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L’Acanthoplus discoidalis, le grillon qui sécrète du sang pour se défendre !

Grillon blindé

Dans le monde des insectes, le danger peut toujours attendre au détour d’une haute herbe. Ainsi beaucoup ont développé des moyens de se défendre contre les prédateurs. Parmi eux, une espèce de grillon, le grillon blindé, qui utilise son « sang » pour éloigner les indésirables.

Véritable tank miniature sur pattes, le grillon blindé porte bien son nom. Carapace solide et pourvue de pointes bien piquantes, il n’y a rien dans le milieu des insectes de cette taille qui semble pouvoir se mesurer à lui. Le Acanthoplus discoidalis, de son nom savant, utilise ce qu’on peut assimiler à son sang pour se défendre et éloigner le danger, au même titre que la « saignée réflexe » de la coccinelle, qui expulse de son corps un liquide jaunâtre pas très appétissant.

En réalité ce liquide n’est pas exactement du sang. On l’appelle l’hémolymphe (composé de hémo-, qui désigne le sang, et de lymphe, du système lymphatique également présent dans le corps humain). Présent dans une majorité des espèces d’insectes, son rôle est similaire à celui du sang humain, mais remplit aussi plusieurs autres fonctions. En plus de faire circuler les nutriments et l’oxygène à travers le corps de l’insecte, l’hémolymphe sert notamment à solidifier les ailes de certains lorsqu’ils sortent d’un cocon. Dans le cas de notre grillon blindé, le liquide est sécrété par la bouche et par les articulations entre les différentes parties du corps et de la carapace pour éloigner les prédateurs grâce à sa mauvaise odeur. Certaines de ces substances peuvent même être toxiques ! Mais gare à celui qui utilise ce système de défense sans précaution, car il existe d’autres insectes qui se nourrissent spécialement de l’hémolymphe ! En particulier un parasite de l’abeille qui la suce tel une sangsue jusqu’à ce que mort s’ensuive…

Cet insecte est vraiment fascinant, mais on imagine qu’il ne vaut mieux pas trop s’y frotter sous risque de sentir l’hémolymphe à plein nez ! La méthode d’attaque du Acanthoplus discoidalis vous impressionne-t-elle ?

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