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Cette étude le prouve : vivre dans une ville en bord de mer a un impact positif sur la santé

mer-sante-environnement-10 Une famille heureuse en bord de mer via Shutterstock

Alors que le nombre de populations urbaines ne cesse d’augmenter et que les grandes villes croissent de jour en jour, se pose la question de la santé mentale des citadins. Une étude s’est donc penchée sur le sujet, découvrant que l’environnement avait un impact direct sur le bien-être. SooCurious vous présente ces travaux.
Les chercheurs de l’université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande et de l’université d’Etat du Michigan, aux Etats-Unis, ont étudié la visibilité des habitants de Wellington, en Nouvelle-Zélande, sur les espaces bleus et verts.

Espaces-verts-et-bleus-shutterstock Un espace vert en bord de mer via Shutterstock

Alors que les espaces bleus ont été définis comme des aires aquatiques, comme les plages et les océans, les espaces verts, eux, regroupaient les parcs et forêts.

La ville de Wellington, bien qu’urbanisée, est située à côté de la mer de Tasman et de l’océan Pacifique, ce qui rend ses habitants particulièrement exposés à la vue d’espaces bleus.

Pour leurs travaux, les chercheurs ont comparé les données topographiques sur les lieux d’habitation des résidents de Wellington avec des informations recueillies à partir de la New Zealand Health Survey, une enquête nationale visant notamment à étudier l’anxiété et les troubles de l’humeur chez les Néo-Zélandais.

Après avoir pris en compte des facteurs tels que le revenu, l’âge et le sexe de la population, les chercheurs ont trouvé une corrélation entre les personnes disposant d’une vue sur l’océan et une santé mentale positive.

Vie-océan

Et alors qu’on pourrait penser que le constat serait le même avec tous les « grands espaces », ces travaux ont révélé que les espaces verts ne présentaient pas les mêmes effets positifs sur la santé mentale que les espaces bleus.

Selon Amber L Pearson, l’une des auteures de l’étude, l’une des explications possibles est « que contrairement aux étendues de bleu qui sont des environnements naturels, les espaces verts comportent des zones construites par l’homme, comme des terrains de sport, des aires de jeu. Peut-être que si l’on s’intéressait aux forêts naturelles, on obtiendrait des résultats différents. »

Parc-en-ville

Pour poursuivre leurs travaux, les chercheurs veulent désormais s’intéresser aux populations dont le point de vue se porte sur d’autres étendues de bleu, loin de la mer ou de l’océan, comme les Grands Lacs américains, par exemple.

A terme, ce type d’études sur la santé mentale et l’environnement pourrait permettre d’orienter la planification urbaine de manière plus efficace, augmentant le bien-être de populations parfois très stressées par le mode de vie citadin.

Vie-urbaine-shutterstock Une scène urbaine via Shutterstock

Cette étude est particulièrement intéressante car elle met en lumière l’impact de l’environnement sur la santé mentale des populations, une question de plus en plus importante à mesure que les villes et les concentrations d’individus grossissent. Si ce type de travaux vous intéresse, découvrez pourquoi la surpopulation n’est en aucun cas le problème de notre planète.

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