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Des scientifiques conçoivent des pénis “prêts à l’emploi” pour être greffés aux personnes mal formées ou mutilées

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Les progrès de la médecine sont de plus en plus spectaculaires. Des chercheurs ont réussi à cultiver des pénis « prêts à l’usage » pour les greffer aux hommes ayant des malformations ou des blessures génitales. On vous en dit plus sur cette découverte pleine d’espoir ! 

Les scientifiques de l’Institut Wake Forest de médecine régénérative pourraient bien offrir un nouvel espoir aux hommes atteints d’anomalies ou de lésions génitales. Suite à leurs nombreux efforts en ingénierie tissulaire, ils ont mis au point des pénis cultivés en laboratoire.

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Déjà en 1999, ils étaient devenus les premiers au monde à implanter à l’homme un organe cultivé en laboratoire : une vessie. Depuis, ils ont réussi à réaliser et transplanter des vagins à des femmes nées avec des malformations génitales. Ils travaillent maintenant sur la régénération des tissus de plus de 30 zones différentes du corps.

Le chef d’équipe Anthony Atala a commencé le projet de pénis cultivés en laboratoire en 1992, mais ce n’est qu’en 2008 que son équipe a démontré que la transplantation de pénis était théoriquement possible. Après avoir longuement travaillé sur la meilleure façon de concevoir ces organes délicats, l’équipe a réussi à faire croître 12 pénis fonctionnels de lapin.

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Après la greffe, tous les sujets ont essayé de s’accoupler avec une femelle, huit ont éjaculé avec succès et quatre d’entre eux ont eu une progéniture. Bien que ces résultats soient encourageants, obtenir l’approbation pour des essais sur des humains reste très difficile. Cependant, Anthony Atala est convaincu qu’il pourrait être autorisé à réaliser ces tests par la FDA dans les cinq ans s’il parvient à prouver que la technique est sûre.

Alors, comment procèdent ces scientifiques ? Ils obtiennent tout d’abord un pénis de donneur et enlèvent toutes les cellules qu’il contient à l’aide d’un détergent. Il reste alors un échafaudage de collagène auquel ils sèment ensuite une combinaison de cellules endothéliales et de muscles lisses cultivés à partir du destinataire. En utilisant les propres cellules du patient on élimine le risque de rejet immunologique qui se produit souvent lorsque les greffes proviennent d’une autre personne. Cependant, puisque les cellules sont prélevées dans les organes génitaux du mâle, la procédure ne peut pas être utilisée pour la chirurgie de réassignation de sexe féminin au sexe masculin.

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L’équipe a déjà conçu six pénis humains qui sont prêts pour la transplantation. Si l’approbation pour les essais est accordée et qu’ils se révèlent être un succès, les chercheurs pourront traiter une variété de problèmes. En particulier, ils envisagent une utilisation auprès des hommes qui ont souffert de blessures traumatiques, par exemple les militaires qui ont subi des blessures de guerre. Ils pourraient également soigner les personnes ayant des anomalies congénitales ou des enfants nés avec un trouble connu sous le nom des organes génitaux ambigus.

Cette technique offre également une grande amélioration des options de remplacement de pénis, les techniques utilisées actuellement sont loin d’être idéales. La procédure implique la construction d’un pénis dans le tissu de la cuisse ou de l’avant-bras, puis l’insertion d’une prothèse à l’intérieur afin de réaliser la fonction sexuelle. La prothèse est soit une tige rigide qui est difficile à masquer soit une tige gonflable qui exige une pompe.

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Bien que l’équipe espère être en mesure de remplacer un pénis entier, les scientifiques pensent qu’un objectif plus réaliste est de commencer par des remplacements partiels, par exemple aider les patients atteints de dysfonctionnement érectile.

 

Cette découverte est vraiment très encourageante ! Au bureau, on salue le dur labeur de ces scientifiques qui ne cessent de faire avancer la médecine pour améliorer le quotidien des personnes malades. Pensez-vous qu’à l’avenir toutes les parties du corps humain pourront être remplacées ?

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