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Le pouvoir de l’autosuggestion : croire que vous avez bien dormi suffirait à vous donner la forme

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Et s’il vous suffisait de croire que vous avez bien dormi pour vous sentir en forme ? Des chercheurs sont arrivés à ce constat étonnant : penser que l’on est en manque de sommeil, même si cela est faux, peut affecter notre bien-être. DGS vous détaille le cheminement de cette étude.

Le Journal of Experimental Psychology a publié une étude dont les conclusions ont été les suivantes : le manque de sommeil a des répercussions sur la santé, le comportement et la productivité, nous le savons déjà tous. Mais ces conséquences néfastes trouvent aussi leur source dans le simple fait d’y penser. Si une personne s’imagine qu’elle n’a pas assez dormi, elle sera moins performante qu’une autre qui croit le contraire, et ce même si c’est faux dans les deux cas. Deux chercheuses du Colorado College, Christina Draganich et Kristi Erdal, ont effectué leur expérience sur 164 étudiants.

Les sujets croyaient participer à une étude pour laquelle ils allaient tester une nouvelle technique censée mesurer la qualité de leur sommeil. Les deux scientifiques ont connecté les participants à des machines qui mesuraient les ondes de leur cerveau. Ces derniers ont reçu quelques informations sur le sommeil paradoxal ou Rapid Eye Movement (mouvement oculaire rapide) et ont appris que si leur temps de sommeil paradoxal était inférieur à 20 % de leur durée de sommeil totale, leurs capacités cognitives seraient moins bonnes le lendemain. De la même façon, une durée supérieure rendrait plus vigilant et concentré.

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Kristi et Christina ont donc fait croire à certains participants qu’ils avaient passé une mauvaise nuit (avec un sommeil paradoxal inférieur à 20 %), et à d’autres qu’ils avaient très bien dormi, alors que tous avaient eu la même quantité de sommeil. Les cobayes qui pensaient être très bien reposés sont apparus plus performants devant les exercices de mémoire et d’attention que les autres, sans exception. C’est ce que les chercheuses ont appelé le « sommeil placebo ». « Ces résultats soutiennent l’hypothèse que l’état ​​d’esprit peut influencer les états cognitifs à la fois dans une direction positive et négative, ce qui suggère un moyen de contrôler sa santé et son comportement », expliquent-elles. Le magazine The Atlantic qui a relayé cette étude commente également : « Parler constamment de sa fatigue, comme cela arrive si souvent dans notre culture, pourrait être préjudiciable à sa performance. »

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Nous avons été fascinés par cette expérience et nous n’aurions jamais imaginé que notre cerveau puisse être à ce point sensible au fait que nous croyons avoir bien dormi ou non. Comme quoi l’autosuggestion a vraiment un pouvoir sur le corps humain, nous allons dès aujourd’hui nous convaincre que nous dormons parfaitement bien :D. Allez-vous essayer d’appliquer cette pratique pour vous sentir en meilleure forme ?

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— @UNICEF_france

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