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Cette étude alarmante le prouve : la pollution a des effets irréversibles sur le cerveau des enfants

La pollution est responsable de troubles neurologiques chez l’enfant. C’est en tout cas le résultat d’une étude présentée par une cinquantaine de chercheurs et de cliniciens américains dans la revue américaine Environmental Health Perspectives. D’après leurs travaux, l’exposition aux polluants environnementaux augmente les troubles neuro-comportementaux chez l’enfant. SooCurious vous éclaire sur le sujet.

« Les enfants américains sont de nos jours trop largement soumis au risque de développer des troubles neuro-développementaux qui affectent le cerveau et le système nerveux. C’est inacceptable. Ces troubles sont à l’origine de maladies telles que l’autisme, le déficit d’attention et l’hyperactivité, des défaillances intellectuelles et d’autres troubles du langage et du comportement. »

Un enfant portant un masque anti-pollution via Shutterstock
Un enfant portant un masque anti-pollution via Shutterstock

« Ces maladies sont complexes et peuvent émaner de causes multiples : génétiques, sociales et environnementales. Cependant la contribution des substances chimiques pourrait être évitée », constatent les scientifiques. Les rapports d’études menées aux Etats-Unis vont aussi dans ce sens.

En effet, un enfant sur 68 présente des troubles autistiques (autisme, syndromes de Rett ou d’Asperger) et un enfant sur 10 est considéré comme hyperactif ou frappé de déficit d’attention.

Des émissions contenant des particules polluantes via Shutterstock
Des émissions contenant des particules polluantes via Shutterstock

Dans les années 1970, l’autisme ne touchait qu’un enfant sur 3000, ce qui ne cesse d’alarmer les scientifiques sur l’impact des substances toxiques sur le cerveau humain. D’après une autre étude parue dans Archives of General Psychiatry, l’exposition in utero à la pollution de la circulation multiplie le risque d’autisme par 2 et, par 3 durant la première année de vie de l’enfant.

Parmi ces substances toxiques se trouvent l’organophosphore, les polybromodiphényléthers, l’hydrocarbure aromatique polycyclique, le dioxyde d’azote, le plomb, le mercure et le polychlorobiphényle. Présentes dans notre environnement, ces substances se trouvent également dans nos produits de consommation, qui ne sont soumis à aucun test de neuro-toxicité environnementale. Seulement une minorité des substances chimiques sont ainsi testées sur les adultes, et quasiment aucune sur les enfants.

L'utilisation de pesticides via Shutterstock (Crédit photo: Alf Ribeiro)
L’utilisation de pesticides via Shutterstock (Crédit photo : Alf Ribeiro)

Certains produits chimiques ont déjà été interdits aux Etats-Unis suite à cette étude, mais de nombreux progrès restent à faire selon les scientifiques. D’après le rapport, « des mesures visant à surveiller et réduire l’exposition aux composantes chimiques neurotoxiques sont impérativement nécessaires si l’on veut protéger le développement de cerveaux sains afin que les générations de maintenant et de demain puissent atteindre leur meilleur potentiel ». Les chercheurs espèrent ainsi, à travers cette étude, sensibiliser la population aux risques auxquels elle s’expose en s’entourant de produits toxiques.

Un enfant portant un masque anti-pollution via Shutterstock
Un enfant portant un masque anti-pollution via Shutterstock

Du coté de l’Europe, la loi régulant l’utilisation de substances toxiques est plus stricte, mais de nombreux progrès restent encore à faire. Si vous souhaitez vous rassurer sur la santé des enfants, n’hésitez pas à découvrir pourquoi les enfants qui se rongent les ongles et sucent leur pouce développent moins d’allergies.