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Malgré leurs cotisations, les travailleurs sans-papiers n’ont droit à aucune prestation sociale

En France, les travailleurs sans-papiers font l’objet de nombreux préjugés. Car si beaucoup d’inconscients pensent que ces personnes grignotent les droits sociaux qui leurs sont attribués sans même cotiser, la réalité en est tout autre. En effet, les cotisations sociales des travailleurs sans-papiers rapporteraient 1,3 milliard d’euros à l’État français, alors que ces mêmes personnes n’ont droit à aucune prestation. Focus sur ce scandale qui pourrait gommer bien des idées reçues.

Voilà qui devrait faire l’effet d’un coup de tonnerre sur la toile. Des journalistes de France 2 se sont penchés sur ce sujet tabou, que l’on pourrait qualifier de scandale social. En effet, quand un travailleur sans-papiers travaille, deux solutions s’offrent à lui. Soit, il le fait sous son vrai nom, soit il le fait sous un alias, c’est-à-dire en empruntant l’identité d’une autre personne, sous le regard indifférent de leur employeur. Comme tout bon salarié, il contribue à reverser une partie de son salaire dans les caisses de l’État, sauf qu’en retour, ils n’ont droit à rien.

En s’acquittant de leurs devoirs de citoyens, les travailleurs sans-papiers contribuent à l’activité économique de notre pays, alors que l’État ne leur reconnaît aucun droit. Ainsi, chômage, sécurité sociale et retraite leur sont bafoués, pour le plus grand bonheur des finances publiques. C’est tout un système qu’ont cherché à dénoncer les journalistes de France 2 dans leur émission Infrarouge, dont le reportage s’intitule Clandestins, d’autres vies que les vôtres.

Humainement et moralement parlant, c’est une situation totalement inadmissible que vivent ces minorités; on comprend d’ailleurs pourquoi le gouvernement préfère garder ceci sous silence. Toutefois, ces informations sont essentielles et méritent d’être connues du plus grand nombre. Si vous le souhaitez, prenez connaissance de ce reportage dans son intégralité, et découvrez Droits Devant, une association qui milite pour les droits des sans-papiers.

Un homme n’est vieux que quand les regrets ont pris chez lui la place des rêves.

— John Barrymore