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Découvrez les véritables dragons qui peuplent notre planète

Découvrez les véritables dragons qui peuplent notre planète

Depuis leurs premières représentations, les dragons sont des créatures redoutées des hommes. Connus comme d’imposants lézards ailés cracheurs de feu, ils terrorisent les populations et ce, même s’il est impossible de dire si de tels animaux ont vécu un jour sur Terre. Pourtant, les dragons existent bien et les scientifiques en ont découverts plusieurs à travers le monde. Entre lézards étonnants et majestueuses créatures marines, partez à la rencontre des « dragons » qui peuplent notre planète.

Présents dès notre plus tendre enfance dans les contes de fée, les dragons sont des créatures fantastiques qui nourrissent l’imaginaire de l’Homme depuis des centaines d’années. Si la littérature ou les œuvres d’art décrivent souvent des hommes combattant ou craignant ces monstres cracheurs de feu fictifs, ce n’est pas par hasard. Même s’ils n’ont pas forcément existé, les hommes ont eu l’occasion de rencontrer dans le règne animal des bêtes dont l’apparence n’est pas sans rappeler celle du monstre. Écailles, crêtes, long corps ou « ailes », la nature a doté certains animaux des caractéristiques des dragons, et ceux-ci sont encore présents à l’état sauvage.

 

LE DRAGON DE KOMODO

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« Dragon » le plus connu du règne animal, le Dragon de Komodo aussi appelé varan est le plus gros spécimen de lézard vivant sur Terre. Cet animal pouvant mesurer plus de 2 mètres de long tient son surnom de dragon de son apparence qui a de quoi en terrifier plus d’un. Armé de grandes griffes et de puissantes pattes lui permettant de courir à 20 km/h, c’est un chasseur hors pair qui, quand il ne mange pas de charognes, aime dévorer buffles et chèvres.

Le dragon de Komodo a élu domicile sur l’île de Komodo et sur plusieurs autres îles d’Indonésie, où il est l’un des prédateurs les plus redoutés. S’il n’attaque pas l’Homme en théorie, mieux vaut ne pas le croiser car comme un vrai dragon, il a tout ce qu’il faut pour susciter la peur.

 

LE LÉZARD DRAGON

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Si vous êtes de passage dans la région de Phuket en Thaïlande, il est possible de rencontrer en forêt un petit dragon pour le moins piquant : le lézard dragon. Connu dans le milieu scientifique sous le nom d’Acanthosaura phuketensis, ce petit lézard a récupéré deux caractéristiques rappelant celles des dragons : des écailles pointues et de grandes épines dorsales. Pas de panique cependant, car malgré son apparence, il est inoffensif pour l’Homme.

Sans la queue, le lézard dragon peut mesurer jusqu’à 12 cm. Vivant dans les arbres, il se nourrit principalement d’insectes et n’a été observé que dans cette région du monde. Cependant, il pourrait lui aussi comme les animaux qui lui donnent son surnom devenir une légende ; l’animal est dangereusement menacé à cause de la déforestation, alors qu’il n’a été découvert qu’en 2015.

 

LE DRAGON DE MER FEUILLU

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Au large de l’Australie, un petit dragon sommeille dans des eaux peu profondes. Avec ses protubérances rappelant des feuilles et faisant office de camouflage, le dragon des mers feuillu est l’un des rares « dragons » aquatiques habitant notre planète. Emblème officiel de l’État d’Australie-Méridionale, ce dragon peu redouté tire son surnom de son apparence qui a de quoi rappeler un animal marin bien connu.

De son vrai nom Phycodurus eques, le dragon des mers feuillu est très proche physiquement de l’hippocampe. Il n’en est toutefois pas un, ces derniers peuvent saisir des objets avec leur queue et ont le corps dressé : le dragon des mers feuillu, avec son corps allongé, est un Syngnathidae. Néanmoins, tout comme ses cousins hippocampes, il possède un long bec et de petites nageoires. Quant à sa taille, elle est plus élevée que celle des hippocampes, les plus gros spécimens de dragons de mer feuillus mesurant près de 45 centimètres.

 

LES MINI DRAGONS DES ANDES

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En avril 2015, des chercheurs ont pu mettre au jour trois espèces de lézards à l’apparence draconique vivant en Amérique du Sud. Repérés en Equateur et au Pérou, les mini-dragons dont les vrais noms sont Enyalioides altotambo, Enyalioides anisolepis et Enyalioides sophiarothschildae sont en réalité de petits lézards dont les écailles sont parés de couleurs criardes. Ils possèdent néanmoins une petite crête dentelée sur l’arrière de leur tête qui leur a valu le surnom de dragons nains.

A peine grands de 40 centimètres, ces trois nouvelles espèces de lézards se nourrissent exclusivement d’insectes. Ils font partie de la famille des lézards de bois, une variété d’animaux vivant en Amérique du Sud et qui est connue pour se fondre dans le paysage et dormir sur les troncs d’arbres. Leur découverte a été d’autant plus grande que seule une quinzaine d’espèces a été recensée dans le monde. La biodiversité de cette région du monde étant encore assez méconnue, il y a peut-être d’autres mini-dragons qui évoluent en Amérique du Sud.

