

Pokémon Go n’a certainement pas fini de faire parler de lui : l’application est un véritable succès pour Nintendo, tant au niveau des sponsors, des téléchargements que de la communication en partie menée par les fans qui partagent les photos de leurs rencontres amusantes avec les créatures de Tajiri. Si, vous aussi, vous souhaitez devenir le meilleur dresseur de Pokémon, découvrez 5 accessoires pour vous aider à les attraper tous !

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