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Ces algues installées au-dessus des autoroutes captent le CO2 rejeté par les voitures pour produire de l’énergie

Et si vous pouviez utiliser le CO2 pour cultiver le matériau de demain ? C’est le concept révolutionnaire de ferme d’algues urbaine qu’une entreprise franco-néerlandaise a mis au point au coeur de la ville de Genève, en Suisse. Ainsi, le dioxyde de carbone présent dans l’environnement permet d’alimenter un photobioréacteur nécessaire à la culture d’algues en milieu clos. On vous en dit plus sur ce projet design et éco-responsable qui pourrait être le point de départ des nouvelles techniques de culture de demain.

L’entreprise franco-néerlandaise Cloud Collective a conçu un moyen simple d’exploiter les capacités incroyables de la nature dans le but d’assainir l’environnement dans lequel nous vivons : une ferme d’algues constituée de tubes transparents et située au coeur de Genève, en Suisse.

Mais comment est-ce possible ? C’est simple. Les algues sont, au même titre que les plantes, un groupe d’organismes qui génèrent de l’énergie à partir de la photosynthèse, en utilisant la lumière du soleil et le dioxyde de carbone, produisant au passage de l’oxygène. Le CO2 étant un polluant très répandu dans les rejets de gaz d’échappement produit par les voitures, c’est donc logiquement que cette ferme futuriste a été installée sur un pont surplombant une voie rapide. En effet, les endroits bourrés en émissions écologiquement destructrices sont des endroits parfaits pour accueillir une ferme d’algues urbaine.

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L’ensemble de tubes dans lesquels le liquide verdâtre se déplace est, en réalité, un photobioréacteur pour la culture d’algues en milieu clos. Ces tubes remplis d’algues sont connectés à des équipements secondaires tels que des filtres, des pompes et des panneaux solaires. Grâce à l’abondance de CO2 présent en milieu urbain et à la lumière du soleil, les algues fleuriront et mûriront à l’intérieur des tubes, tout en filtrant l’air avant d’en être extraites puis utilisées à des fins diverses. A en croire Cloud Collective, le matériau (les algues) pourrait servir à générer de l’électricité verte, à créer du biocarburant et de la matière pour des médicaments, des produits de beauté, voire de la nourriture… Bien que ce photobioréacteur ne soit actuellement qu’au stade expérimental, « son fonctionnement et son emplacement mettent en lumière des pratiques du futur : la production alimentaire en milieu urbain, la protection des espaces verts et la réinterprétation des infrastructures existantes », peut-on lire sur le site de Cloud Collective. Construit dans le cadre du Festival de Genève, ce projet encourageant pourrait notamment permettre de protéger l’environnement en recyclant la pollution en source d’alimentation.

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Ce concept de ferme d’algues urbaine est vraiment impressionnant. Nous, on trouve ça ingénieux de pouvoir se servir d’un gaz à effet de serre pour générer de l’énergie et cultiver un matériau qui pourrait engendrer la création de médicaments ou de nourriture. En tout cas, c’est un grand pas en avant dans la lutte pour la protection de l’environnement. Seriez-vous prêt à accueillir ce type de dispositif dans votre ville afin de respirer un air moins nocif ?

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— @DailyGeekShow

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