 

LE DRAGON BLEU DES MERS

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Les fonds marins sont généralement pleins de surprise et de magnifiques créatures méconnues y vivent. C’est le cas du Dragon bleu des mers (Glaucus atlanticus), un animal dont la forme et la couleur émerveillent au premier regard. Vivant dans les eaux tropicales du globe, cette créature mesurant entre 3 et 6 cm est en réalité un mollusque. Son surnom de dragon est dû à son apparence rappelant celle d’un lézard et ses nageoires aux faux airs d’ailes.

Ne vous fiez cependant pas à sa beauté car certains de ces dragons bleus des mers sont venimeux. Ils cachent sous leurs peaux les toxines de leurs proies pour les injecter à leur agresseur en cas de danger. Et sous ses airs mignons, ce mollusque peut attaquer des proies bien plus grosses que lui. Ses petites dents pointues lui permettent de rester accroché à une victime et de lentement la tuer par succion. Si jamais vous croisez un dragon bleu des mers, mieux vaut donc le fuir !

 

LE DRAGON BARBU

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Une tête triangulaire, de grandes griffes, des écailles, une collerette épineuse et une parure dans les tons bruns sont souvent présentées comme des caractéristiques physiques des dragons. Pourtant, ce sont également celles que possède le dragon barbu (Pogona vitticeps), une variété de lézard de la famille des agamidés. Aussi appelé agame barbu, ce lézard, qui tire son surnom de dragon de son apparence, est très connu et apprécié des terrariophiles.

A l’état sauvage, le dragon barbu est présent essentiellement dans le bush australien. Mesurant entre 40 et 50 cm une fois adulte, ce petit prédateur occupe ses journées en alternant bains de soleil et périodes de chasse. Omnivore, il mange aussi bien de petits insectes que des végétaux ou des fruits et est totalement inoffensif pour l’Homme. Toutefois, s’il se sent menacé, il n’hésitera pas à déployer sa collerette piquante pour impressionner ceux qui osent l’approcher de trop près.

 

LE DRAGON DE SLOVÉNIE

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En Europe, on peut aussi trouver des « dragons » et pour en voir, il suffit de se rendre en Slovénie. Dans les grottes du pays, vit une étrange variété de salamandre : le protée anguillard (Proteus anguinus), aussi connue sous le nom de dragon de Slovénie. Cet animal à la peau rosée rappelant celle de l’Homme possède une tête évoquant un croisement entre un serpent et un axolotl, 4 petites pattes et une longue queue. Vivant principalement dans l’eau, il se déplace en ondulant son corps, ce qui lui permet de réagir vite et de gober plus facilement ses proies (des crabes, des insectes et des gastéropodes).

Si son apparence évoque celle d’un dragon, le protée tire son surnom d’une série d’ouvrages traitant de la Slovénie et de ses légendes, La Gloire du Duché de Carniole, écrit au XVIIè siècle par Janez Vajkard Valvasor. Il y évoque pour la première fois de l’histoire le protée anguillard qu’il décrit alors comme un bébé dragon. Lors des crues, les protées emportés par le courant sortaient des grottes et terrorisaient les populations. Beaucoup voyaient en cet animal la larve de dragons bien plus gros vivant reclus sous la croûte terrestre. La grande quantité d’individus et la légende ont fait que l’animal est même devenu l’un des symboles du pays.

 

LE DRAGON DES MERS RUBIS

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Enfin, il est possible de découvrir en nageant une nouvelle fois au large des côtes australiennes le dernier dragon connu sur Terre : le dragon des mers rubis. Tout comme le dragon de mer feuillu, ce petit animal fait partie de la famille des Syngnathidaes : son apparence rappelle donc celle de l’hippocampe mais il nage avec le corps à l’horizontale. Autre caractéristique, il a la peau d’un rouge intense, d’où son surnom de rubis même s’il peut arborer des nuances plus douces.

Même s’il possède un nom scientifique (Phyllopteryx dewysea), le Dragon des mers rubis est encore très mystérieux. Décrit en 2015 et filmé pour la première fois en 2016, il est le premier de ce genre observé depuis 150 ans. Ce petit animal marin resté discret pendant si longtemps n’a donc pas fini de captiver les scientifiques et les curieux du monde entier.

S’ils ne ressemblent pas à ceux que nous imaginions, les dragons peuplent bien notre planète. Bariolés, équipés d’écailles tranchantes ou de museaux allongés, ils n’ont rien à envier à leurs cousins fantastiques, hormis peut-être une paire d’ailes ou un souffle de feu. Qu’ils soient dangereux ou non, terrestres ou aquatiques, ces étonnants dragons existent bel et bien et comme leurs aînés, ils ont tout ce qu’il faut pour captiver et faire rêver les curieux du monde entier.

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— @DailyGeekShow