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Réalisateurs de films cultes, ces grands cinéastes ont également tourné des chefs-d’œuvre méconnus

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La malédiction des grands réalisateurs veut qu’avec leurs plus gros succès, d’autres films de leurs filmographies sont trop souvent oubliés. Cela est parfois justifié par le fait que ces films sont moins bons, mais ce phénomène peut aussi occulter des pépites du cinéma. Nous passons en revue les exemples les plus probants de ces films méconnus qu’il ne faut pourtant pas louper !

 

Conversation secrète par Francis Ford Coppola

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Le film ne deviendra jamais aussi culte que Le Parrain et Apocalypse Now, mais il reste un chef-d’oeuvre que vous vous devez de voir si vous aimez le cinéma. C’est un thriller qui vous fera réfléchir sur votre propre morale et dont la tension ne s’arrête jamais. Alors, de quoi s’agit-il ? L’histoire suit un technicien spécialisé dans la surveillance. Sa mission est de suivre un couple et d’écouter leurs conversations. Mais pendant son travail, il découvre que le couple va bientôt se faire assassiner. Il avait déjà vécu une situation similaire et la mort du couple le hante encore. Cette fois, il a la chance de corriger le tir, mais à quel prix ?

 

After Hours par Martin Scorsese

Coincés entre les légendaires Raging Bull et Les Affranchis, il est compréhensible que After Hours ne soit pas si reconnu du grand public (et ce n’est d’ailleurs pas le seul film de Scorsese qui mériterait plus d’attention). Dans After Hours, on suit la série d’événements fous qui ponctuent la soirée de Paul Hackett, un jeune informaticien plutôt réservé. Il rencontre une fille dans un diner alors qu’il lit un livre que la jeune femme adore. Ils se retrouvent à l’appartement de cette dernière et alors que Paul pense vivre une bonne aventure avec la demoiselle, la soirée devient de plus en plus étrange… Entre le tragique et le comique, After Hours est maintenant adoré par les amateurs de cinéma, mais toujours méconnu du grand public.

 

Un monde parfait par Clint Eastwood

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Aussi doué devant la caméra que derrière, Clint Eastwood a produit plusieurs chefs-d’oeuvre. Un monde parfait est l’un d’eux et mérite plus d’attention au sein de sa filmographie impressionnante. L’intrigue se déroule en 1963 alors que deux évadés de prison prennent un garçon en otage et poursuivent leur fuite dans un Texas où un Ranger (Clint Eastwood, pas Chuck Norris cette fois) s’associe à un criminologue pour les pourchasser. Un film qui développe une dimension émotionnelle surprenante et très touchante au fur et à mesure que le criminel (Kevin Costner) se lie d’amitié avec l’enfant. Un monde parfait est un film magnifique, à voir absolument.

 

Strange Days par Kathryn Bigelow

De la science-fiction de haute volée qui s’ajoute à la très bonne carrière de Kathryn Bigelow qui récolte de plus en plus de récompenses. Guidé par le génialissime Ralph Finnes, le film nous projette dans un Los Angeles rouillé par le crime. La nouveauté ? La technologie « S.Q.U.I.D. », qui permet d’enregistrer les souvenirs et les émotions d’un individu. Tout s’échange sur le marché noir : souvenirs de meurtres, de cambriolages, de sexe, bref, tout et n’importe quoi. Tout se déroule normalement pour le héros jusqu’à ce qu’il tombe sur un enregistrement qui montre l’assassinat de sa meilleure amie. Un film très intense malheureusement passé presque inaperçu.

 

Le Convoi de la peur par William Friedkin

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Le roman de Georges Arnaud, Le Salaire de la peur, remanié par le grand William Friedkin à l’origine de L’Exorciste et de French Connection. Le réalisateur confie d’ailleurs que c’est son film favori parmi toute sa filmographie. C’est dire si ce film mérite le détour. Plusieurs hommes d’origines différentes doivent fuir leurs vies pour des raisons diverses et se retrouvent en Amérique du Sud pour travailler et se cacher de quiconque pourrait les pourchasser. Pour s’extraire de cette condition infernale, ils saisissent l’occasion d’une mission consistant à transporter de la nitroglycérine à travers la jungle dans d’énormes camions. Suspense, cascades et narration impeccable sont au rendez-vous. Vous connaissez certainement la version française du film donc vous savez ce qu’il vous reste à faire !

 

The Game par David Fincher

The Game est un très bon film qui a tout pour lui, mais que l’on oublie trop souvent. Est-ce qu’il souffre de l’impact culturel qu’ont eu les films Seven (le film précédent) et Fight Club (lui faisant suite) ? Sûrement. Mais il est à présent temps de remédier au problème si vous n’avez toujours pas vu ce chainon de sa filmographie. Nocholas van Orton est un banquier qui fête ses 48 ans, l’âge auquel son père s’est suicidé. Comme si ça ne suffisait pas à rendre la journée déprimante, sa vie va rapidement devenir un cauchemar après être devenu un joueur dans « The Game ». Casting aux petits oignons et un rythme effréné pour un thriller qui vous marquera à vie.

 

Falstaff par Orson Welles

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Toute la carrière d’Orson Welles a le malheur d’être éclipsée par Citizen Kane pour le grand public. Et même si on comprend pourquoi, le travail de Welles ne s’arrête pas à cela et s’oriente avant tout vers la littérature classique qu’il maitrise sur le bout des doigts et porte au grand écran d’une manière ou d’une autre. Cinématographiquement, Falstaff est en avance sur son temps à bien des égards et Welles le considère d’ailleurs comme son meilleur travail. Il s’agit d’une sorte de réécriture de certaines tragédies de William Shakespeare qui utilise l’un de ses meilleurs personnages, Falstaff, comme protagoniste. Falstaff, d’abord le tuteur du prince en devenir, se fait chasser de l’entourage du nouveau roi et termine sa vie ivre à rêver de ce qu’il était censé devenir, ce qu’il aurait pu être et ce qu’il était avant sa chute. Orson Welles a fini sa vie dans la pauvreté et la solitude et s’identifie clairement à Falstaff dans ce qui est certainement sa plus belle performance. De l’émotion avant tout. Falstaff était déjà une extension de William Shakespeare, mais il devient également le prisme par lequel Orson Welles expose la tragédie de sa vie.

 

Les films les plus connus de ces réalisateurs sont considérés comme incontournables dans l’histoire du cinéma alors que certains de leurs chefs-d’oeuvre prennent la poussière sans la moindre reconnaissance. Ne faites surtout pas l’erreur que d’autres ont pu faire en passant à côté de ces films ! Quel est selon vous le film méconnu qui mériterait le plus de reconnaissance ?

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L’épinard n’est pas riche en fer. Désolé Popeye.

— @DailyGeekShow