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Partez à la rencontre de nouvelles espèces étonnantes découvertes à Bornéo

Malgré les millions d’années depuis lesquelles il est sur Terre, l’Homme n’a toujours pas fini de découvrir les créations de mère nature. Une expédition menée à Bornéo a permis de faire la découverte de près de 160 nouvelles espèces animales et végétales. 

Bornéo est une île du Sud-Est Asiatique, quatrième île au monde par sa superficie. L’équipe du Naturalis Biodiversity Center, composée d’une quarantaine de chercheurs hollandais et malaisiens, a mené une expédition dans les forêts de l’île de Bornéo qui renferme l’un des écosystèmes les plus riches de la planète. Aux alentours du mont Kinabalu, point culminant de l’île, les chercheurs ont récolté  3 500 échantillons provenant de plus de 1 400 espèces. Les prélèvements devaient servir à comparer les espèces vivants dans la montagne à celles présentes sur toute l’île pour découvrir comment elles avaient évolué pour s’acclimater au mont Kinabalu. 

Selon Menno Schilthuzien, directeur de cette expédition, « le mont Kinabalu porte une proportion assez élevée d’espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre« . Ce qui aura permis de découvrir près de 160 nouvelles espèces de plantes, d’animaux et surtout de champignons. Parmi les nombreuses découvertes, les plus étonnantes sont certainement les variétés de champignons qui émettent une lumière bioluminescente afin d’attirer les insectes qui dispersent ensuite les spores des champignons dans la forêt.

Les chercheurs ont également mis la main sur une mouche dont les yeux, en forme de tige, atteignent des longueurs impressionnantes car chez les mâles, plus leurs yeux vont loin, plus ils attirerent les femelles. Plus effrayant encore, entre 10 et 15 nouvelles espèces d’araignées sauteuses ont été découvertes, dont une prise en photo ci-dessous, dotée de crocs anormalement longs. Enfin pour la découverte la plus insolite, une plante carnivore qui se nourrit des excréments de petits animaux, comme les musaraignes venues se nourrir de son nectar. « Alors que la musaraigne se nourrit du nectar, ses excréments tombent directement dans l’ouverture de l’urne offrant à la plante une source impressionnante d’éléments nutritifs » expliquait Rachel Schwallier, membre du projet. Il n’y a pas à dire, la nature est drôlement bien faite. 

Comment trouvez-vous ces nouvelles espèces ?

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— @DailyGeekShow