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12 jeux vidéo ratés qui ne font pas honneur aux films dont ils ont été inspirés

Les adaptations de sagas à succès sont monnaie courante : il arrive fréquemment qu’un jeu soit adapté en film et à l’inverse, qu’un film soit adapté en oeuvre vidéoludique. De cette dernière catégorie, nombreux sont les jeux à rencontrer un franc succès auprès du public mais d’autres, plus mauvais, tombent dans l’oubli. Découvrez avec nous les pires adaptations vidéoludiques d’oeuvres cinématographiques.

Comme expliqué dans Geekologie, de nombreuses sagas ont connu des adaptations piteuses en jeux vidéo et Ghostbusters ou Iron Man ne sont que quelques-uns de ces échecs. En 2004, soit 4 ans après sa sortie en salle, Fight Club est de retour en jeu vidéo. Malheureusement, il ne rencontre pas le meme succès que le film dont il est tiré et pour cause, les développeurs n’ont retenu qu’un seul élément du film et il s’agit de la violence. Du travail de David Fincher, les développeurs n’ont retenu que les scènes d’action et ont de fait, créé un jeu de combat offrant la possibilité au gamer d’affronter 14 personnages issus de l’oeuvre originale. Le réel problème est que, même en oubliant le long-métrage sur lequel il est basé, le jeu reste pauvre par son gameplay et la lenteur de ses animations. En conséquence et si le film s’est confortablement installé dans la culture populaire, le jeu, lui, est tombé dans l’oubli, mais que ses développeurs se rassurent, Fight Club n’est pas le seul à avoir été piteusement adapté d’un grand film. En effet, deux ans plus tard c’était au tour de Scarface de recevoir un hommage vidéoludique.

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Basé sur le principe d’une dystopie, ce GTA-like plonge le joueur dans la dernière scène du film, durant la fusillade : cette fois-ci Tony Montana en réchappe sain et sauf et souhaite se venger de son ennemi Sosa, non sans d’abord récupérer le contrôle de la ville. Scarface n’est pas un mauvais jeu mais n’aura pas épaté par son gameplay ou ses graphismes rendant impossible toute comparaison avec l’oeuvre originale. L’échec de ce jeu était prévisible : tenter de récupérer le nom d’une création populaire a immédiatement placé son développeur, Radical Entertainment, sous le feu des critiques. Deux ans plus tard, c’était au tour de Jumper d’être développé en jeu vidéo. Ce film, sorti en 2008, raconte l’histoire d’un jeune homme qui, tout en étant capable de se téléporter, doit lutter contre les Paladins, une organisation secrète qui souhaite le tuer. Malgré l’originalité de son scénario, il n’a pas reçu un accueil très chaleureux de la part des spectateurs, sans pour autant faire du film un échec. Si le jeu respecte l’univers du long-métrage, son gameplay et sa réalisation le placent dans les mauvaises adaptations de films : ne laissant aucune place à l’initiative du joueur, Jumper consiste en une succession de scènes de combats dans lesquelles les coups sont prédéterminés. En effet, si le gamer peut décider quand il souhaite attaquer, il ne peut pas choisir ses coups et doit se fier aux indications à l’écran pour se déplacer. Ajoutez à cela une réalisation graphique pauvre et vous obtenez l’une des pires adaptations vidéoludiques.

Si les oeuvres américaines n’ont pas été épargnées par le manque d’intérêt de leurs adaptations vidéoludiques, il est bon de se rappeler que certaines créations françaises ont connu le même destin. En effet, en 2001 et devant le succès des films Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré (1993-1998), un jeu vidéo reprenant les aventures de Jacquouille la Fripouille et de Godefroy de Montmirail voit le jour. Le joueur est entrainé dans un scénario ressemblant à peu près à celui du film : incarnant tour à tour les deux personnages, il doit retrouver des reliques dispersées à travers le temps par la sorcière de Malcombe et notamment la relique de la Sainte Rolande supposée apporter la fertilité au mariage de Godefroy. Edité par les entreprises françaises Ubisoft et Similaris, le jeu est sorti sur PC puis sur PS1, un an après la commercialisation de la PlayStation 2 qui offrait déjà de nouvelles perspectives au joueur en matière de graphisme. Malgré tout, « Les Visiteurs » est d’une extrême laideur : ses textures et graphismes sont grossiers et le jeu est sujet à de nombreux bugs. En fin de compte, il n’aura pas fallu longtemps avant qu’il tombe dans l’oubli.

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Tout comme Les Visiteurs, la saga Taxi, débutée en 1998, a très vite trouvé son public permettant à Luc Besson de donner son aval pour la création de multiples produits dérivés. Sorti en 2000, Taxi 2 est, sans surprise, un jeu de voiture qui plonge le joueur dans le même contexte que le film et lui offre la possibilité de choisir entre deux modes de jeux. Le premier consiste à retracer l’histoire du film à travers 12 missions. Une fois que le joueur a effectué un certain nombre de ces missions, il peut débloquer le second mode. Ce dernier prend la forme d’un jeu d’arcade, et pourtant la conduite n’offre que peu de possibilités au joueur en le limitant à trois actions : tourner, freiner et avancer. En plus d’un gameplay simpliste, le jeu est loin d’être une merveille de graphisme : les perspectives sont mal travaillées et la ville n’a rien de réaliste.

Au début des années 2010, l’adaptation de films représentait environs 10 % de la production et de l’édition de jeux vidéo et les chiffres n’ont pas cessé de croitre. Le premier, Shark Jaws (1975) est adapté du blockbuster Les Dents de la Mer mais Universal refusant de céder ses droits à Nolan Bushnell (le créateur du jeu et fondateur d’Atari), il faudra attendre 1979 pour voir apparaître le premier jeu légalement adapté d’un film. Il s’agit de Star Trek et il n’y a rien d’étonnant à cela : les sources majeures d’inspiration concernant les adaptations vidéoludiques sont les arts graphiques (comics, mangas) et la télévision (séries, films). De façon à rebondir sur le succès d’une oeuvre cinématographique, les développeurs créent rapidement un jeu vidéo destiné à être commercialisé dans les 18 mois suivant la sortie du film dans le but de maximiser sa rentabilité. Pressés par le temps, les créateurs du jeu ont rarement toutes les clefs en main pour créer un chef-d’oeuvre et le scénario, souvent copié du film, s’adapte très mal à son nouveau support.

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De Jaws à Fight Club en passant par Taxi et Les Visiteurs, il existe de nombreux jeux adaptés de films qui ne font pas honneur à l’oeuvre originale. Chaque année de nouvelles adaptations ratées tombent dans l’oubli après un développement fastidieux sur un court laps de temps. Pourtant il arrive que certains deviennent célèbres pour leur nullité et si nous pensons que les jeux présentés par Geekologie gagnent à être connus, quel est, selon vous, l’adaptation vidéoludique la plus mauvaise ?

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