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5 phénomènes déroutants qui touchent la faune marine

Notre activité sur terre produit du gaz à effet de serre. L’utilisation de charbon, de gaz, de pétrole, la déforestation, l’élevage, l’agriculture intensive… Tout cela émet de fortes doses de CO2 qui se concentrent dans l’atmosphère. En conséquence : le climat change. L’écosystème de l’océan étant beaucoup plus stable que celui sur terre, il est déstabilisé par le moindre changement de température. Certains phénomènes étranges se sont ainsi produits dans la vie marine, et les experts peinent parfois à les expliquer.

 

La mystérieuse diminution du nombre de baleines à bosse qui rejoignent le Sud du Pacifique

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Les baleines à bosse du Pacifique aiment passer l’hiver dans le sud, dans les eaux chaudes de Hawaï. Pourtant, en 2016, les enquêtes faites à Hawaï n’ont recensé qu’un tiers du nombre de baleines à bosses qui étaient présentes en 2010, lors du dernier sondage. En plus de cela, moins de baleines étaient présentes avec leur bébés. Les experts en baleine ne peuvent pas expliquer les raisons de ce phénomène étrange. Certains soupçonnent le phénomène El Niño d’avoir joué un rôle dans la hausse des températures océaniques.

 

La prolifération incroyable de bébés étoiles de mer sur la côte Pacifique malgré une récente épidémie 

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Ce phénomène est aussi adorable qu’étrange, étant donné qu’un persistant virus a dévasté les étoiles de mer ces dernières années. En 2013, les scientifiques du long de la côte Pacifique ont vu ce virus tuer des milliers d’étoiles de mer ! Ce virus existe depuis des décennies, mais a commencé à faire de réels ravages depuis peu. Personne n’a pour l’instant pu expliquer le baby-boum de ces jolies créatures, ni l’épidémie, et encore moins le lien entre les deux.

 

L’explosion du nombre de poulpes, de seiches et de calamars 

Vous pouvez accuser les humains non pas pour la diminution, mais pour l’explosion de poulpes, de seiches et de calamars dans les océans ! Les scientifiques qui étudient les taux de capture à long terme ont vu une importante croissance de cette population au cours des 60 dernières années. Cela peut être dû à la hausse des températures des océans, qui aurait pour effet d’accélérer le cycle de vie des céphalopodes. Autre hypothèses : les humains ayant pêché énormément de poissons,  les céphalopodes auraient proliféré pour remplir les niches écologiques vides.

 

La toxicité des crabes dormeurs pêchés sur la côte californienne

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L’hiver est la saison de la pêche au crabe dormeur le long de le littoral de Californie. En hiver 2016, la capture a pourtant été toxique. Les conditions météorologiques inhabituelles ont réchauffé certaines eaux du Pacifique. Cela a provoqué des proliférations massives d’algues toxiques, que les crabes mangent et qui les rend toxiques à leur tour. Cela est donc dû au réchauffement des eaux. Concernant le ou les responsables du réchauffement des eaux, les causes n’ont pas été clairement identifiées.

 

Le blanchissement des coraux

blanchiment-corailA travers le monde entier, en 2016, le corail a considérablement blanchi. Le corail est normalement une relation symbiotique entre les polypes coralliens qui forment des exosquelettes solides, et les algues, qui produisent la nourriture qui va alimenter les polypes et leur donne leur couleur brillante. Quand les océans sont trop chaud – à cause du changement climatique El Niño – les polypes expulsent les algues, ce qui les fait mourir de faim.

Les océans sont encore une véritable source de mystère pour les êtres humains. Une chose est pourtant malheureusement certaine : notre activité a un réel impact sur l’écosystème marin. Voici 20 chiffres sur les océans qui vous feront prendre conscience de notre devoir de les protéger.

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