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Cette découverte qui permet aux plantes de mieux utiliser le Soleil pourrait éradiquer la famine

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Pour nourrir les 9 milliards d’habitants en 2050, la production agricole devra augmenter et faire face à toute une série de contraintes qui pourraient la compromettre. C’est pour résoudre ce problème que des chercheurs ont trouvé une solution qui permettrait d’augmenter considérablement le rendement agricole.

Les plantes vivent grâce au processus biochimique de photosynthèse qui les maintient en vie. En effet, les végétaux utilisent l’énergie lumineuse du soleil, le gaz carbonique et de l’eau pour libérer de l’oxygène et fabriquer du sucre. Ce processus est toutefois lent, car d’après les scientifiques, il utilise peu d’énergie solaire. Cependant, les chercheurs ont trouvé le moyen de l’amplifier.

© Pixabay
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Les scientifiques ont modifié les gènes d’une plante de manière à ce qu’elle imprégne la lumière du Soleil plus rapidement et avec plus d’intensité. La modification génétique d’une partie du système de protection des plantes a augmenté la croissance des feuilles (plants de tabac) de 14% à 20% selon une étude publiée dans la Revue Science. Cette avancée pourrait multiplier les récoltes de nourriture et augmenter les rendements.

« Maintenant que nous savons que cela fonctionne, il ne sera pas trop difficile de le faire avec une panoplie de cultures. Si on regarde les cultures à travers le monde, il serait possible d’augmenter le rendement de plusieurs millions de tonnes de nourriture », explique l’auteur de l’étude, Stephen Long, professeur de sciences de la culture à l’université de l’Illinois.

© Wikipédia
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De plus, cette modification génétique ne serait pas dangereuse pour la plante, car elle fonctionne comme un moteur à vapeur. S’il y a une surcharge au niveau de la chaleur, la plante se débarrasse de l’excès d’énergie en toute sécurité. Il faut ainsi dix minutes, voire une heure pour que les plantes ajustent leur niveau de luminosité, de sorte que la plante ne reçoive pas la quantité optimale de l’énergie. Tala Awada, professeur d’agriculture à l’université de Lincoln au Nebraska a mis en garde sur le fait que le rendement pourrait ne pas être si élevé pour les cultures vivrières traditionnelles.

Il est logique d’être réticent à une modification génétique sur des plantes. Les OGM ont toujours été un sujet sensible du point de vue de l’éthique. Même si cette avancée pourrait permettre d’alimenter des millions de personnes dans le monde, la modification génétique reste un sujet qui fait grandement débat.

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