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Immiscez-vous dans le monde de Kill la Kill, cette animation japonaise entre humour et action

Si vous êtes un fan d’anime depuis déjà quelques années, il y a de fortes chances pour que vous ayez déjà entendu parler de Kill la Kill. Produite par le studio Trigger, fondé par Hiroyuki Imaishi, un vétéran de l’industrie, la série mélange comédie et action avec brio pour servir une histoire qui ne ressemble à aucune autre même si elle rend hommage à des dizaines d’autres oeuvres de l’animation japonaise.

 

L’histoire de base est assez étrange, mais après tout, nous sommes au Japon. Ryuko Matoi est une jeune fille de 17 ans qui part en quête du tueur de son père avec la moitié d’une énorme paire de ciseaux. Alors qu’elle arrive dans sa nouvelle ville, elle comprend rapidement que cette dernière est maintenue en place par une dictature qui prend son origine dans la présidente du conseil des élèves de l’Académie Honnoji, Satsuki Kiryuin. Oui, il faut retenir les noms de famille, car les personnages de Kill la Kill ont l’étrange habitude de s’appeler par l’intégralité de leurs nom et prénom même dans les moments bourrés d’action.

 

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Dans sa tête, en allant défier la présidente, elle pourra en savoir plus sur la mort de son père et avancer dans sa quête. Sa grande Scissor Blade est son arme de prédilection, mais si elle possède que la moitié du ciseau, c’est parce que l’autre appartient au meurtrier qu’elle recherche. Grâce à son arme, elle peut couper et donc détruire les uniformes ou « Goku », conférant des pouvoirs surhumains à ceux qui ont la chance d’en porter un. C’est d’ailleurs de là que vient le nom de la série que l’on peut penser comme étrange avant de le comprendre. Kill ou kiru en japonais veut en effet dire « kill » donc tuer en anglais, mais aussi couper ou porter. Approprié pour une série sur une fille tuant des gens portant des uniformes en les coupant.

 

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À son arrivée, elle fait aussi la connaissance de Mako Mankanshoku, son opposé avec qui elle va pourtant se retrouver la grande majorité du temps. Mako est une jeune fille pleine d’enthousiasme et d’énergie qui vit dans les bidonvilles, mais a la fâcheuse tendance de se trouver dans des situations désastreuses. Avec sa grande bonté, elle est toujours là pour encourager Ryuko dans sa quête est sert surtout à déclencher de nombreux moments comiques. Car la série est avant tout orientée vers l’humour, avec beaucoup d’allusions et de blagues sexuelles dans l’esprit japonais qui peuvent parfois devenir lourdes en tombant dans les clichés du genre. Cela dit l’humour de Kill la Kill est loin de se cantonner à ça et devient hilarant dès que l’on commence à déceler chaque jeu de mots dans les différents passages.

 

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Au-delà de ça, si la série est si agréable à regarder, c’est parce qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer. Dans une époque où les épisodes fillers sont rois et où il faut attendre trois mois pour finir un combat dans de nombreuses adaptations de shonen, Kill la Kill propose un rythme impeccable où chaque scène sérieuse sert la narration principale et chaque seconde d’animation fait avancer les affrontements. Le monde de Kill la Kill est plutôt déconcertant dans les premiers moments, mais devient très vite familier et finit par être cohérent après quelques épisodes. Et dans un monde où des uniformes vous donnent de super-pouvoirs et une adolescente dirige sa ville comme un dictateur, un peu de cohérence ne fait pas de mal !

 

On regrette cependant une structure narrative trop banale centrée sur une simple histoire de vengeance et des rebondissements déjà vus ailleurs plusieurs fois. Cependant, et malgré tout cela, Kill la Kill reste l’une des meilleures séries d’animation de ces dernières années par la qualité de son animation, son humour déjanté et l’originalité de son univers. Avez-vous déjà été tenté par la série Kill la Kill ?

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— @UNICEF_france

En Syrie, 1 enfant sur 3 n’a connu que la guerre durant toute sa vie.