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Grâce aux nanoparticules, il est bien plus rapide de choisir le bon traitement pour le cancer de chaque patient

cellules

Des scientifiques ont mis au point une méthode fantastique qui pourrait révolutionner la manière de soigner le cancer. Grâce à des nanoparticules composées d’or, ils ont développé un capteur qui permet de déterminer en quelques minutes le bon traitement à administer au cas par cas. DGS vous explique tout sur cette innovation très prometteuse.

Les méthodes traditionnelles basées notamment sur la génomique et la protéomique pour déterminer quels médicaments donner aux patients requièrent un équipement spécifique et beaucoup de temps. Aujourd’hui, des chercheurs de l’Université du Massachusetts Amherst, dirigés par Vincent Rotello, ont mis au point une manière bien plus rapide de parvenir au même résultat. Pour découvrir quel traitement administrer à une personne atteinte d’un cancer, les médecins doivent étudier des milliards de composants, ce qui peut prendre plusieurs mois. Souvent, cela mène à la création d’un médicament totalement nouveau. « Réussir à déterminer rapidement le fonctionnement d’un nouveau traitement pourrait accélérer drastiquement la création de celui-ci, rendant les thérapies bien plus pratiques et efficaces », explique Le Nogc, collègue de Vincent.

Elle ajoute : « Les médicaments ayant des mécanismes différents provoquent des changements à la surface des cellules qui peuvent être lus en utilisant notre nouveau capteur. Nous avons trouvé que chaque mécanisme générait un modèle unique qu’il faut étudier pour rapidement déterminer le fonctionnement d’un médicament. » Pour ce faire, l’équipe de chercheurs, en collaboration avec des chimistes et des scientifiques de l’Imperial College à Londres, a mis au point des nanoparticules d’or capables de repérer ces différents motifs et de les analyser grâce à 3 protéines étiquetées par couleur : bleu, vert et rouge. Cela crée un capteur à 3 canaux qui peut être entraîné à détecter de subtils changements sur la surface des cellules. Ces derniers déclenchent en effet différents groupes de protéines, ce qui permet d’identifier la manière dont meurent les cellules.

nanoparticule

Ce « nanocapteur » est généralisable à différents types de cellules et ne requiert pas d’étapes de préparation avant analyse. Par conséquent, il offre une manière simple, rapide et efficace de découvrir de nouveaux traitements. Il existe aujourd’hui d’autres façons de découvrir un médicament en utilisant une méthode d’analyse de motifs cellulaires mais cela requiert de l’équipement très spécifique et de nombreuses étapes de préparation. Grâce à leurs nanoparticules d’or, Vincent et ses collègues ont résolu ces problèmes tout en améliorant la précision des résultats et en utilisant du matériel de laboratoire standard. Au lieu de prendre plusieurs mois, la détermination du traitement passe à quelques minutes.

Cette innovation possède un potentiel énorme pour impacter la découverte de nouveaux médicaments. « Le capteur est non seulement capable de profiler les mécanismes de traitements individuels mais également les mécanismes de mélanges de médicaments », déclare Le Ngoc. Vincent ajoute : « Alors que nous avons une bonne connaissance des médicaments individuels, nous avons encore beaucoup à apprendre sur les combinaisons de ceux-ci. En plus de déterminer les traitements adéquats, la simplicité et la vitesse de cette technologie promettent d’accélérer la recherche de traitements efficaces contre le cancer et font avancer la recherche en toxicologie, un domaine où des milliers de composants chimiques non catégorisés ont besoin d’être expertisés. »

particule-or

laboratoire

Cette nouvelle méthode est vraiment impressionnante ! Le temps gagné pour déterminer le bon traitement d’un cancer pourrait sauver de nombreuses vies. Espérons que cette technique à base de nanoparticules soit rapidement mise en place dans les hôpitaux du monde entier. A la rédaction, nous sommes toujours autant fascinés de voir les chercheurs repousser les limites de la médecine. Pensez-vous que grâce à la science, le cancer fera beaucoup moins peur qu’aujourd’hui ?

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